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Résumé

## 1. Titre et référence exacte **PL 13812 — Projet de loi du Conseil d’Etat approuvant le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l’année 2025** **Date de dépôt : 29 avril 2026** Document du **Grand Conseil de la République et canton de Genève**. ## 2. Objectif principal Le projet de loi a pour objectif **d’approuver le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l’année 2025**. L’article unique prévoit que : > « Le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l’année 2025 est approuvé. » ## 3. Modifications législatives proposées et portée Le projet de loi **ne propose pas de modification d’une loi existante**. Il consiste en une **approbation formelle**, par le Grand Conseil, du rapport de gestion et de durabilité des SIG pour l’exercice 2025. Le texte se fonde notamment sur : - les articles 58, lettre i, et 60, lettre e, de la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat ; - l’article 34 de la loi sur l’organisation des institutions de droit public ; - l’article 37, lettre b, de la loi sur l’organisation des Services industriels de Genève ; - le rapport de gestion et de durabilité des SIG pour 2025 ; - la décision du conseil d’administration des SIG du 12 mars 2026. ## 4. Discussions ou avis exprimés dans le document Le document fourni contient **l’exposé des motifs du Conseil d’Etat**. Il ne contient pas, dans l’extrait transmis, de rapport de commission, de prise de position de majorité ou de minorité, ni de débats parlementaires. L’exposé des motifs présente notamment : - le contexte général de l’exercice 2025 ; - les évolutions régulatoires fédérales et cantonales concernant les activités des SIG ; - la situation des marchés du gaz et de l’électricité ; - les résultats financiers des SIG ; - des éléments du rapport de gestion et de durabilité, notamment en matière d’énergie, d’économies d’énergie, d’électricité et d’investissements. ## 5. Implications principales du projet L’approbation du rapport porte sur un exercice 2025 marqué notamment par les éléments suivants : - **Normalisation partielle des marchés de l’énergie** après la crise liée au conflit en Ukraine, avec des conditions d’approvisionnement revenues à un niveau plus proche de celui d’avant 2022. - **Ajustements tarifaires des SIG**, avec une baisse des tarifs moyens de l’électricité au 1er janvier 2025, puis du gaz au 1er octobre 2025. - **Volumes de ventes inférieurs aux prévisions** pour plusieurs activités majeures, en lien principalement avec les conditions climatiques et les efforts d’économies d’énergie des clientes et clients. - **Poursuite d’un programme d’investissements important**, avec **292 millions de francs d’investissements en 2025**, notamment pour les réseaux thermiques structurants, le réseau électrique, l’eau potable et le traitement des eaux usées. - **Résultat de gestion 2025 des SIG de 28 millions de francs**, inférieur au budget, notamment en raison de volumes de ventes plus faibles que prévu et de charges supérieures aux prévisions. - **Nouvelle convention d’objectifs 2025-2029**, réaffirmant les missions historiques des SIG et les priorités liées aux politiques publiques de l’énergie et de l’environnement. - **Engagement renforcé dans la transition écologique**, notamment par le déploiement des réseaux thermiques structurants, le développement de l’énergie solaire et de la géothermie, la maîtrise de la consommation énergétique, la gestion de l’eau et la valorisation des déchets. - **Réorganisation de la direction générale et de l’entreprise en 2025**, après le renouvellement du conseil d’administration et l’engagement d’une nouvelle directrice générale en 2024, afin de recentrer les SIG sur leurs activités industrielles.

Texte extrait

GRAND CONSEIL

de la République et canton de Genève

PL 13812

Projet de loi du Conseil d’Etat
Date de dépôt : 29 avril 2026

Projet de loi

approuvant le rapport de gestion et de durabilité des Services
industriels de Genève (SIG) pour l'année 2025
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève,
vu les articles 58, lettre i, et 60, lettre e, de la loi sur la gestion administrative
et financière de l’Etat, du 4 octobre 2013;
vu l’article 34 de la loi sur l'organisation des institutions de droit public, du
22 septembre 2017;
vu l’article 37, lettre b, de la loi sur l’organisation des Services industriels de
Genève, du 5 octobre 1973;
vu le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève
(SIG) pour l'année 2025;
vu la décision du conseil d’administration des Services industriels de Genève
(SIG) du 12 mars 2026,
décrète ce qui suit :
Article unique Rapport de gestion et de durabilité
Le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève
(SIG) pour l’année 2025 est approuvé.
Certifié conforme
La chancelière d'Etat : Michèle RIGHETTI-EL ZAYADI

ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 05.26

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EXPOSÉ DES MOTIFS

Le présent projet de loi vise à approuver le rapport de gestion et de
durabilité des Services industriels de Genève (ci-après : les SIG) pour
l’exercice 2025.
1. En général
L'année 2025 a confirmé le retour à une certaine normalisation des
marchés des énergies, avec des conditions d’approvisionnement revenues à
un niveau plus proche de celui d’avant la crise intervenue suite au début du
conflit en Ukraine en 2022. Dans ce contexte, les SIG ont ajusté leurs tarifs,
avec une baisse des tarifs moyens de l'électricité au 1er janvier 2025, puis du
gaz au 1er octobre 2025.
L’année 2025 a également été marquée par des volumes de ventes
inférieurs aux prévisions pour plusieurs activités majeures des SIG, dans la
continuité des années 2023 et 2024, en raison principalement des conditions
climatiques et, plus subsidiairement, des efforts d’économies d’énergie
encouragés et réalisés par les clientes et clients de l’entreprise.
Parallèlement, les SIG ont poursuivi leur programme d’investissements
soutenu. Près de la moitié des investissements a été consacrée au
renouvellement et à l’extension des ouvrages et réseaux existants, plus
particulièrement, en 2025, pour la distribution d'électricité et de l’eau potable
ainsi que pour le traitement des eaux usées, afin de garantir la fiabilité et la
qualité des missions historiques de l’entreprise. En tant que bras industriel de
l’Etat, les SIG ont par ailleurs accentué leur engagement en faveur de la
transition écologique.
Une nouvelle convention d’objectifs a été conclue pour la période
2025-2029. Ce document, qui fournit un cadre de gouvernance pour
l’entreprise, réaffirme les objectifs des activités historiques des SIG, tout en
mettant l’accent sur les priorités de l’entreprise concernant la mise en œuvre
des politiques publiques de l’énergie et de l’environnement : déploiement des
réseaux thermiques structurants, développement de l’énergie solaire et de la
géothermie, maîtrise de la consommation énergétique, préservation et la
gestion de l’eau, et enjeux en matière de gestion et de valorisation des
déchets.

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Enfin, après le renouvellement du conseil d’administration puis
l’engagement d’une nouvelle directrice générale en 2024, l’année 2025 a été
marquée par une réorganisation de la direction générale et de l’entreprise,
destinée notamment à la recentrer sur ses activités industrielles, et ainsi à
mieux répondre à ses missions.
2. Evolutions régulatoires concernant les activités des SIG
Au niveau fédéral
La loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr, reposant
sur des énergies renouvelables (acte modificateur unique ou
« Mantelerlass », portant sur la révision de diverses lois fédérales, dont la loi
fédérale sur l’énergie, du 30 septembre 2016 (LEne; RS 730.0), et la loi
fédérale sur l’approvisionnement en électricité, du 23 mars 2007 (LApEl;
RS 734.7)) a vu sa mise en œuvre débuter au 1er janvier 2025 (entrée en
vigueur échelonnée). Cette loi fédérale prévoit notamment des objectifs
nationaux de production d’énergie renouvelable plus ambitieux, ainsi que
l’introduction d’une obligation pour les fournisseurs d’électricité d’attester de
mesures d’efficacité énergétique réalisées auprès des consommatrices et
consommateurs.
Le 13 mars 2026, le Conseil fédéral a adopté le message sur le paquet
« stabilisation et développement des relations Suisse-UE (Bilatérales III) » à
l’attention du Parlement. Ce paquet comprend un accord relatif à l’électricité
et des modifications de la LApEl. Selon cet accord, prévoyant l’ouverture
complète du marché de l’électricité, tous les consommateurs suisses auront la
possibilité de choisir leur fournisseur d’électricité. Par ailleurs, pour les
entreprises d’approvisionnement en énergie avec plus de 100 000 clients pour
l’électricité, l’exploitation du réseau de distribution d’électricité devra être
séparée des autres secteurs d’activité de l’entreprise notamment concernant la
forme juridique.
En complément des diverses modifications législatives destinées à
renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays, le Parlement
a ratifié, le 21 mars 2025, l’accord de solidarité signé par la Suisse,
l’Allemagne et l’Italie, permettant en cas de pénurie grave d’assurer
l’approvisionnement en gaz des consommatrices et consommateurs suisses
protégés, dès l’hiver 2025-2026. En contrepartie, l’Allemagne et l’Italie
peuvent également solliciter la Suisse en cas d’urgence.

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Le Conseil fédéral examine actuellement les résultats de la mise en
consultation du nouveau projet de loi fédérale sur l’approvisionnement en gaz
(LApGaz) et la suite qui y sera donnée. Ce projet prévoit notamment un droit
au libre choix du fournisseur de gaz pour tous les consommateurs finaux,
aucun approvisionnement de gaz régulé, un accès à un réseau non
discriminatoire pour les fournisseurs ainsi qu’une libéralisation des systèmes
de mesure. Une nouvelle Commission fédérale de l’énergie (EnCom) serait
par ailleurs compétente pour contrôler les coûts et les tarifs du réseau.
La révision de la loi fédérale sur la réduction des émissions de CO2, du 23
décembre 2011 (Loi sur le CO2; RS 641.71) est entrée en vigueur le
1er janvier 2025. Celle-ci vise à mettre en œuvre les objectifs fixés dans la loi
fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation
et sur le renforcement de la sécurité énergétique, du 30 septembre 2022
(LCl; RS 814.10) notamment en encourageant des projets d’utilisation directe
de la géothermie pour la production de chaleur ainsi que de nouvelles
installations de production de gaz renouvelable, et en maintenant le système
d’exemption de la taxe sur le CO2 (conventions d’objectifs avec la
Confédération).
Au cours de la session parlementaire fédérale de printemps 2026, dans le
cadre des débats sur le programme d’allégement budgétaire 2027 de la
Confédération, les chambres fédérales ont, suivant les recommandations de la
conférence des directeurs cantonaux de l’énergie (EnDK), préservé pour
partie la poursuite des engagements financiers dans le secteur du bâtiment,
avec des compléments ciblés en faveur de la géothermie et du gaz naturel.
Au niveau cantonal
En date du 19 mars 2026, le Grand Conseil a adopté la nouvelle loi sur les
eaux, du 5 juillet 1961 (LEaux-GE; rs/GE L 2 05) à l’unanimité.
L’initiative populaire « Pour une transition rapide vers le solaire à
Genève » (IN 191), du 18 août 2022, a fait l’objet d’un contreprojet du Grand
Conseil, avec la contribution du Conseil d’Etat, sous la forme d’un projet de
loi modifiant la loi sur l’énergie, du 18 septembre 1986 (LEn; rs/GE L 2 30),
(« Dynamisons la production d’énergies renouvelables ») du 12 décembre
2024. Ce dernier prévoit notamment, pour les SIG, la prise en charge de
l’ensemble des coûts de mise en place des lignes de branchement, du point de
fourniture électrique jusqu’au point de raccordement, lesquels sont à la
charge du producteur actuellement. Lors de la votation populaire du 18 mai
2025, le contre-projet a été accepté par le peuple, et la modification de la LEn
en question est entrée en vigueur le 1er septembre 2025.

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3. Marchés du gaz et de l'électricité
Le marché du gaz a évolué dans un environnement de prix bas au premier
semestre 2025. Le second semestre a été caractérisé par une phase de stabilité
prolongée et une volatilité quasi absente.
Concernant l’électricité, les prix à terme sont restés supérieurs aux
niveaux d'avant la crise de 2022. Après une hausse en début d'année, les prix
ont subi une baisse notable à partir du mois de février dans le sillage des prix
du gaz et des émissions de CO₂. Ces prix se sont ensuite redressés
progressivement à partir du deuxième trimestre à la suite du rebond du coût
des émissions de CO₂. Si le prix de marché pour une livraison suisse 2026
s'est terminé proche des niveaux de début d'année, les échéances plus
lointaines (2027 à 2030) clôturent l’année assez nettement à la hausse.
4. Résultats financiers de l'entreprise SIG (sans consolidation)
Remarque liminaire
Le résultat de gestion présente la performance opérationnelle des activités
des SIG et permet une comparaison avec le budget. Il ne tient pas compte des
effets de la consolidation des sociétés du groupe et de l’application de
certaines normes IFRS (International Financial Reporting Standards), telles
que celles relatives aux dépréciations de valeurs d’actifs ou aux variations
actuarielles afférentes aux engagements de retraite. Les comptes consolidés
de l'entreprise et de ses filiales, préparés selon les normes comptables
internationales IFRS, sont, quant à eux, détaillés dans le projet de loi y
afférent.
Les commentaires ci-dessous reprennent uniquement les faits marquants
de l’exercice concernant les résultats opérationnels des SIG. Des
commentaires plus détaillés figurent dans la synthèse des comptes de gestion
2025 annexée au présent projet de loi.

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Chiffres clés
Réel
2024

Budget
2025

Réel
2025

1 256
-541
-286
-130
-1
-80
219
-186
-19
-10
4

1 186
-448
-289
-130
-2
-72
245
-175
-15
-10
44

1 193
-440
-290
-141
-1
-89
232
-190
-13
-1
28

275

298

292

Effectifs (EPT) fin de période

1 608

1 631

1 665

Résultat de gestion
Dépréciations d'actifs
Effet des participations
Impacts IFRS & autres
RESULTAT NET CONSOLIDE

4
-59
73
13
31

28
-102
28
5
-41

FLUX DE TRESORERIE D'EXPLOITATION

176

271

DETTE NETTE FINANCIERE

550

584

2 311

2 494

SIG HORS FILIALES

En millions de francs
PRODUITS
Achats d'énergies
Charges de personnel
Autres charges d'exploitation
Recherche et développement
Autres charges et redevances
RESULTAT D'EXPLOITATION - EBITDA (a)
Amortissements
Charges financières nettes
Prélèvement propriétaires (b)
RESULTAT DE GESTION

GROUPE SIG

INVESTISSEMENTS

CAPITAUX PROPRES

(a) Earnings before interests, taxes, depreciation and amortisation
(b) Réel 2025 (-1 MCHF) défini selon les modalités de la Convention d'objectifs 2025-2029

Le résultat de gestion 2025 des SIG s’est établi à 28 millions de francs.
L’amélioration constatée par rapport à 2024 (+15 millions de francs, hors
effet de la diminution de la quote-part de résultat au bénéfice des
propriétaires) provient principalement du retour progressif à des conditions
d’approvisionnement en gaz et électricité proches de celles d’avant la crise
énergétique de 2022, en partie compensées par différents mouvements

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tarifaires. Le niveau de résultat de gestion, en retrait par rapport au budget,
s’explique quant à lui notamment par :
– i) des volumes de ventes inférieurs aux prévisions (dans la tendance des
dernières années) sur plusieurs activités majeures, en lien avec un effet
climatique et la sobriété énergétique maintenue par les clients post crise
énergétique; et
– ii) un niveau de charges supérieur aux prévisions (redevances, ressources
externes, fournitures et amortissements).
Les investissements se sont élevés à 292 millions de francs en 2025. Il
s’agit d’un montant supérieur à celui de 2024, qui établissait déjà un niveau
historique, et en ligne avec le plan de développement liés aux engagements
de l’entreprise, tels que reflétés dans le budget. L’augmentation par rapport à
2024 a principalement concerné le déploiement des réseaux thermiques
structurants et le renforcement du réseau électrique (cf. détails dans le tableau
ci-après).
Investissements 2025 en millions de francs
(hors filiales)

2024

2025
64

Electricité

58

Gaz

7

8

Eau potable

18

22
30

Eaux usées

40

Telecom

6

6

RTS

93

112

RTNS

6

8

Géothermie

1

0

Photovoltaïque

4

4

Hydraulique

3

5

Cheneviers IV

6

0

Autres énergies / déchets

4

6

Autres infrastructures

23

21

Opérationnels

268

286

Financiers
TOTAL

6

5

275

292

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5. Rapport de gestion et de durabilité
Energies
En tant que bras industriel du canton pour la transition énergétique, et
conformément au cadre constitutionnel, à la loi cantonale sur l’énergie, ainsi
qu'à la convention d'objectifs 2025-2029, les SIG construisent les réseaux
thermiques structurants et les ouvrages de production qui les alimenteront,
contribuent au développement de l'énergie solaire et agissent au travers des
programmes de réduction de la consommation d’électricité et des émissions
de CO2.
Economies d’énergies
Initié il y a plus de 10 ans, le programme éco21-énergie a permis de
générer, en 2025, des économies additionnelles :
– i) de 21 GWh d’électricité (total cumulé de 309 GWh par an depuis le
début du programme); et
– ii) de 137 000 tonnes d’émission de CO₂ (900 000 tonnes en cumulé). Les
objectifs 2025 de 15 GWh d’électricité économisés et de 136 000 tonnes
de CO₂ évités ont donc été atteints.
Electricité
L’approvisionnement électrique du réseau genevois provient pour environ
un tiers de la production locale, soit près de 806 GWh en 2025. L’électricité
produite est à 80% d'origine hydraulique. La part restante est principalement
issue de l’incinération des déchets ménagers, de la production d’origine
solaire (y compris par les auto-producteurs) et de la biomasse. Les SIG ont
d’ailleurs pour objectif d’augmenter leur production d’électricité locale et
non-fossile afin d’atteindre 1 000 GWh par an en 2030.
La part d’électricité hydraulique a enregistré une baisse en 2025, compte
tenu d’une faible hydraulicité et de l’abaissement partiel du Rhône. Cet
évènement, qui se déroule tous les 3 ou 4 ans, et au cours duquel le niveau du
fleuve est abaissé de plusieurs mètres, vise à évacuer les sédiments apportés
par l’Arve qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au barrage de
Verbois. Cette opération est exigée par le canton et vise à réduire le risque
d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve.
Depuis 2017, les SIG proposent à leur clientèle la gamme « Electricité
Vitale », dont les produits intègrent des pourcentages variables d'énergie
renouvelable suisse ou locale. Depuis 2023, l'ancienne offre de référence
« Vitale Bleu » (100% hydraulique suisse) est devenue « 10% Vitale Vert »

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(90% hydraulique suisse), qui contient jusqu'à 10% d'énergie solaire et
hydraulique genevoise. Cette évolution vise à accélérer le développement des
énergies renouvelables locales.
Depuis l’ouverture partielle du marché de l’électricité en 2009, les
clientes et clients dont la consommation annuelle est supérieure à
100 000 kWh ont la possibilité de signer un contrat en offre de marché. Fin
2025, 80% de la clientèle éligible à Genève (en volume d'énergie) a choisi le
marché libre, soit un pourcentage stable par rapport à 2024.
Concernant l'énergie solaire, les SIG ont mis en service en 2025
32 nouvelles installations photovoltaïques, soit plus de 5 mégawatts-crête
additionnels. Ces nouvelles installations concernent notamment la centrale de
Rolex à Plan-les-Ouates (727 kWc), la centrale de Patek Philippe à Plan-lesOuates (617 kWc) et la centrale Epyk SA à Vernier (494 kWc). Au total, la
puissance installée des ouvrages des SIG a atteint 34 MWc à fin 2025, soit un
résultat inférieur à l’objectif de 46 MWc. Le programme solaire global,
regroupant à la fois les ouvrages des SIG et des producteurs indépendants, a
en revanche permis d’atteindre une puissance installée totale de
175 mégawatts crête sur le canton à fin 2025, soit un niveau en ligne avec
l’objectif cantonal.
Gaz
La gamme « Gaz Vitale » permet de financer des projets
environnementaux qui contribuent à réduire les émissions de CO2 à Genève
et dans le monde. Le produit « Gaz Vitale Vert », qui vise le soutien de
projets environnementaux genevois, contient 10% de biogaz genevois en
provenance de la station d’épuration d’Aïre et 90% de certificats CO2 éco21
genevois. A fin 2025, 89% des ventes de gaz effectuées par les SIG
proviennent de la gamme « Gaz Vitale », soit un pourcentage stable par
rapport à 2024.
Les émissions directes de gaz à effet de serre des SIG (émissions
produites par des installations dont les SIG ont le contrôle opérationnel) ont
atteint 224 000 tonnes de CO₂ en 2025, soit une légère hausse par rapport à
2024, mais un niveau toujours inférieur de 23 % à celui de 2019, année de
référence. 3 activités concentrent l’essentiel des émissions :
– le traitement des eaux usées, l’incinération des déchets et la production de
chaleur issue de gaz naturel à destination des réseaux de chaleur à
distance;

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– les efforts menés à la station d’épuration d’Aïre ont déjà permis de
réduire fortement les émissions de CO₂e (de 87 000 tonnes en 2022 à
26 000 tonnes en 2025);
– les émissions liées aux déchets restent dépendantes des volumes
cantonaux, tandis que celles issues des chaudières à gaz demeurent
stables.
Energie thermique
Le développement des réseaux thermiques, en particulier des réseaux
thermiques structurants, est essentiel pour que Genève atteigne ses objectifs
en matière de réduction des émissions de CO₂. Il s’agit, à terme, de couvrir la
plus grande partie de la demande en énergie thermique de la région genevoise
par des ressources locales et renouvelables, en développant des réseaux de
distribution de chaleur et de froid aux conditions prévues par le cadre légal et
réglementaire et en cohérence avec le plan directeur des énergies de réseau
(PDER).
Les SIG ont poursuivi en 2025 la réalisation des réseaux thermiques
structurants « GeniLac » et « GeniTerre » et ont par ailleurs livré à leurs
clientes et clients 384 GWh de chaleur et 28 GWh de froid à travers ces
réseaux. Les volumes de chaleur distribués sont inférieurs aux prévisions du
plan directeur de l’énergie (PDE) en raison notamment du réchauffement
climatique et des efforts de sobriété énergétique.
En 2025, suite à l’entrée en vigueur du monopole des SIG sur les réseaux
thermiques structurants, les premiers tarifs sont entrés en vigueur. Par
ailleurs, la coordination avec les autorités cantonales et communales a été
renforcée afin de réduire l’impact des chantiers sur la circulation, notamment
en ce qui concerne la construction des réseaux thermiques.
Les principales réalisations 2025 ont concerné le déploiement des
conduites « GeniLac » le long de l'autoroute avec le raccordement depuis le
Rhône jusqu’au secteur Praille-Acacias-Vernets à l'aide d'un micro-tunnelier,
la mise en service des premiers bâtiments aux Vernets ou encore le lancement
de la construction de la station d’échange rue Pierre-Fatio. Pour le réseau
« GeniTerre », les principales avancées ont porté en particulier sur la
chaufferie décentralisée de l’aéroport, les liaisons Palettes-CEVA et le
tronçon entre les Tours de Carouge et le pont de la Fontenette. Durant
l’année, 19 centrales « GeniLac » et 33 sous-stations « GeniTerre » ont été
mises en service.

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Valorisation des déchets
L’usine actuelle de traitement et de valorisation des déchets des
Cheneviers produit de l’électricité pour l’équivalent de près de
18 000 ménages. Grâce à la jonction entre le réseau CADIOM et le réseau de
chauffage à distance du Lignon, l’usine produit également de la chaleur pour
environ 25 000 ménages. Avec une production de 54 GWh d’électricité et
295 GWh de chaleur, le taux de valorisation de l’énergie contenue dans les
déchets s’est élevé à 70% en 2025.
Le programme éco21-déchets, destiné à encourager la réduction des
déchets incinérables et à contribuer au développement des principes de
l’économie circulaire dans le canton de Genève, s'est poursuivi, en
collaboration avec le canton. Plusieurs actions d'accompagnement ont été
mises en place, dont principalement le tri dans les grandes entreprises et les
administrations communales, le renforcement de la plateforme Re-source
pour favoriser le don d'objets entre entreprises, ainsi que la sensibilisation des
particuliers lors des visites-logements et des animations éco-points.
L’objectif de 6 500 tonnes économisées par an fixé pour 2025 a été atteint à
96% (6 269 tonnes).
Réseaux
Electricité
Les SIG gèrent un réseau d’électricité d’un peu plus de 4 900 kilomètres,
toutes tensions confondues, auquel environ 300 000 installations sont
raccordées. L’indice de temps moyen d’interruption annuel par client pour
des événements non-planifiés (SAIDI) s’est établi à 12,5 minutes en 2025,
soit un niveau légèrement supérieur à l’objectif fixé (inférieur à 12 minutes),
mais en nette diminution par rapport aux années précédentes. Le pic a eu lieu
durant les mois d’été. Les SIG ont poursuivi en 2025 le plan de
remplacement des jonctions de transition sur le réseau, identifiées comme
l’une des sources des coupures.
Les SIG ont poursuivi le remplacement des compteurs électriques de leurs
clientes et clients par des compteurs intelligents (smartmeters), en vertu de
l’ordonnance fédérale sur l’approvisionnement en électricité, du 14 mars
2008 (OApEl; RS 734.71). Après une année de phase test en 2024,
88 000 compteurs ont été posés en 2025 (107 000 depuis le début du projet).
Les informations transmises par les compteurs intelligents devraient
permettre aux clientes et clients de mieux connaître leur consommation et de
pouvoir l'adapter. Elles aideront aussi les distributeurs d’électricité à gérer

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plus efficacement leur réseau. Il est prévu de remplacer 257 000 compteurs
d’ici fin 2027, conformément aux délais fixés par la Confédération.
Gaz
Les SIG gèrent quelque 700 kilomètres de réseau de gaz naturel,
alimentant environ 27 000 installations. C’est un chiffre en recul par rapport
à 2024, compte tenu de la suppression des compteurs cuisson (facteur
principal) et du transfert de clientes et clients vers une autre offre thermique
(pompes à chaleur, réseau de chauffage à distance, etc.).
Le programme d’éradication des aciers anciens (conduites posées avant
1970) a légèrement progressé en 2025. Les dernières conduites concernées
correspondent à des chantiers en attente de réalisation ou à des tronçons de
taille limitée en attente de coordination avec un autre fluide. A ce jour, sur les
125 kilomètres identifiés, 98,5% ont été renouvelés.
L’indice de temps moyen d’interruption annuel par client de la fourniture
de gaz (SAIDI) pour des événements non-planifiés s’est établi à 2,9 minutes,
en-dessous donc de la cible fixée à 5 minutes.
Eau potable
Les SIG ont la responsabilité de distribuer plus de 50 millions de m3
d’eau potable chaque année à l’ensemble de la population du canton. Le
réseau d’eau potable est constitué de près de 1 100 kilomètres de conduites.
Le mode d’exploitation de la distribution d’eau potable a changé en 2025,
dans le but d’améliorer la chaîne de son traitement. L’eau auparavant pompée
principalement la nuit pour le remplissage des réservoirs situés sur les
hauteurs de la ville est désormais pompée de jour comme de nuit, en continu,
en fonction de la demande. Ce « lissage » a permis non seulement un système
de traitement amélioré mais également une moindre consommation
d’électricité. Ainsi, alors que les SIG ont distribué 2,3% d’eau potable
supplémentaire en 2025, la consommation électrique pour son acheminement
est restée stable.
En 2025, le temps d’interruption de fourniture de l’eau a été de 4 minutes,
en deçà de l’objectif fixé à un maximum de 5 minutes par an et par habitante
et habitant. Le rapport entre les paramètres déclarés non conformes et
l’ensemble des paramètres de potabilité mesurés s’est établi à un niveau très
inférieur à la cible fixée (0,5‰ pour une cible de 5‰). Ce taux ne tient
toutefois pas compte du dépassement, courant 2025, de la prescription
fédérale récemment révisée en matière de 1,2,4 triazole.

13/62

PL 13812

Eaux usées
Les SIG assurent l’épuration des eaux usées du territoire genevois et
d’une partie de la région frontalière. 76 millions de m3 d'eaux usées ont été
traités en 2025, soit un volume stable par rapport à l’année précédente
(environ -1%).
Les SIG se sont engagés, depuis près de 15 ans, dans un vaste programme
de réduction et de modernisation de leurs stations d’épuration des eaux usées
(STEP). En 2025, les SIG ont continué l’agrandissement et la modernisation
de la plus grande STEP du canton, celle d’Aïre à Vernier. Le programme de
modernisation permettra
de répondre aux nouvelles
normes
environnementales, notamment en matière de traitement biologique et des
micropolluants. La STEP d’Aïre contribuera également à la transition
énergétique, grâce à la récupération du biogaz et de la chaleur des boues
d’épuration pour alimenter les réseaux de chauffage à distance.
L’entreprise mesure la qualité des eaux usées traitées par les STEP, en
calculant le ratio entre les paramètres conformes aux dispositions de
l’ordonnance fédérale sur la protection des eaux, du 28 octobre 1998 (OEaux;
RS 814.201) et le nombre de paramètres totaux de chaque STEP, pondéré par
le nombre d’équivalents par habitante et habitant traité par chacune de ces
STEP. Ce taux, fixé par l’autorité de surveillance dans ce domaine, doit être
supérieur à 85%. Cet objectif a été atteint en 2025 sur les 3 STEP cantonales
(Bois de Bay 97%, Villette 99% et Chancy 100%), mais il a été inférieur à la
STEP d’Aïre en raison notamment de dysfonctionnements et de casses
imprévisibles de matériel sur les prétraitements et le traitement primaire. En
attendant la mise en service de la STEP d’Aïre 2+, les investissements
engagés en fin d'année 2025 et en 2026 permettront de retrouver une qualité
de traitement conforme à nos objectifs.
Telecom
Le réseau Telecom s’étend désormais sur 500 kilomètres, rendant près de
228 000 foyers connectables au réseau de fibre optique. Depuis le
déploiement du réseau FTTH (Fiber to the home) dans le canton de Genève,
les SIG ont signé des partenariats avec plusieurs entreprises fournissant des
services de télécommunication afin de leur donner accès à leur réseau de
fibre optique.
Responsabilité sociale
Les SIG poursuivent leurs engagements en matière de sécurité et de
diversité. En 2025, la culture de la sécurité s’est renforcée grâce à de

PL 13812

14/62

nombreuses visites et formations, permettant de réduire le ratio d’accidents à
31 pour 1 000 équivalents temps plein (ETP), en dessous de l’objectif fixé.
La part des femmes dans les effectifs est restée stable en 2025, avec 23%
de l’effectif et 21% parmi les cadres. Les SIG souhaitent donner une
impulsion à l’ensemble de l’entreprise en matière de mixité en se concentrant
plus particulièrement sur le recrutement des femmes cadres qui pourront
ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. Il est
attendu que les femmes représentent 30% des cadres en 2030.
6. Evolution du rapport de gestion et de durabilité 2025
Depuis 2023, les SIG incluent une partie dédiée à la durabilité dans leur
rapport de gestion, conformément à l'évolution du cadre légal fédéral.
Le rapport de gestion et de durabilité pour l’année 2025 fournit une vue
globale des risques climatiques pour les principales infrastructures de
l’entreprise et explique, en particulier, la façon dont les actifs de la
distribution électrique sont d’ores et déjà exposés à des incidents climatiques
récurrents (canicules et froids extrêmes, inondations, tempêtes, etc.).
7. Conclusion
Dans une année marquée par de forts effets climatiques sur les volumes et
des charges croissantes en lien avec le développement de certaines activités,
les SIG ont maintenu un niveau d’investissements élevé, conformément à
leurs engagements en tant qu’entreprise de service public et bras industriel de
la transition énergétique menée par le canton. Des baisses tarifaires ont par
ailleurs pu être adoptées au vu de l’évolution favorable sur les marchés,
notamment de l’électricité et du gaz.
Il convient toutefois de souligner que le conflit actuel dans la région du
Proche et Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix du gaz sur les
marchés depuis fin février 2026. Ce contexte n'a pas d'incidence pour le
moment sur les coûts des SIG, l'approvisionnement en gaz ayant été déjà
sécurisé pour l’année en cours. Les SIG seront toutefois amenés à réévaluer
leurs tarifs si ce conflit devait se prolonger.
La situation continuera également à être suivie avec attention sur le plan
de l’approvisionnement énergétique du pays. Les autorités fédérales
(l’ElCom, et Office fédéral pour l’approvisionnement économique du
pays(OFAE)) indiquent cependant que la sécurité d’approvisionnement en
Suisse reste à ce stade assurée.

15/62

PL 13812

Au bénéfice de ces explications, nous vous remercions, de réserver un
bon accueil au présent projet de loi.
Annexes :
1) Rapport de gestion et de durabilité 2025 des SIG
2) Synthèse des comptes de gestion 2025 des SIG

PL 13812

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ANNEXE 1

Rapport de
gestion et
de durabilité

2025

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PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

L'éditorial

Le mot du Président et de la Directrice g

Les activités et la chaîne de valeur

Les Services industriels de
Genève (SIG) publient pour
la troisième année leur Rapport
de gestion et de durabilité.
Ce document présente
la démarche de Responsabilité
sociétale de l'entreprise (RSE)
et détaille les objectifs qu'elle
s'est fixés pour mesurer son
impact social et environnemental.
Ce rapport expose aussi les
risques que le climat fait peser
sur les activités de l’entreprise.

SIG, une entreprise publique aux activité

 Les activités et la chaîne de vale
 Les chiffres clés

La gestion des risques

SIG suit et anticipe les risques climatique

 La gestion des risques
 L'impact du climat sur la distribu

La démarche RSE de SIG

Huit priorités pour un engagement concr

 Définition des priorités
 Tableau de bord
 Être un partenaire responsable
 Agir pour l’environnement
 Construire des solutions durable

Les émissions de SIG par périmètre

Bilan des émissions de gaz à effet de ser

La gouvernance

Une gouvernance au service de la stratég
 La gouvernance et la stratégie
 La Direction générale
 Le Conseil d’administration

Rapport de gestion et de durabilité 2025

pport

bilité
SE)
elle
on
mental.
s
eser
rise.

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

L'éditorial

Le mot du Président et de la Directrice générale

4-5

Les activités et la chaîne de valeur

SIG, une entreprise publique aux activités multiples

6-9

 Les activités et la chaîne de valeur
 Les chiffres clés

La gestion des risques

SIG suit et anticipe les risques climatiques

10-11

 La gestion des risques
 L'impact du climat sur la distribution de l'électricité

La démarche RSE de SIG

Huit priorités pour un engagement concret en faveur de la durabilité

12-31

 Définition des priorités
 Tableau de bord
 Être un partenaire responsable
 Agir pour l’environnement
 Construire des solutions durables

Les émissions de SIG par périmètre

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

32-35

La gouvernance

Une gouvernance au service de la stratégie
 La gouvernance et la stratégie
 La Direction générale
 Le Conseil d’administration

36-41


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4

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Le mot du
Président et
de la Directrice
générale

Rapport de gestion et de durabilité 2025

L'éditorial

Véronique Athané Ryser

Forte d’une nouvelle
stratégie et d’une
entreprise réorganisée,
SIG met tout en œuvre
pour répondre à sa
mission de service
public en faveur de la
transition énergétique,
comme l’expliquent
Robert Cramer et
Véronique Athané Ryser.

Les Services industriels de Genève vivent
un moment charnière. Un nouveau cycle
a commencé. L’entreprise s’est engagée
dans une phase de construction comme
elle n’en a pas connu depuis des décennies. Elle doit répondre à un nouveau
défi : produire des énergies renouvelables en grande quantité, les distribuer
en développant un réseau de chaleur à
distance, et répondre aux besoins croissants en électricité. C’est la mission que
lui assigne le Plan directeur cantonal de
l’énergie, SIG œuvrant comme bras industriel du Canton pour réaliser cette
transition énergétique.
Pour acter ce changement et lui donner
l’impulsion nécessaire, l’entreprise s’est
dotée d’une nouvelle stratégie. Cette dernière réaffirme les priorités industrielles
de SIG et le besoin de maintenir un haut
niveau de compétences techniques. Elle
rappelle également que SIG doit être au
service de la population genevoise en
lui offrant des prestations de qualité à
des prix acceptables, tout en assurant
la pérennité économique de l’entreprise.
Mi-2025, la Direction générale, renouvelée pour une large partie de ses
membres, a mis en place une nouvelle
organisation afin de recentrer l’entreprise
sur ses activités industrielles et mieux répondre à ses missions.

Ces changements internes sont aussi visibles sur le terrain, avec la multiplication
de chantiers importants. À vrai dire, les
réseaux de chaleur ne sont pas une nouveauté. Mais ils se déploient désormais
au centre-ville, à un rythme soutenu, et
leur impact sur les habitants et la circulation s’en trouve accru. C’est la raison
pour laquelle SIG a fortement renforcé
la coordination de ces travaux avec les
communes et le Canton. Par ailleurs,
des techniques de construction parfois
complexes sont privilégiées pour réduire
les nuisances, comme l’utilisation de micro-tunneliers pour éviter les fouilles à
ciel ouvert.

solaires sur leurs toits. SIG joue ici pleinement son rôle d’activatrice. Elle encourage ce développement par le biais
de conseils et de soutiens financiers. Et
malgré une réglementation fédérale de
plus en plus restrictive, elle continue de
rémunérer au mieux les auto-producteurs pour le courant qu’ils réinjectent
dans le réseau.

Le présent Rapport de gestion et de durabilité s’inscrit pleinement dans la démarche de l’entreprise. Il est fondé sur
des objectifs clairs et mesurables, que
ce soit dans le développement des énergies renouvelables et la réduction des
émissions de gaz à effet de serre, ou
également concernant certains aspects
sociaux, comme la sécurité au travail ou
le développement de la mixité au sein de
l’entreprise.

Le déploiement des réseaux thermiques
structurants avance également à un
rythme soutenu. Onze kilomètres de
conduites ont été posés en 2025, malgré
des contraintes importantes en raison
des chantiers qui se déroulent désormais
au centre-ville.

Ces objectifs ont été fixés il y a trois
ans avec des cibles à atteindre en 2030.
Certaines actions sont déjà bien engagées. L’énergie solaire connaît un bel
essor. Les propriétaires sont toujours
nombreux à installer des panneaux

L’entreprise obtient aussi de bons résultats dans le contrôle de sa propre
consommation d’électricité. Grâce à
l’esprit d’innovation de ses équipes, elle
développe des solutions techniques pour
optimiser sa consommation.

En matière de production d’énergies
thermiques non-fossiles, des objectifs
très ambitieux ont été fixés dans le Plan
directeur cantonal de l’énergie. Certaines
innovations, notamment à l’usine d’incinération des Cheneviers, ont déjà permis
d’accroître cette production. Le potentiel
le plus important réside dans la construction de nouvelles installations, comme la
station d’épuration d’Aïre complètement

Robert Cramer

modernisée, qui récupérera la
des eaux usées. Comme tous le
projets d’envergure, ces réalisat
toutefois soumises aux aléas
cédures d’autorisation et à d’é
recours.

L’entreprise s’est aussi fixé des
sur des aspects sociaux et écon
Les mesures mises en place pou
les accidents au travail porte
fruits mais doivent encore êtr
tuées, des efforts d'autant plu
tants que les chantiers se mu
L’augmentation du nombre de
cadres, en revanche, ne suit pa
l’évolution attendue, malgré le
fournis. La volonté de favorise
motions internes rend l’obje
difficile à atteindre étant donn
nettement majoritaire des homm
les effectifs.

SIG s’est engagée avec déter
dans la transition énergétique. M
ci coûte cher. Elle nécessite des
sements importants. Pour la seu
2025, près de 300 millions de f
été investis, un niveau supérieu
nées précédentes. Dans ce con
pour assurer sa pérennité éco
l’entreprise s’est fixé un taux de
lité de ses actifs industriels de 4
veau n’a pas été atteint pour la d
année consécutive. D’une part p

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

20/62

5

Rapport de gestion et de durabilité 2025

L'éditorial

Véronique Athané Ryser

Robert Cramer

hangements internes sont aussi vis sur le terrain, avec la multiplication
hantiers importants. À vrai dire, les
ux de chaleur ne sont pas une noué. Mais ils se déploient désormais
ntre-ville, à un rythme soutenu, et
mpact sur les habitants et la circun s’en trouve accru. C’est la raison
laquelle SIG a fortement renforcé
ordination de ces travaux avec les
munes et le Canton. Par ailleurs,
echniques de construction parfois
plexes sont privilégiées pour réduire
uisances, comme l’utilisation de miunneliers pour éviter les fouilles à
uvert.

solaires sur leurs toits. SIG joue ici pleinement son rôle d’activatrice. Elle encourage ce développement par le biais
de conseils et de soutiens financiers. Et
malgré une réglementation fédérale de
plus en plus restrictive, elle continue de
rémunérer au mieux les auto-producteurs pour le courant qu’ils réinjectent
dans le réseau.

modernisée, qui récupérera la chaleur
des eaux usées. Comme tous les grands
projets d’envergure, ces réalisations sont
toutefois soumises aux aléas des procédures d’autorisation et à d’éventuels
recours.

ésent Rapport de gestion et de duté s’inscrit pleinement dans la déhe de l’entreprise. Il est fondé sur
objectifs clairs et mesurables, que
it dans le développement des énerrenouvelables et la réduction des
sions de gaz à effet de serre, ou
ment concernant certains aspects
ux, comme la sécurité au travail ou
veloppement de la mixité au sein de
eprise.

Le déploiement des réseaux thermiques
structurants avance également à un
rythme soutenu. Onze kilomètres de
conduites ont été posés en 2025, malgré
des contraintes importantes en raison
des chantiers qui se déroulent désormais
au centre-ville.

objectifs ont été fixés il y a trois
vec des cibles à atteindre en 2030.
aines actions sont déjà bien enga. L’énergie solaire connaît un bel
r. Les propriétaires sont toujours
breux à installer des panneaux

L’entreprise obtient aussi de bons résultats dans le contrôle de sa propre
consommation d’électricité. Grâce à
l’esprit d’innovation de ses équipes, elle
développe des solutions techniques pour
optimiser sa consommation.

En matière de production d’énergies
thermiques non-fossiles, des objectifs
très ambitieux ont été fixés dans le Plan
directeur cantonal de l’énergie. Certaines
innovations, notamment à l’usine d’incinération des Cheneviers, ont déjà permis
d’accroître cette production. Le potentiel
le plus important réside dans la construction de nouvelles installations, comme la
station d’épuration d’Aïre complètement

L’entreprise s’est aussi fixé des objectifs
sur des aspects sociaux et économiques.
Les mesures mises en place pour réduire
les accidents au travail portent leurs
fruits mais doivent encore être accentuées, des efforts d'autant plus importants que les chantiers se multiplient.
L’augmentation du nombre de femmes
cadres, en revanche, ne suit pas encore
l’évolution attendue, malgré les efforts
fournis. La volonté de favoriser les promotions internes rend l’objectif plus
difficile à atteindre étant donné la part
nettement majoritaire des hommes dans
les effectifs.
SIG s’est engagée avec détermination
dans la transition énergétique. Mais celleci coûte cher. Elle nécessite des investissements importants. Pour la seule année
2025, près de 300 millions de francs ont
été investis, un niveau supérieur aux années précédentes. Dans ce contexte, et
pour assurer sa pérennité économique,
l’entreprise s’est fixé un taux de rentabilité de ses actifs industriels de 4 %. Ce niveau n’a pas été atteint pour la deuxième
année consécutive. D’une part parce que

la Confédération a fortement réduit les
marges autorisées sur la vente d’électricité et, d’autre part, parce que les raccordements aux réseaux thermiques ne
sont pas encore à la hauteur des investissements consentis. Ces revenus sont
différés dans le futur et obèrent pour
l’heure la rentabilité. C’est là un point de
vigilance pour les prochaines années.


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6

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

SIG, une
entreprise publique
aux activités
multiples

Les activités et la chaîne de valeur

SIG est une entreprise
industrielle au service
de la collectivité
genevoise. Elle couvre
un champ d’activités
très diverses qui lui
permettent de jouer
pleinement son rôle
dans la transition
écologique.

SIG est un établissement de droit public
autonome, propriété du Canton, de la
Ville de Genève et des communes genevoises. L’entreprise est active sur tout le
territoire cantonal, qui compte 530'000
habitants, et fournit des services essentiels dans de nombreux domaines.
Elle distribue l’électricité, le gaz et l’eau
potable, elle récupère et traite les eaux
usées, elle valorise les déchets et fournit de l’énergie thermique. SIG exploite
également un réseau de télécommunications et développe des services dans
le domaine de l’éclairage public et de
l’électromobilité. Enfin, elle a développé
un programme ambitieux d’économies
d’énergies à l’adresse de ses clients, que
ce soient les ménages, les entreprises ou
les administrations publiques.
L’entreprise est l’un des plus importants
distributeurs multi-fluides de Suisse. Elle
ne se cantonne par ailleurs pas à ce rôle,
puisqu’elle dispose de nombreux ouvrages qui lui permettent d’être également productrice d’énergies.
C’est ainsi qu’en matière d’électricité, SIG
produit elle-même un tiers des besoins de
ses clients, soit près de 800 GWh/an sur
les 2'500 GWh que consomme le canton.
La majorité de cette production provient
de ses barrages au fil du Rhône, le plus
important étant celui de Verbois. L’usine
des Cheneviers produit également de

l’électricité grâce à l’incinération des
déchets, et plus d’une centaine d’installations solaires photovoltaïques complètent ce parc de production. Enfin, SIG
développe des projets de parcs éoliens
en Suisse, en partenariat avec des acteurs locaux.
Le gaz fourni par SIG est destiné principalement aux besoins de chaleur des
clients genevois, ainsi qu’aux processus
industriels. SIG s’approvisionne essentiellement auprès de l’entreprise Gaznat,
dont elle est actionnaire, qui lui fournit
près de 2'400 GWh chaque année, soit
un peu moins de la moitié des besoins
en chauffage du canton.
Par ailleurs, SIG déploie depuis plusieurs années un important réseau de
chaleur et de froid à distance (GeniTerre
et GeniLac), à destination des bâtiments
du canton, qu’ils soient résidentiels ou
commerciaux. Elle dispose d’ailleurs du
monopole sur la partie structurante de
ces réseaux, monopole accordé à la suite
d’une votation populaire en 2022. Là encore, l’entreprise ne se contente pas de
distribuer l’énergie, elle en assure aussi
une partie de la production, en privilégiant la ressource locale et renouvelable.
Les principales sources de chaleur proviennent actuellement de l’incinération
des déchets et d’une centrale à gaz.

Elles seront complétées d’ici quelques
années par la valorisation des eaux
usées dans les stations d’épuration,
pour laquelle d’importants travaux sont
en cours. SIG a par ailleurs lancé un vaste
programme de prospection du sous-sol
afin de développer la géothermie. Enfin,
l’eau du lac est également exploitée, aussi bien pour rafraîchir les bâtiments que
pour les chauffer avec l'appui de pompes
à chaleur. Une importante station de
pompage sur le site du Vengeron sera
prochainement mise en exploitation en
complément de celle déjà présente sur
cette rive du lac.
En matière d’eau, SIG est active sur l’ensemble du cycle. Elle capte l’eau dans le
lac, et accessoirement dans les nappes
phréatiques, avant de la traiter dans ses
installations puis de l’acheminer aux
clients finaux. Elle distribue plus de 50
millions de m3 d’eau potable chaque année. L’entreprise gère également l’évacuation des eaux usées jusque dans ses
stations d’épuration, où ces rejets sont
traités et seront de plus en plus valorisés
en énergie thermique ainsi qu'en biogaz.
Un volume de 76 millions de m3 est ainsi
traité et exploité chaque année.

Station d'épuration de Villette

Chaufferie du Lignon

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

que

a chaîne de valeur

tricité grâce à l’incinération des
ets, et plus d’une centaine d’insons solaires photovoltaïques comnt ce parc de production. Enfin, SIG
oppe des projets de parcs éoliens
uisse, en partenariat avec des aclocaux.

az fourni par SIG est destiné prinement aux besoins de chaleur des
s genevois, ainsi qu’aux processus
triels. SIG s’approvisionne essenment auprès de l’entreprise Gaznat,
elle est actionnaire, qui lui fournit
de 2'400 GWh chaque année, soit
eu moins de la moitié des besoins
auffage du canton.

ailleurs, SIG déploie depuis plus années un important réseau de
ur et de froid à distance (GeniTerre
niLac), à destination des bâtiments
anton, qu’ils soient résidentiels ou
merciaux. Elle dispose d’ailleurs du
opole sur la partie structurante de
éseaux, monopole accordé à la suite
votation populaire en 2022. Là enl’entreprise ne se contente pas de
buer l’énergie, elle en assure aussi
partie de la production, en priviléla ressource locale et renouvelable.
rincipales sources de chaleur proent actuellement de l’incinération
échets et d’une centrale à gaz.

Elles seront complétées d’ici quelques
années par la valorisation des eaux
usées dans les stations d’épuration,
pour laquelle d’importants travaux sont
en cours. SIG a par ailleurs lancé un vaste
programme de prospection du sous-sol
afin de développer la géothermie. Enfin,
l’eau du lac est également exploitée, aussi bien pour rafraîchir les bâtiments que
pour les chauffer avec l'appui de pompes
à chaleur. Une importante station de
pompage sur le site du Vengeron sera
prochainement mise en exploitation en
complément de celle déjà présente sur
cette rive du lac.
En matière d’eau, SIG est active sur l’ensemble du cycle. Elle capte l’eau dans le
lac, et accessoirement dans les nappes
phréatiques, avant de la traiter dans ses
installations puis de l’acheminer aux
clients finaux. Elle distribue plus de 50
millions de m3 d’eau potable chaque année. L’entreprise gère également l’évacuation des eaux usées jusque dans ses
stations d’épuration, où ces rejets sont
traités et seront de plus en plus valorisés
en énergie thermique ainsi qu'en biogaz.
Un volume de 76 millions de m3 est ainsi
traité et exploité chaque année.

Station d'épuration de Villette

Usine des Cheneviers

Chaufferie du Lignon

Barrage de Verbois

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Au service de

248'000 clientes et clients
1'801

550 150 G
1)

collaborateurs et
collaboratrices

3.4 milliards

2)

+

dʼénergie thermique
livrée

CHF

800 GWh

dʼactifs industriels

dʼélectricité produite 4)

8'650 km

2'550 GWh

2'350 GWh

300 GWh

Conduites lacustres pour GeniLac

◖ Exploiter les convergences
Forte de ses différentes activités, l’entreprise fait bénéficier ses clients de la
convergence de ses différents réseaux
et ouvrages. Les réseaux de chaleur à
distance, par exemple, peuvent plus facilement exploiter la chaleur de l’usine d’incinération des Cheneviers, ou des eaux
usées et, demain, des postes de transformation électrique, autant d’ouvrages
qui appartiennent à SIG. Le potentiel
qu’offrent ces convergences constitue
sans nul doute un avantage pour la réalisation de la transition énergétique.
Le bilan de l’entreprise exprime à lui seul
sa forte diversité industrielle. La valeur
nette des installations de production et
de distribution, toutes à Genève, s’élève
en effet à plus de 3.4 milliards de francs.
Les activités de SIG relèvent en partie
d’un monopole cantonal ou fédéral. Ces
monopoles, encadrant les activités capitalistiques de SIG, exigent transparence
des coûts et exemplarité en termes de
gestion. Les autres activités de l’entreprise s’inscrivent dans des marchés en
concurrence, telle que l’électricité pour
les grands consommateurs ou les prestations de fibre optique. Au total, SIG
compte près de 250'000 clients.

◖ Faciliter la transition écologique
Consciente depuis longtemps de son rôle
dans la transition énergétique du canton,
l’entreprise a par ailleurs développé un
ambitieux dispositif d’encouragement
aux économies d’énergie à l’adresse de
ses parties prenantes ; le programme
éco21 existe désormais depuis une quinzaine d’années. Ce programme dispense
des conseils aux particuliers sous forme
de visites à domicile, et accompagne les
propriétaires immobiliers ainsi que les
entreprises dans la rénovation de leurs
bâtiments et dans l’optimisation énergétique de leurs processus de production.
Des incitations financières, versées par
SIG, complètent ce dispositif.

Enfin, chaque année, des trophées de la
transition énergétique sont décernés aux
entreprises méritantes, SIG jouant ainsi pleinement son rôle de facilitatrice et
d’activatrice de la transition énergétique.
Enfin, signe de la place centrale que l’entreprise occupe dans la cité, SIG gère et
finance l’exploitation et l’entretien du Jet
d’eau, l’emblème de la ville si cher à sa
population et à ses nombreux touristes.

de réseaux tous fluides
confondus3)

de gaz livré

dʼélectricité livrée

d'économies dʼélectricité

1) dont environ 300 GWh non fossiles
2) uniquement Cadiom et CADZiplo et 3) dont Cadiom et CADZiplo
4) y compris SFMCP-Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (230 GWh)

Rapport de gestion et de durabilité 2025

, chaque année, des trophées de la
tion énergétique sont décernés aux
prises méritantes, SIG jouant aininement son rôle de facilitatrice et
vatrice de la transition énergétique.

, signe de la place centrale que l’ense occupe dans la cité, SIG gère et
ce l’exploitation et l’entretien du Jet
, l’emblème de la ville si cher à sa
lation et à ses nombreux touristes.

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Les chiffres clés
Au service de

248'000 clientes et clients
1'801

550 150 GWh 50 millions
1)

collaborateurs et
collaboratrices

3.4 milliards

2)

+

de m3 dʼeau potable
livrée

dʼénergie thermique
livrée

CHF

800 GWh

76 millions

dʼactifs industriels

dʼélectricité produite 4)

de m3 dʼeaux usées
réceptionnées

8'650 km

2'550 GWh

175'000 tonnes

de réseaux tous fluides
confondus3)

2'350 GWh
de gaz livré

dʼélectricité livrée

300 GWh

d'économies dʼélectricité

1) dont environ 300 GWh non fossiles
2) uniquement Cadiom et CADZiplo et 3) dont Cadiom et CADZiplo
4) y compris SFMCP-Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (230 GWh)

éco21

de déchets genevois
livrés aux Cheneviers

1.2 milliard

CHF
de chiffre dʼaffaires net


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10

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

SIG suit
et anticipe
les risques
climatiques
SIG a mis en place
une gestion des risques
depuis une quinzaine
d’années. Elle y intègre
les risques que fait
peser le dérèglement
climatique sur les
activités de l’entreprise.

SIG dispose depuis une quinzaine d’années d’un système de gestion globale
des risques. Il a pour but d’identifier et
d’évaluer les menaces les plus critiques
qui pourraient porter atteinte aux activités de l’entreprise. SIG met à jour son
registre des risques chaque année. Ce
travail est réalisé sur la base d’entretiens
réguliers avec les responsables des différents secteurs de l’entreprise, avec les
directions exécutives ainsi qu’avec la
Direction générale et la présidence du
Conseil d’administration. Le registre représente ainsi la vision de l’ensemble de
l’entreprise.
Chaque risque est évalué selon sa probabilité de survenance (de très improbable
à probable) et son impact sur l’entreprise
(de faible à capital). L’impact peut être
humain, financier, commercial, environnemental ou réputationnel. La combinaison de la valeur plus ou moins forte de
l'impact et de la probabilité de chaque
risque permet d'en définir son niveau de
criticité et par conséquent son classement dans le registre des risques.
Le registre décrit également l’attitude
à adopter face à chaque risque et les
mesures à prendre pour le réduire ou
s’y adapter (stratégie de mitigation).
Des entretiens réguliers avec les responsables d’activités permettent de
faire le point sur le suivi des mesures.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Six autres incidents, dits extrêmes, correspondent à des situations climatiques
auxquelles l'entreprise est déjà confrontée, telles que des canicules, des crues
importantes, des tempêtes ou des sécheresses. Ces événements climatiques
ont été discutés avec chacun des métiers
de l’entreprise afin d’en évaluer le risque
et son niveau de criticité d’un point de
vue qualitatif (lire l’exemple ci-dessous

La gestion des risques

concernant le réseau électrique g
Cela a permis de les classer
échelle de faible à fort. Deux ris
sentent un niveau fort. Ils conce
activités de livraisons de chaleur
gie et sont liés à la hausse moy
températures. Ils ont été agrég
risque dit « incidents climatiques
grés dans le registre global des
Le registre des risques fait l’ob

 L'impact du climat
sur la distribution de l'électricité
Canicules ou froids extrêmes

Le registre évolue ainsi chaque année,
certains risques étant retirés car maîtrisés alors que d’autres apparaissent.
Le registre compte une quinzaine de
risques forts, tels qu’une panne majeure
du réseau électrique, l’implantation de la
moule quagga nuisant aux installations
lacustres ou l’apparition de retards sur le
développement des réseaux de chaleur.
◖ Risques climatiques
Depuis 2024, SIG intègre également dans
son analyse les risques climatiques qui
pèsent sur l’entreprise. Ce faisant, elle se
conforme à l’ordonnance fédérale relative
au rapport sur les questions climatiques
qui prévoit que les grandes entreprises
mettent en œuvre les recommandations
du groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (Task force on climate-related
financial disclosure, TCFD).
SIG a établi une liste de douze incidents
climatiques susceptibles de représenter
un risque pour l’entreprise. Six incidents
sont d’ordre tendanciel, c'est-à-dire qu’ils
s’inscrivent dans les scénarios établis par
le Groupe d'experts intergouvernemental
sur l'évolution du climat (GIEC) sur le long
terme. Il s’agit par exemple de l’augmentation des températures moyennes ou du
changement des régimes hydrologiques.

Inon

Lignes aériennes

Surchauffe ou déformation
des conducteurs

Dommage

Lignes souterraines

Surchauffe des câbles

Dommag
et équ

Poste de transformation

Vieillissement
accéléré/rupture

Toutes les activités de l’entreprise font l’objet d’une analyse
de risques sous l’angle climatique. C’est le cas, comme l’illustre l’exemple ici, de la distribution de l’électricité ; certaines installations sont déjà fortement sollicitées du fait
d’événements climatiques inhabituels, voire violents. SIG a
fait l’inventaire de ces risques et prend déjà des mesures
pour y faire face.
Durant l’été 2022, le réseau électrique souterrain moyenne
tension a connu un nombre inhabituel de pannes. Il est
apparu que les équipements qui reliaient des câbles d’ancienne et de nouvelles générations devenaient défectueux
à la suite d’une période très sèche et de fortes canicules. Ce
phénomène, également identifié chez d’autres distributeurs
européens, est l’effet de conditions météorologiques certes
extrêmes mais appelées à se reproduire. Malgré la brièveté
des coupures qui en a découlé, SIG a décidé de réduire ce
risque en modifiant l’exploitation de son réseau et sa méthode d’intervention, tout en accélérant le remplacement
des câbles d’ancienne génération.
Les lignes aériennes font aussi l’objet d’une attention accrue. Auparavant, la charge du réseau électrique atteignait
son maximum en hiver. Cependant, avec l’électrification
croissante des usages et le développement de la production
solaire décentralisée, les pics de consommation tendent à
se déplacer en été.

Domm
insta

Ils risque
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lignes a
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Rapport de gestion et de durabilité 2025

gestion des risques

gistre évolue ainsi chaque année,
ins risques étant retirés car maîs alors que d’autres apparaissent.
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cial disclosure, TCFD).

établi une liste de douze incidents
tiques susceptibles de représenter
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d’ordre tendanciel, c'est-à-dire qu’ils
rivent dans les scénarios établis par
oupe d'experts intergouvernemental
évolution du climat (GIEC) sur le long
e. Il s’agit par exemple de l’augmenn des températures moyennes ou du
gement des régimes hydrologiques.

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Six autres incidents, dits extrêmes, correspondent à des situations climatiques
auxquelles l'entreprise est déjà confrontée, telles que des canicules, des crues
importantes, des tempêtes ou des sécheresses. Ces événements climatiques
ont été discutés avec chacun des métiers
de l’entreprise afin d’en évaluer le risque
et son niveau de criticité d’un point de
vue qualitatif (lire l’exemple ci-dessous

concernant le réseau électrique genevois).
Cela a permis de les classer sur une
échelle de faible à fort. Deux risques présentent un niveau fort. Ils concernent les
activités de livraisons de chaleur et d’énergie et sont liés à la hausse moyenne des
températures. Ils ont été agrégés en un
risque dit « incidents climatiques » et intégrés dans le registre global des risques.
Le registre des risques fait l’objet d’une

 L'impact du climat
sur la distribution de l'électricité

information régulière auprès du Comité
audit et risques du Conseil d’administration. Ce dernier valide chaque année les
risques majeurs dont les risques climatiques. Le Comité audit et risques est responsable de leur suivi. A titre informatif,
SIG ne tient pas un registre formel des
opportunités.

Exposition
faible

Exposition
moyenne

Exposition
forte

Canicules ou froids extrêmes

Inondations

Tempêtes

Lignes aériennes

Surchauffe ou déformation
des conducteurs

Dommages aux pylones

Dommages aux pylones

Lignes souterraines

Surchauffe des câbles

Dommages aux câbles
et équipements

Dommages aux câbles
et équipements

Vieillissement
accéléré/rupture

Dommages aux
installations

Poste de transformation

Toutes les activités de l’entreprise font l’objet d’une analyse
de risques sous l’angle climatique. C’est le cas, comme l’illustre l’exemple ici, de la distribution de l’électricité ; certaines installations sont déjà fortement sollicitées du fait
d’événements climatiques inhabituels, voire violents. SIG a
fait l’inventaire de ces risques et prend déjà des mesures
pour y faire face.
Durant l’été 2022, le réseau électrique souterrain moyenne
tension a connu un nombre inhabituel de pannes. Il est
apparu que les équipements qui reliaient des câbles d’ancienne et de nouvelles générations devenaient défectueux
à la suite d’une période très sèche et de fortes canicules. Ce
phénomène, également identifié chez d’autres distributeurs
européens, est l’effet de conditions météorologiques certes
extrêmes mais appelées à se reproduire. Malgré la brièveté
des coupures qui en a découlé, SIG a décidé de réduire ce
risque en modifiant l’exploitation de son réseau et sa méthode d’intervention, tout en accélérant le remplacement
des câbles d’ancienne génération.
Les lignes aériennes font aussi l’objet d’une attention accrue. Auparavant, la charge du réseau électrique atteignait
son maximum en hiver. Cependant, avec l’électrification
croissante des usages et le développement de la production
solaire décentralisée, les pics de consommation tendent à
se déplacer en été.

Ils risquent alors de coïncider avec les fortes chaleurs estivales, entraînant une surchauffe des lignes et une diminution
de leur capacité de transport. Face à ce risque, là encore,
plusieurs mesures sont mises en place. La vérification des
lignes a été intensifiée et de nouvelles technologies de
contrôle ont été adoptées. Par ailleurs, SIG procède à l’enfouissement progressif des lignes moyenne tension. Quant
aux lignes à haute tension, elles sont enfouies quand cela
s’avère possible, mais ne font pas l’objet d’un plan spécifique en raison des coûts très élevés de ces travaux.
Les tempêtes, potentiellement plus fréquentes, et les
chutes d’arbres qu’elles provoquent, constituent également un risque pour les lignes aériennes. Cela nécessite
un élagage intensif et régulier des arbres en proximité de
lignes. L’enfouissement des lignes moyenne tension réduit
également ce risque.
Enfin, les inondations pourraient endommager les postes de
transformation électriques, dont certains sont souterrains.
A la suite des crues de l’Arve en 2018, un programme a été
lancé afin d’assainir une centaine de postes concernés en
les équipant de détecteur de présence d’eau et d’un dispositif qui les protège des crues.

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PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Huit priorités pour
un engagement
concret en faveur de
la durabilité

La démarche RSE de SIG

SIG a défini huit
engagements prioritaires
en matière de durabilité
qui constituent les
grandes lignes de
sa responsabilité
sociétale d’entreprise
(RSE).

SIG publie pour la troisième année son
Rapport de gestion et de durabilité afin
de rendre compte de ses actions en matière de Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). La durabilité est au cœur
de la stratégie de SIG depuis plusieurs
années. Elle compte parmi les valeurs
de l’entreprise et se déploie à travers de
nombreuses actions. L'entreprise établit par ailleurs son bilan des émissions
de gaz à effet de serre depuis 2019 et
elle s'est dotée d'un Pacte climatique
en 2021. La démarche RSE, lancée en
2023, s’est donc ajoutée à des actions
préexistantes.
Le Rapport de gestion et de durabilité est
conçu comme un véritable levier permettant non seulement de formaliser la responsabilité sociétale de l’entreprise, mais
aussi d’engager des actions concrètes et
mesurables. Pour ce faire, l’entreprise a
défini en 2023 trois enjeux de durabilité
considérés comme des objectifs stratégiques et prioritaires pour l’entreprise.
Ces enjeux sont les suivants : « Être un
partenaire responsable », « Agir pour l’environnement » et « Construire des solutions durables ».
Chacun de ces enjeux comporte un ou
plusieurs engagements qui permettent
une mise en œuvre concrète des objectifs. Un exercice de priorisation a permis
de placer les engagements sur une matrice dite de matérialité et de retenir les

huit engagements qui présentent la plus
haute importance pour l'entreprise (voir
page 14). Cette priorisation a été effectuée par le Conseil d’administration, dont
les membres sont des représentants des
propriétaires de SIG ou de son personnel,
ainsi que par la Direction générale.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

C’est le cas par exemple de la lutte pour
la biodiversité, de la gestion responsable des achats ou des actions visant
à favoriser l’écosystème local. Ces objectifs font partie intégrante des actions
de l’entreprise et sont mis en œuvre à
travers de nombreuses initiatives. SIG
est par exemple très impliquée dans la
gestion écologique de ses barrages par
la création de passes à poissons ou de
zones favorisant la biodiversité. En lien
avec l'obligation légale figurant à l’article
964 b du Code des obligations, les domaines non reportés par SIG dans ce
rapport (questions sociales, respect
des droits de l'homme et lutte contre la
corruption) font également partie des
préoccupations de SIG ; ils sont à ce
titre inclus dans notre système de gouvernance et font l’objet d’une attention
particulière lors d'appel d'offres ou dans
le cadre de formations ou d’actions de
sensibilisation.

◖ Suivi annuel
SIG s’est ainsi fixé des cibles am
à moyen terme, qui font l’objet
annuel. Ces engagements, ain
progression de chaque indicat
présentés dans les pages su
Après trois exercices consécu
n’a pas jugé nécessaire de mod
priorisation des objectifs. La ma
finie en 2023 est ainsi mainten

À noter que l’ensemble des a
des données figurant dans ce
ne concernent que l’entité SIG
participations dans d’autres so

 Contribution de SIG aux objectifs de développe

◖ Huit engagements
Pour chacun des huit engagements retenus, la Direction générale a par la suite
défini un ou deux indicateurs, simples
et mesurables, pour lesquels un objectif
ambitieux a été fixé à l’horizon 2030.
Par exemple, en ce qui concerne l’enjeu
« Être un partenaire responsable », trois
objectifs sociétaux et économiques ont
été retenus : garantir la santé et la sécurité au travail, viser une juste rentabilité et
accroître la mixité dans l’entreprise. Pour
ce dernier objectif, l’indicateur retenu
consiste à atteindre un taux de femmes
cadres de 30 % à l’horizon 2030. Cette
mesure ne résume évidemment pas l’ensemble des actions prises en faveur de
la mixité.
Il en va de même pour certains objectifs qui figurent dans la partie inférieure
gauche de la matrice pour lesquels aucun
objectif chiffré n’a été donné.

Contribution forte

679��
Contribution modérée

358�

Au travers de ses engagements RSE prioritaires, SI
à neuf des dix-sept objectifs de développement du
(ODD) définis par l’ONU, selon l'appréciation faite p
Direction générale. Ces ODD répondent aux défis m
auxquels l’Humanité est confrontée.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

our

ur de

marche RSE de SIG

ngagements qui présentent la plus
e importance pour l'entreprise (voir
14). Cette priorisation a été effecpar le Conseil d’administration, dont
embres sont des représentants des
iétaires de SIG ou de son personnel,
que par la Direction générale.

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

C’est le cas par exemple de la lutte pour
la biodiversité, de la gestion responsable des achats ou des actions visant
à favoriser l’écosystème local. Ces objectifs font partie intégrante des actions
de l’entreprise et sont mis en œuvre à
travers de nombreuses initiatives. SIG
est par exemple très impliquée dans la
gestion écologique de ses barrages par
la création de passes à poissons ou de
zones favorisant la biodiversité. En lien
avec l'obligation légale figurant à l’article
964 b du Code des obligations, les domaines non reportés par SIG dans ce
rapport (questions sociales, respect
des droits de l'homme et lutte contre la
corruption) font également partie des
préoccupations de SIG ; ils sont à ce
titre inclus dans notre système de gouvernance et font l’objet d’une attention
particulière lors d'appel d'offres ou dans
le cadre de formations ou d’actions de
sensibilisation.

◖ Suivi annuel
SIG s’est ainsi fixé des cibles ambitieuses
à moyen terme, qui font l’objet d’un suivi
annuel. Ces engagements, ainsi que la
progression de chaque indicateur, sont
présentés dans les pages suivantes.
Après trois exercices consécutifs, SIG
n’a pas jugé nécessaire de modifier cette
priorisation des objectifs. La matrice définie en 2023 est ainsi maintenue.
À noter que l’ensemble des actions et
des données figurant dans ce rapport
ne concernent que l’entité SIG sans ses
participations dans d’autres sociétés.

 Contribution de SIG aux objectifs de développement durable de l’ONU

t engagements
chacun des huit engagements retea Direction générale a par la suite
i un ou deux indicateurs, simples
esurables, pour lesquels un objectif
tieux a été fixé à l’horizon 2030.

xemple, en ce qui concerne l’enjeu
un partenaire responsable », trois
tifs sociétaux et économiques ont
etenus : garantir la santé et la sécuritravail, viser une juste rentabilité et
ître la mixité dans l’entreprise. Pour
ernier objectif, l’indicateur retenu
ste à atteindre un taux de femmes
es de 30 % à l’horizon 2030. Cette
re ne résume évidemment pas l’enble des actions prises en faveur de
xité.

va de même pour certains objecui figurent dans la partie inférieure
he de la matrice pour lesquels aucun
tif chiffré n’a été donné.

Contribution forte

679��
Contribution modérée

358�

Au travers de ses engagements RSE prioritaires, SIG répond
à neuf des dix-sept objectifs de développement durable
(ODD) définis par l’ONU, selon l'appréciation faite par la
Direction générale. Ces ODD répondent aux défis mondiaux
auxquels l’Humanité est confrontée.

Contribution indirecte

124�����
Bien que non retenues dans le cadre
des huit engagements prioritaires,
certaines actions de SIG contribuent
de façon indirecte à ces autres ODD.

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PL 13812

14

Rapport de gestion et de durabilité 2025

3 ENJEUX FONDAMENTAUX
● ÊTRE UN PARTENAIRE RESPONSABLE
● AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT

8 ENGAGEMENTS RSE
PRIORITAIRES 3
Juste rentabilité
Energies locales
et renouvelables

moyenne

Gestion
responsable
des achats

Gouvernance
dynamique

Santé et sécurité
Mixité

Solutions
bas carbone

Emissions GES
Ressources
énergétiques

Rejets
industriels

Ecosystème
local

Ethique

modérée

Importance pour les parties prenantes 1

élevée

● CONSTRUIRE DES SOLUTIONS DURABLES

Biodiversité
modérée

moyenne

élevée

Importance pour l’entreprise 2
1
2
3

Représentées par le Comité Stratégie et Bureau du Conseil d'administration.
Représentée par la Direction générale.
Les huit engagements prioritaires font partie de treize engagements RSE issus de groupes de travail internes.

 Une double approche
La démarche RSE inclut depuis 2024 une analyse des risques climatiques qui pèsent sur l’entreprise. Le rapport présente ainsi une double approche : l’impact du climat sur l’entreprise et, à l’inverse, l’influence des activités de l’entreprise sur l’environnement et la manière dont elle compte
réduire son impact. De ce fait, le rapport répond de manière plus complète aux recommandations
du TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), comme le prévoit l’Ordonnance
fédérale relative au rapport sur les questions climatiques.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

S RSE
S3

uste rentabilité

Emissions GES

Ressources
énergétiques

s
els

élevée

groupes de travail internes.

pèsent sur l’entreentreprise et, à l’ine dont elle compte
recommandations
évoit l’Ordonnance

L'entreprise
s'est fixé des cibles
ambitieuses
à moyen terme,
qui font l'objet
d'un suivi annuel.

15


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PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Tableau de bord

Depuis 2023, SIG publie dans
son Rapport de gestion et de
durabilité les objectifs à 2030
et le niveau d'atteinte annuel de
ses huit engagements prioritaires
en matière de durabilité.
Ces huit engagements concernent
un volet socio-économique et deux
volets environnementaux. Pour
chacun de ces engagements, SIG
a défini un ou deux indicateurs lui
permettant un suivi de ses objectifs.

Être un partenaire
responsable

Agir pour
lʼenvironnement

Construire des
solutions durables

ENGAGEMENTS

INDICATEURS

Garantir la santé et
la sécurité au travail

Nombre dʼaccidents professionnels
pour 1 000 équivalents plein-temps

Accroître la mixité

Taux de femmes cadres

Viser une juste
rentabilité

Taux de rentabilité des activités
(industrielles et commerciales)

Réduire ses émissions
directes de gaz à effet
de serre (GES)

Taux de réduction des émissions
de CO2 par rapport à 2019

Limiter sa
consommation de
ressources énergétiques

Quantité dʼélectricité
économisée (GWh)
(cumul à partir de 2023)

Accélérer la production
d’énergies locales et
non-fossiles

Quantité d’énergie thermique
produite pour les réseaux
thermiques structurants
et Cadiom* (GWh)

Quantité d'électricité produite
dans le canton* (GWh)

Taux de clients avec
une part de renouvelable
dans leur contrat gaz

Fournir des solutions
bas carbone
Taux de clients alimentés par les
réseaux thermiques structurants
(RTS) ayant choisi une part de
renouvelable

Valoriser ses rejets
industriels

Quantité d'énergie fatale exploitée
(GWh)

* Ces chiffres exprimés en GWh sont arrondis à la cinquantaine.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

artenaire
ble

ement

e des
durables

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

ENGAGEMENTS

INDICATEURS

2023

2024

2025

2030

Garantir la santé et
la sécurité au travail

Nombre dʼaccidents professionnels
pour 1 000 équivalents plein-temps

33.8

38.5

31.0

< 36

Accroître la mixité

Taux de femmes cadres

19 %

21 %

21%

30 %

Viser une juste
rentabilité

Taux de rentabilité des activités
(industrielles et commerciales)

2.7 %

1.4 %

1.6%

4%

Réduire ses émissions
directes de gaz à effet
de serre (GES)

Taux de réduction des émissions
de CO2 par rapport à 2019

15%

28 %

23%

40 %

Limiter sa
consommation de
ressources énergétiques

Quantité dʼélectricité
économisée (GWh)
(cumul à partir de 2023)

1.3

3.2

4.9

10

Quantité d’énergie thermique
produite pour les réseaux
thermiques structurants
et Cadiom* (GWh)

300

300

400

700

Quantité d'électricité produite
dans le canton* (GWh)

900

950

800

1'000

Taux de clients avec
une part de renouvelable
dans leur contrat gaz

11 %

11 %

11%

15 %

Taux de clients alimentés par les
réseaux thermiques structurants
(RTS) ayant choisi une part de
renouvelable

55 %

62 %

67%

80 %

Quantité d'énergie fatale exploitée
(GWh)

0

0

0

200

Accélérer la production
d’énergies locales et
non-fossiles

Fournir des solutions
bas carbone

Valoriser ses rejets
industriels

* Ces chiffres exprimés en GWh sont arrondis à la cinquantaine.

33/62

18

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Être
un partenaire
responsable

SIG s’engage pour la diversité et souhaite mettre un accent partic
l’entreprise. SIG a décidé de mesurer cet engagement par la part des fe
provenir du management. Il est attendu que les femmes représentent

Le développement durable promeut la protection des droits humains, l’inclusion
ou encore le partage équitable de la valeur ajoutée. C’est le sens des trois
engagements retenus par SIG pour l’enjeu « Être un partenaire responsable ».
 Garantir la santé et la sécurité au travail
En tant qu’entreprise industrielle, par conséquent très active sur les chantiers, SIG a fait de la sécurité et
de la santé au travail une de ses priorités. Dans ce domaine, l’entreprise s'est fixé comme objectif un nombre
d’accidents professionnels par an, inférieur à 36 pour 1'000 équivalents plein-temps (EPT). Cet objectif
correspond à la moyenne des accidents enregistrés entre 2018 et 2023 (sans 2020, année du Covid).

SIG s’attelle depuis plusieurs années à
réduire la fréquence et la gravité des accidents de travail par le développement
d’une culture de la sécurité. Cette dernière consiste notamment à favoriser la
remontée d’informations à la hiérarchie
concernant les accidents ou les situations critiques (presque-accidents), afin
de les analyser et de prendre des mesures. Cette culture de la sécurité repose
donc sur le principe du droit à l’erreur et
du dialogue. Par ailleurs, des visites de
sécurité sont réalisées sur les lieux de
travail par les cadres de l'entreprise afin
que chaque employé partage la même
vision du risque, un préalable au respect
des mesures mises en place. 750 visites
ont eu lieu en 2025. Par ailleurs, plus de
1'000 formations ont été réalisées sur
différents aspects de sécurité, tels que
la consignation des installations, les travaux en hauteur ou dans des espaces
confinés.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

En 2025, SIG a enregistré 52 accidents,
soit un ratio de 31 pour 1'000 équivalents
plein-temps, en-dessous de l'objectif fixé
à 36 (nombre d’accidents déclarés et acceptés par la SUVA, tous les employés
de SIG compris, hors « postes de premier
emploi »). La grande majorité des accidents n’est pas due à des manquements
au respect des règles fondamentales de
sécurité. Près de 40 % d’entre eux (21 sur
52) sont liés à des déplacements ou à
des chutes (dans les escaliers, glissades).

Par ailleurs, 55 % des accidents n’ont entraîné que de 0 à 3 jours d’arrêt de travail.
Pour réduire encore le taux d’accidents,
l’entreprise poursuit ses efforts sur l’organisation des visites et les contrôles de
sécurité. Une attention accrue va être
portée à la remontée des informations
concernant les « presque accidents » afin
d’améliorer les actions préventives. Enfin,
SIG est aussi active dans la prévention
des accidents non-professionnels auprès
de son personnel.

Accidents de travail à SIG pour 1000 EPT

Les efforts de l’entreprise pour accroître
la mixité couvrent toutes les diversités.
SIG a toutefois décidé de mettre l’accent
sur la représentation des femmes. Pour
des raisons historiques, en raison de la
prédominance des métiers techniques,
celles-ci sont peu nombreuses à SIG.
Elles ont représenté 23 % de l’effectif
en 2025, soit une proportion identique
à celle de 2024.

retraite. Cela signifie que la m
futurs recrutements devrait do
à la nomination d’une femme. Le
mises en place pour accroître le
de femmes cadres sont de deu
Il s’agit, d’une part, de préparer
féminine à l’interne et, d’autre p
tenir des listes paritaires lors de
ments, en faisant notamment ap
chasseurs de têtes spécialisés

En se concentrant plus particulièrement
sur les femmes cadres, SIG souhaite donner une impulsion à l’ensemble de l’entreprise. En participant aux décisions
de recrutement, à la rémunération et à
la formation des équipes, les femmes
cadres pourront ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. En 2025, le taux de femmes chez
les cadres s’est élevé à 21 %, un chiffre
stable par rapport à 2024. SIG n’ayant
pas l’intention d’augmenter le nombre de
cadres, c’est lors de leur renouvellement
que l’occasion sera offerte d’augmenter
la part des femmes. D’ici à 2030, une
bonne quarantaine de cadres partira à la

Les années 2027 et 2030, qu
partir un nombre plus impo
cadres à la retraite, seront l’occ
rehausser le taux de femmes c

Projets industriels & solutions digitales

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Energie & écologie industrielle

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Distribution électricité & comptage

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Thermique, gaz et eau

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Relations clients

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Relations humaines

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Finances, durabilité, droit & risques

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Enfin, SIG continue de prom
place des femmes en général d
treprise, avec un comité divers
chargé d'étudier des sujets en
cette thématique (congé mate
longé, égalité salariale, enviro
de travail inclusif). Elle tente a
tirer de nouvelles recrues, pa
d’actions de promotions dans le
écoles ou par la mise en pla
marque employeur à travers laq

Total
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Objectif annuel < 36

* Cadres supérieurs et cadres supérieures dans la classification SIG.

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

19

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 Accroître la mixité
SIG s’engage pour la diversité et souhaite mettre un accent particulier sur la représentation des femmes dans
l’entreprise. SIG a décidé de mesurer cet engagement par la part des femmes cadres*, estimant qu’un signal fort devait
provenir du management. Il est attendu que les femmes représentent 30 % des cadres en 2030, contre 21 % en 2025.

mains, l’inclusion
s des trois
responsable ».

a fait de la sécurité et
mme objectif un nombre
s (EPT). Cet objectif
année du Covid).

lleurs, 55 % des accidents n’ont ené que de 0 à 3 jours d’arrêt de travail.
réduire encore le taux d’accidents,
eprise poursuit ses efforts sur l’oration des visites et les contrôles de
rité. Une attention accrue va être
e à la remontée des informations
ernant les « presque accidents » afin
éliorer les actions préventives. Enfin,
est aussi active dans la prévention
ccidents non-professionnels auprès
n personnel.

our 1000 EPT

2

34/62

Les efforts de l’entreprise pour accroître
la mixité couvrent toutes les diversités.
SIG a toutefois décidé de mettre l’accent
sur la représentation des femmes. Pour
des raisons historiques, en raison de la
prédominance des métiers techniques,
celles-ci sont peu nombreuses à SIG.
Elles ont représenté 23 % de l’effectif
en 2025, soit une proportion identique
à celle de 2024.

retraite. Cela signifie que la moitié des
futurs recrutements devrait donner lieu
à la nomination d’une femme. Les actions
mises en place pour accroître le nombre
de femmes cadres sont de deux ordres.
Il s’agit, d’une part, de préparer la relève
féminine à l’interne et, d’autre part, d’obtenir des listes paritaires lors des recrutements, en faisant notamment appel à des
chasseurs de têtes spécialisés.

En se concentrant plus particulièrement
sur les femmes cadres, SIG souhaite donner une impulsion à l’ensemble de l’entreprise. En participant aux décisions
de recrutement, à la rémunération et à
la formation des équipes, les femmes
cadres pourront ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. En 2025, le taux de femmes chez
les cadres s’est élevé à 21 %, un chiffre
stable par rapport à 2024. SIG n’ayant
pas l’intention d’augmenter le nombre de
cadres, c’est lors de leur renouvellement
que l’occasion sera offerte d’augmenter
la part des femmes. D’ici à 2030, une
bonne quarantaine de cadres partira à la

Les années 2027 et 2030, qui verront
partir un nombre plus important de
cadres à la retraite, seront l’occasion de
rehausser le taux de femmes cadres.

peut promouvoir les conditions de travail de l’entreprise permettant de mieux
concilier vie professionnelle et vie privée
(travail à distance, temps partiel, horaires
à la confiance).

Proportion de femmes cadres
2025

Enfin, SIG continue de promouvoir la
place des femmes en général dans l’entreprise, avec un comité diversité dédié
chargé d'étudier des sujets en lien avec
cette thématique (congé maternité prolongé, égalité salariale, environnement
de travail inclusif). Elle tente aussi d’attirer de nouvelles recrues, par le biais
d’actions de promotions dans les hautes
écoles ou par la mise en place de sa
marque employeur à travers laquelle elle

21 %

79 %

Hommes

Femmes

Part de femmes par direction (%)

Projets industriels & solutions digitales

17

Energie & écologie industrielle

13

Distribution électricité & comptage

10

Thermique, gaz et eau

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Relations clients

41

Relations humaines

52

Finances, durabilité, droit & risques

50

Total
2023

2024

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* Cadres supérieurs et cadres supérieures dans la classification SIG.

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Une juste rentabilité économique doit permettre à SIG de financer so
des énergies locales et non fossiles, en cohérence avec les ambitions
en assurant un partage équilibré de la valeur ajoutée générée par ses
L'entreprise vise un niveau de 4 % pour cette rentabilité à l’horizon 20
d’infrastructures, SIG a choisi de mettre l’accent sur le suivi de la ren
le ratio entre le résultat opérationnel (EBIT retraité) et la valeur écono

SIG fait face depuis quelques années à
des besoins d’investissements sans précédent. Sur la seule période 2025-2029,
l’entreprise compte investir 1.6 milliard de
francs. La moitié de ces montants sera
consacrée à la construction des ouvrages
et des réseaux nécessaires à la transition
énergétique. L’autre moitié financera notamment l’entretien et le renouvellement
des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité.
Ces investissements sont indispensables
autant pour garantir la sécurité d’approvisionnement et répondre aux nouveaux
besoins énergétiques que pour assurer
la résilience des infrastructures face aux
enjeux climatiques.
Dans ce contexte, SIG doit pouvoir compter sur une rentabilité suffisante et maîtrisée. Celle-ci doit permettre d’autofinancer
une part significative des investissements

◖ Un soutien dans la formation des électriciens
Contribuer à la formation de ses métiers de base et assurer ainsi la relève représente un enjeu important pour
SIG. C'est la raison pour laquelle l’entreprise a soutenu la
construction du nouveau Centre de formation romand des
électricien·nes de réseaux (Cifer) à Yverdon-les-Bains.
Ce centre de formation regroupe une trentaine de sociétés romandes actives dans la distribution d’électricité ou
l’installation de lignes aériennes. Il forme les apprentis,
offre des formations continues et prépare au brevet ainsi
qu'à la maîtrise fédérale. L’électricien de réseau travaille
sur les réseaux situés à l’extérieur, notamment sur les
lignes haute et moyenne tension, au contraire d’un installateur-électricien qui intervient sur les installations à
l’intérieur des bâtiments.

Dans le but de moderniser son centre de formation, Cifer
a entamé la construction d’un nouveau bâtiment dans
l’Y-Parc d’Yverdon-les-Bains. Le projet, devisé à 32 millions de francs, a fait l’objet d’un apport de SIG, à hauteur de 2.9 millions de francs, marquant la volonté de
l’entreprise de soutenir cette initiative. La construction
a démarré en automne 2025 et sa mise en service est
attendue pour la rentrée scolaire 2027.

Microtunnelier au Quai de la Poste

et de préserver la solidité fina
l’entreprise tout en offrant à se
des prestations de qualité à d
acceptables.

Cette rentabilité cible pour l’en
été fixée à 4 % sur la période 20
En tenant compte d’une valeur
industriels retraités de 3.3 mi
francs et d’un résultat opération
té de 51 millions de francs, la r
pour 2025 s’établit à 1.6 %. Ce ré
pour la deuxième année conséc
en-dessous de l’objectif. Plusieu
l’expliquent. Dans le secteur de
cité, le régulateur a fortement
marges autorisées alors que
mentation génère des coûts d
de plus en plus importants. Co
les réseaux de chaleur, les racco
des clients ne sont pas encore à

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

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21

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 Viser une juste rentabilité
Une juste rentabilité économique doit permettre à SIG de financer son programme d’investissements pour
des énergies locales et non fossiles, en cohérence avec les ambitions du Plan directeur de l'énergie (PDE), tout
en assurant un partage équilibré de la valeur ajoutée générée par ses activités avec toutes ses parties prenantes.
L'entreprise vise un niveau de 4 % pour cette rentabilité à l’horizon 2030. Compte tenu de ses nombreux projets
d’infrastructures, SIG a choisi de mettre l’accent sur le suivi de la rentabilité dégagée par ses actifs, en mesurant
le ratio entre le résultat opérationnel (EBIT retraité) et la valeur économique desdits actifs.

SIG fait face depuis quelques années à
des besoins d’investissements sans précédent. Sur la seule période 2025-2029,
l’entreprise compte investir 1.6 milliard de
francs. La moitié de ces montants sera
consacrée à la construction des ouvrages
et des réseaux nécessaires à la transition
énergétique. L’autre moitié financera notamment l’entretien et le renouvellement
des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité.
Ces investissements sont indispensables
autant pour garantir la sécurité d’approvisionnement et répondre aux nouveaux
besoins énergétiques que pour assurer
la résilience des infrastructures face aux
enjeux climatiques.
Dans ce contexte, SIG doit pouvoir compter sur une rentabilité suffisante et maîtrisée. Celle-ci doit permettre d’autofinancer
une part significative des investissements

on centre de formation, Cifer
’un nouveau bâtiment dans
s. Le projet, devisé à 32 milt d’un apport de SIG, à hauncs, marquant la volonté de
te initiative. La construction
25 et sa mise en service est
olaire 2027.

Microtunnelier au Quai de la Poste

et de préserver la solidité financière de
l’entreprise tout en offrant à ses clients
des prestations de qualité à des tarifs
acceptables.
Cette rentabilité cible pour l’entreprise a
été fixée à 4 % sur la période 2023-2030.
En tenant compte d’une valeur des actifs
industriels retraités de 3.3 milliards de
francs et d’un résultat opérationnel retraité de 51 millions de francs, la rentabilité
pour 2025 s’établit à 1.6 %. Ce résultat est,
pour la deuxième année consécutive, très
en-dessous de l’objectif. Plusieurs raisons
l’expliquent. Dans le secteur de l’électricité, le régulateur a fortement réduit les
marges autorisées alors que la réglementation génère des coûts de gestion
de plus en plus importants. Concernant
les réseaux de chaleur, les raccordements
des clients ne sont pas encore à la hauteur

des importants investissements réalisés,
ce qui crée une pression supplémentaire
sur l’objectif de rentabilité en différant les
revenus dans le futur. Par ailleurs, fidèle à
sa pratique ancrée de longue date, l’entreprise s’efforce de vendre ses prestations à des tarifs acceptables ; ses tarifs
d’électricité et de gaz ont été revus à la
baisse en 2025 et restent parmi les plus
avantageux du pays.
Enfin, on constate que le niveau d’endettement (584 MCHF) a cru en 2025 dans une
proportion maitrisée au regard du niveau
record d’investissements (298 MCHF en
2025), signe d’un sain équilibre de gestion
entre le financement et la réalisation de la
transition énergétique.

37/62

PL 13812

22

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Agir pour
l’environnement

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 Limiter la consommation de ressources énergétiq

Sur la base de sa consommation d’électricité de 2023 (à savoir 130 G
sa consommation en améliorant sa performance énergétique, et d’évi
soit 1.25 GWh par an. Concrètement, des actions d’amélioration de la
et les volumes de consommation ainsi évités sont calculés et cumulé

Le Conseil d’État genevois a décrété l’urgence climatique en 2019.
Son ambition est de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre
du canton d’ici à 2030, par rapport à leur niveau de 1990, et d’atteindre
la neutralité carbone en 2050. Afin de contribuer à ces ambitions,
SIG se veut exemplaire dans ses activités, en réduisant fortement
sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre.
Elle prend par conséquent les deux engagements suivants.
 Réduire les émissions de gaz à effet de serre de SIG
Les émissions directes de gaz à effet de serre (GES) de SIG, qui correspondent au «scope» 1 de son bilan
des émissions de gaz à effet de serre, se sont élevées en 2025 à 224'000 tonnes de CO2e (tCO2e).
L’entreprise vise une réduction de 40 % de ses émissions en 2030. Ses émissions brutes passeraient ainsi de
295'000 tCO2e en 2019 à 180'000 tCO2e en 2030.

Les émissions directes de l’entreprise
comprennent toutes les émissions produites par des ouvrages ou des machines
dont SIG a le contrôle opérationnel. Elles
correspondent au « scope » 1 de son bilan
de gaz à effet de serre (voir en page 33).
En 2025, ces émissions se sont élevées
à 224'000 tCO2e, en hausse de 12'000
tCO2e par rapport à 2024. Toutefois, le
niveau des émissions de 2025 demeure
inférieur de 23 % à celui de 2019, année
de référence. Plus de 90 % de ces émissions proviennent de trois activités : le
traitement des eaux usées à la station
d'épuration d'Aïre, l'incinération des déchets ménagers et la production de chaleur issue de gaz naturel à destination
des réseaux de chaleur à distance.
Les émissions dues à l’épuration des
eaux ont déjà été fortement réduites.
En 2023-2024, un nouveau procédé de
traitement de l’azote a été mis en place
à la STEP d’Aïre et a permis de réduire
fortement les émissions de gaz hilarant
(protoxyde d’azote). Celles-ci sont passées de 87'000 tCO2e en 2022 à 26'000
tCO2e en 2025.

Les émissions liées au traitement des
déchets se sont élevées à 114'000 tCO2e
en 2025, en hausse par rapport à 2024.
Ces émissions sont basées sur le tonnage des déchets incinérés et valorisés à
l’usine des Cheneviers, indépendamment
de la technologie utilisée. SIG ne maîtrise
pas ce tonnage puisqu’il reflète principalement la production de déchets du
canton. Le volume global des émissions
de GES liées à ce poste devrait suivre
la baisse attendue des volumes de déchets incinérés. Toutefois, le niveau des
émissions de 2025 demeure inférieur de
23 % à celui de 2019, année de référence.
avec la nouvelle politique cantonale sur
les déchets.
Le troisième poste important d’émissions concerne la production de chaleur
fossile des chaudières à gaz de SIG qui
alimentent pour partie les réseaux de
chaleur à distance. Ces émissions se sont
élevées à 73'000 tCO2e, soit un niveau
stable par rapport à 2024. Elles sont induites par les besoins en chauffage des
clients branchés sur ces réseaux.

Le passage à une production de chaleur
à base d’énergies renouvelables permettra, à terme, de réduire ces émissions.
SIG peut réduire ses émissions directes
dans d’autres secteurs, mais de façon
marginale. L’entreprise s’attache notamment à réduire les fuites de gaz sur son
réseau et sa consommation de gaz dans
ses procédés industriels, mais ces gains
se chiffrent au plus en dizaines de tCO2e.
Les émissions de sa flotte de véhicules
sont par ailleurs passées de 930 tCO2e
en 2019 à 690 tCO2e en 2025.

Conduites d'arrivée eau potable

En 2025, SIG a consommé 145 GWh
d’électricité sur l’ensemble de ses sites,
ce qui représente 5 % de la consommation
totale du canton (en hausse de 11 GWh par
rapport à 2024). Un quart de cette électricité est utilisé pour la distribution de
l’eau potable (37 GWh) et un autre quart
est destiné à l’acheminement ainsi qu'au
traitement des eaux usées (36 GWh), dont
les volumes dépendent de la consommation de ses clients. Un troisième quart est
absorbé par les réseaux de chaleur à distance (ou de froid) à distance, que ce soit
pour transporter l’eau qui circule dans ces
réseaux ou pour alimenter des pompes
à chaleur.

La consommation électrique de
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Consommation électrique de SIG (GWh)
Traitement et distribution eau potable
Acheminement et traitement eaux usées
Réseaux thermiques
(acheminement de chaleur et pompes à chaleur)
Incinération et valorisation des déchets
Production hydroélectrique
Autres
Total

Rapport de gestion et de durabilité 2025

t

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23

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 Limiter la consommation de ressources énergétiques de SIG
Sur la base de sa consommation d’électricité de 2023 (à savoir 130 GWh), SIG s’est fixé comme objectif de contenir
sa consommation en améliorant sa performance énergétique, et d’éviter ainsi la consommation de 10 GWh d’ici 2030,
soit 1.25 GWh par an. Concrètement, des actions d’amélioration de la performance énergétique sont mises en place
et les volumes de consommation ainsi évités sont calculés et cumulés depuis 2023.

ue en 2019.
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au et sa consommation de gaz dans
rocédés industriels, mais ces gains
iffrent au plus en dizaines de tCO2e.
émissions de sa flotte de véhicules
par ailleurs passées de 930 tCO2e
019 à 690 tCO2e en 2025.

Conduites d'arrivée eau potable

En 2025, SIG a consommé 145 GWh
d’électricité sur l’ensemble de ses sites,
ce qui représente 5 % de la consommation
totale du canton (en hausse de 11 GWh par
rapport à 2024). Un quart de cette électricité est utilisé pour la distribution de
l’eau potable (37 GWh) et un autre quart
est destiné à l’acheminement ainsi qu'au
traitement des eaux usées (36 GWh), dont
les volumes dépendent de la consommation de ses clients. Un troisième quart est
absorbé par les réseaux de chaleur à distance (ou de froid) à distance, que ce soit
pour transporter l’eau qui circule dans ces
réseaux ou pour alimenter des pompes
à chaleur.

La consommation électrique de SIG tend
à augmenter en raison, d’une part, d’une
plus grande consommation d’eau liée à
la croissance de la population et, d’autre
part, de l’électrification des usages. C’est
le cas notamment des réseaux de chaleur à distance qui sont en plein développement. Ces réseaux permettent à
la population de réduire ses besoins en
gaz et en mazout, et par conséquent ses
émissions de gaz à effet de serre, mais
ils augmentent en revanche les besoins
en électricité pour produire et acheminer cette énergie, consommation qui incombe cette fois principalement à SIG.

Consommation électrique de SIG (GWh)
Traitement et distribution eau potable

37

Acheminement et traitement eaux usées

36

Réseaux thermiques
(acheminement de chaleur et pompes à chaleur)

34

Incinération et valorisation des déchets

24

Production hydroélectrique

5

Autres

9

Total

145

Cette consommation liée aux réseaux
thermiques est ainsi passée de 25 GWh
en 2024 à 34 GWh en 2025.
C'est pourquoi, en raison des besoins accrus en électricité de la population, SIG
ne vise pas tant à réduire la sienne, mais
plutôt à la contenir par des mesures d'optimisation. L’énergie non-consommée à
la suite de ces mesures doit atteindre 10
GWh en 2030, soit un gain sur ces huit
années de 1.25 GWh par an. Entre 2023
et 2025, l'objectif a été atteint chaque
année, avec des gains respectivement
de 1.3, 1.9 et 1.7 GWh.
Une mesure en particulier a permis d’atteindre ce résultat. En 2025, le mode
d’exploitation de la distribution d’eau
potable a changé dans le but d’améliorer la chaîne de son traitement, ce qui
a permis incidemment d’optimiser la
consommation électrique de 0.9 GWh
(lire en page 24). Ainsi, alors que SIG a
distribué 2.3 % d’eau potable en plus en
2025, sa consommation électrique pour
son acheminement est restée stable.


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24

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ L’abaissement du Rhône pour réduire le risque
Un événement singulier se déroule sur le Rhône tous les
trois ou quatre ans. Le niveau du fleuve est abaissé de plusieurs mètres et laisse apparaître un paysage lunaire de
berges asséchées et de bas-fonds vaseux. Cette opération
spectaculaire vise à évacuer les sédiments apportés par
l’Arve et qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au
barrage de Verbois. Elle est exigée par le Canton et vise à
réduire le risque d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve.
Concrètement, le niveau du fleuve est abaissé au fil de
ses nombreux barrages jusque dans la région lyonnaise
dans le but d’en accélérer le courant afin qu’il emporte les
sédiments de manière contrôlée. Le dernier abaissement
partiel s’est déroulé au mois de mai 2025 durant dix jours.
1.4 million de m3 de sédiments a été évacué des retenues
des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny, soit un volume équivalent à 600 piscines olympiques.
Du fait de ses implications de l'autre côté de la frontière,
cette opération a été menée conjointement par SIG et les

◖ La distribution d’eau potable moins gourmande en énergie
La distribution de l’eau potable représente un quart de la
consommation électrique de SIG. Cette électricité permet
d’actionner les pompes utilisées pour extraire l’eau du lac
et des nappes phréatiques, puis pour l’acheminer jusqu’aux
consommateurs. Jusqu’il y a peu, l’eau était pompée principalement la nuit pour bénéficier d’une électricité moins
chère. SIG remplissait ainsi entièrement les réservoirs situés sur les hauteurs de la ville avant qu’ils ne soient vidés
le jour suivant au fil de la demande.
Concentré sur quelques heures la nuit, ce pompage avait
pour effet de solliciter fortement le réseau et le système
de filtration de l’eau. Dans le but d’optimiser la chaîne de
traitement, SIG a revu le mode d’exploitation du pompage
en 2025. L’eau est désormais pompée de jour comme de
nuit, en continu, en fonction de la demande.

Ce « lissage » a fait ses preuves puisque le système de traitement est ainsi amélioré. Il présente aussi un avantage
fortuit : il consomme moins d’électricité. Grâce à un pompage en continu, il n’est plus nécessaire de remplir entièrement les réservoirs la nuit, avec une pression et un débit
importants. Par ailleurs, les pompes, sollicitées avec moins
d’intensité, sont moins gourmandes en énergie. Ainsi, ce
nouveau mode d’exploitation a permis, à volume constant,
de réduire la consommation liée à la distribution de l’eau de
1 %, sur un total de 37 GWh par an. Il contribue ainsi à l’objectif d’optimisation de la consommation électrique de l’entreprise avec (voir en page 23). Les gains économiques du
pompage nocturne tel que réalisé précédemment ont été
peu ou prou compensés par une réduction de la consommation électrique.

instances
du fleuve
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Plusieurs
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Rapport de gestion et de durabilité 2025

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d’électricité. Grâce à un poms nécessaire de remplir entiè, avec une pression et un débit
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liée à la distribution de l’eau de
par an. Il contribue ainsi à l’obnsommation électrique de l’en23). Les gains économiques du
réalisé précédemment ont été
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Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ L’abaissement du Rhône pour réduire le risque d’inondation
Un événement singulier se déroule sur le Rhône tous les
trois ou quatre ans. Le niveau du fleuve est abaissé de plusieurs mètres et laisse apparaître un paysage lunaire de
berges asséchées et de bas-fonds vaseux. Cette opération
spectaculaire vise à évacuer les sédiments apportés par
l’Arve et qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au
barrage de Verbois. Elle est exigée par le Canton et vise à
réduire le risque d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve.
Concrètement, le niveau du fleuve est abaissé au fil de
ses nombreux barrages jusque dans la région lyonnaise
dans le but d’en accélérer le courant afin qu’il emporte les
sédiments de manière contrôlée. Le dernier abaissement
partiel s’est déroulé au mois de mai 2025 durant dix jours.
1.4 million de m3 de sédiments a été évacué des retenues
des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny, soit un volume équivalent à 600 piscines olympiques.
Du fait de ses implications de l'autre côté de la frontière,
cette opération a été menée conjointement par SIG et les

instances qui exploitent les barrages sur la partie française
du fleuve. Concilier l’exploitation des barrages, la sécurité
des personnes contre les crues et la préservation de l’environnement le long d’un fleuve transfrontalier représente
un véritable défi. Près de 400 collaborateurs, suisses et
français, ont été impliqués dans cette intervention hors
norme suivie 24 heures sur 24.
Plusieurs mesures importantes ont été prises pour préserver la faune. Des zones de refuges, telles que des lagunes et
des roselières, ont été aménagées et plusieurs pêches de
sauvegarde ont été réalisées. Il a également fallu maîtriser
en continu la concentration de matières en suspension dans
le fleuve. Cette concentration est restée bien en dessous
des maxima autorisés et a permis de fortement limiter la
mortalité piscicole. L’ensemble de ces actions ainsi que la
pleine collaboration avec les partenaires français de SIG
ainsi qu’avec les autorités ont permis de limiter fortement
l’impact de cet abaissement partiel sur l’environnement.

41/62

PL 13812

26

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Construire
des solutions
durables

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Extension des réseaux thermiques str

2021
2022
2023
2024
2025
50

Pour réduire l'impact sur le climat, SIG va augmenter la production d'électricité et
d'énergies thermiques non-fossiles et mieux exploiter ses rejets industriels. Elle
propose aussi à sa clientèle des solutions pour sortir des énergies fossiles. C'est
le sens des trois engagements suivants.
 Accélérer la production d’énergies locales et non-fossiles

700

Deux indicateurs ont été retenus pour mesurer cet engagement. Pour l’énergie thermique, il s’agit de passer
d’un volume de production de chaud et de froid de 314 GWh en 2023, année de référence, à 700 GWh en 2030**.
Pour l’électricité, l’objectif est d’atteindre une production de 1000 GWh en 2030, qu’elle provienne des installations
de SIG ou de producteurs indépendants (la consommation propre des autoproducteurs n’est pas considérée).

SIG s’est donné comme objectif d’augmenter sa production thermique non-fossile pour atteindre 700 GWh en 2030.
Combinés avec la valorisation future de
ses rejets industriels (voir en page 30),
ce sont au total 900 GWh d’énergie ther
thermique non-fossile que l’entreprise prévoit
de produire pour les RTS à l’horizon 2030.
En 2025, les premiers tarifs de l’énergie
thermique liés au monopole accordé à SIG
sont entrés en vigueur. Toujours en 2025,
et en raison d’un fort développement de
la construction des réseaux thermiques
au centre-ville, la coordination avec les
autorités cantonales et communales a
été renforcée afin de réduire l’impact des
chantiers sur la circulation. Par ailleurs,
SIG s’est associée avec la Ville de Genève
et le Canton pour trouver des solutions
d’indemnisations de commerçants

Production d’énergie thermique locale et

800

Afin de contribuer à la sortie des énergies fossiles que vise le Canton de Genève, SIG met tout en œuvre pour
augmenter la production d’énergies locales non-fossiles*, que ce soit pour la chaleur et le froid distribués dans
les réseaux thermiques ou pour l'électricité.

◖ Déploiement des réseaux
thermiques structurants
Le chauffage des bâtiments et la production d’eau chaude sanitaire représentent
plus de 50 % de la consommation énergétique du canton. Ils dépendent en grande
partie du gaz et du mazout. Pour remplacer une partie de ces combustibles d’origine fossile, le Canton veut déployer un
vaste réseau de chauffage à distance, en
partie alimenté par des énergies non-fossiles et indigènes. L’origine de cette éner
énergie est multiple ; elle peut provenir de
l’incinération des déchets, de l’eau du lac,
de la géothermie ou encore de la chaleur
fatale émise par les stations d’épuration.
SIG est chargée, d’une part, de mettre
en place et développer ces installations
de production d’énergie, et d’autre part,
de distribuer ces énergies à travers ses
réseaux. Ces installations de production
et de distribution d’énergies forment les
Réseaux thermiques structurants (RTS).

100

fortement touchés par certains de ces
chantiers.
Sur le plan technique, SIG réalise deux
programmes majeurs de distribution. Le
réseau GeniLac dans un premier temps,
qui puise l’eau du lac pour rafraîchir les
bâtiments en été ou les réchauffer en hiver avec l’appoint de pompes à chaleur.
GeniLac s’est d’abord développé dans le
secteur des organisations internationales
et de l’Aéroport. Il poursuit aujourd’hui
son extension au centre-ville, depuis Rive
pour atteindre le secteur de l’hôpital, ainsi que dans le quartier des banques et
dans le secteur Praille-Acacias-Vernets
(lire les encadrés en page 29 et 31). L’eau
est acheminée au centre-ville par une
conduite lacustre en cours de construction provenant de la nouvelle station de
pompage du Vengeron.

600
500
400
300
200
100
0

2022

L’autre programme, GeniTerre, distribue de la chaleur de plusieurs sources.
Aujourd’hui, celle-ci émane principalement de l’incinération des déchets et
d’une centrale à gaz . Demain viendront
s’ajouter les apports de la géothermie
et de la chaleur récupérée de la station
d’épuration d’Aïre. Ce réseau s’étend
pour l’heure principalement aux abords
du centre-ville, les dernières extensions ayant eu lieu dans les secteurs de
Châtelaine, Servette, Lancy, Carouge, ainsi que dans les nouveaux quartiers des
Grands-Esserts et des Cherpines.
Ces réseaux connaissent un développement soutenu. En 2025, 12 km de réseaux
ont été posés. Il s'agit d'un bon résultat
par rapport aux années précédentes,
d'autant plus notable que ces réseaux

2023

2024

se déploient désormais dans
teurs très urbanisés. Le réseau
GeniLac et GeniTerre s’étend d
sur 172 km et compte près de
meubles raccordés.

En matière de production de ch
a produit 373 GWh d’énergie no
en 2025, en hausse de plus de
par rapport à l’année précéden
augmentation provient princip
de la modernisation des install
récupération de chaleur à l’u
Cheneviers. Par ailleurs, l'insta
récupération de la chaleur du da
de la société informatique Info
produit ses premiers GWh en 2

L’usine des Cheneviers est pour
principal pourvoyeur d’énergie t

* Par énergie non-fossile, on comprend les énergies renouvelables ainsi que l’énergie produite par l’inciné
fédérales, n’est considérée comme renouvelable qu’à 50% étant donné qu’une partie des déchets servant
** Volumes injectés dans les réseaux thermiques structurants (RTS) et le réseau Cadiom.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

42/62

27

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Extension des réseaux thermiques structurants (km)

2021

135

2022

143

2023

150

2024

161

2025

172

50

100

150

200

ion d'électricité et
s industriels. Elle
es fossiles. C'est

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e froid distribués dans

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e, à 700 GWh en 2030**.
provienne des installations
n’est pas considérée).

Production d’énergie thermique locale et non-fossile (GWh)

800
700
600
500
400
300
200
100
0

2022

L’autre programme, GeniTerre, distribue de la chaleur de plusieurs sources.
Aujourd’hui, celle-ci émane principalement de l’incinération des déchets et
d’une centrale à gaz . Demain viendront
s’ajouter les apports de la géothermie
et de la chaleur récupérée de la station
d’épuration d’Aïre. Ce réseau s’étend
pour l’heure principalement aux abords
du centre-ville, les dernières extensions ayant eu lieu dans les secteurs de
Châtelaine, Servette, Lancy, Carouge, ainsi que dans les nouveaux quartiers des
Grands-Esserts et des Cherpines.
Ces réseaux connaissent un développement soutenu. En 2025, 12 km de réseaux
ont été posés. Il s'agit d'un bon résultat
par rapport aux années précédentes,
d'autant plus notable que ces réseaux

2023

2024

se déploient désormais dans des secteurs très urbanisés. Le réseau combiné
GeniLac et GeniTerre s’étend désormais
sur 172 km et compte près de 800 immeubles raccordés.
En matière de production de chaleur, SIG
a produit 373 GWh d’énergie non-fossile
en 2025, en hausse de plus de 63 GWh
par rapport à l’année précédente. Cette
augmentation provient principalement
de la modernisation des installations de
récupération de chaleur à l’usine des
Cheneviers. Par ailleurs, l'installation de
récupération de la chaleur du data-center
de la société informatique Infomaniak a
produit ses premiers GWh en 2025.

2025

2030

non-fossile. D’ici 2030, la station de pompage du Vengeron, représentera elle aussi
un fournisseur important de chaleur. En
2030, ces deux infrastructures fourniront chacun près de 40 % des 700 GWh
d’énergie non-fossile attendus. Le reste
proviendra notamment de la géothermie
et de quelques installations, comme une
centrale thermique à l’aéroport. À cela
s’ajoutera encore la production de 200
GWh issue de la valorisation des rejets
industriels de l’entreprise.
Pour l’heure, la cible fixée pour 2030, très
ambitieuse, paraît atteignable. L’atteinte
de l’objectif dépendra toutefois de la possibilité de mettre en service dans les délais certains projets importants.

L’usine des Cheneviers est pour l’heure le
principal pourvoyeur d’énergie thermique

* Par énergie non-fossile, on comprend les énergies renouvelables ainsi que l’énergie produite par l’incinération des déchets. Cette dernière, conformément aux prescriptions
fédérales, n’est considérée comme renouvelable qu’à 50% étant donné qu’une partie des déchets servant de combustible est d’origine fossile.
** Volumes injectés dans les réseaux thermiques structurants (RTS) et le réseau Cadiom.

43/62

PL 13812

28

Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ Augmentation de la production
d’électricité d’origine locale
Genève consomme chaque année près
de 2'500 GWh d’électricité. Un tiers
environ de ce volume est produit localement. Il l’est principalement par
les barrages hydroélectriques que SIG
exploite sur le Rhône (plus de 80 %) et,
dans une moindre mesure, par l’usine
des Cheneviers et les centrales photovoltaïques de SIG ou des auto-producteurs. Les deux autres tiers de la
consommation du canton sont achetés.
L’objectif que s’est fixé SIG consiste à
augmenter la production d’électricité locale et non-fossile d’environ 200
GWh afin d'atteindre 1'000 GWh par an
en 2030. La marge de progression de
l’hydraulique dans le canton étant faible,
c’est en développant massivement la
production solaire que l’objectif peut
être atteint. C’est d’ailleurs la piste que
suit le Canton dans son Plan directeur
de l’énergie.
SIG contribue à ce développement de
deux manières. D’une part, en tant que
productrice, elle réalise elle-même des
centrales, que ce soit sur ses propres
bâtiments ou sur des bâtiments de tiers
avec lesquels elle conclut un contrat
d’approvisionnement. D’autre part, SIG
joue un rôle très actif auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités
publiques pour les inciter à installer des
panneaux solaires par le biais d’accompagnement, d’études et d’incitations
financières.

À travers son programme éco21, SIG
propose aussi des formations et a créé
un réseau d’entreprises partenaires certifiées pour réaliser ces installations.

Elle a par ailleurs instauré à partir de
2026 une prime pour l’installation de
batteries afin d’inciter les producteurs
à augmenter leur autoconsommation.

Le solaire photovoltaïque a connu un essor remarquable ces dernières années.
En cinq ans, la puissance installée a
plus que doublé, passant de 70 MWc en
2020 à 175 MWc en 2025. Ce sont avant
tout les producteurs indépendants qui
portent cette dynamique, qu’ils soient
propriétaires de villas, entreprises ou
collectivités publiques. Ils représentent
80 % de cette puissance installée.

En ce qui concerne les installations solaires réalisées par SIG, l’année 2025
a connu une activité soutenue après
deux années en demi-teinte. 32 nouvelles installations ont été réalisées, ce
qui porte leur total à 150. La puissance
installée a ainsi augmenté de 5.4 MWc,
proche de la cible fixée pour l’année.

Toutefois, le canton n’échappe pas au
ralentissement que connaît ce secteur
dans le pays, en raison notamment de
la baisse de la rétribution de l’électricité
que les auto-producteurs revendent
aux distributeurs. En 2025 à Genève, 751
nouvelles installations ont été créées,
alors qu’on en a compté plus du double
en 2023 et 2024, années certes particulièrement fastes. En termes de puissance installée, ce ralentissement est
toutefois moins prononcé.
Pour maintenir une dynamique de croissance, SIG s’efforce, dans les limites
fixées par la Confédération, de rétribuer
la reprise de l’électricité à un niveau intéressant pour les auto-producteurs et
continue d’accorder des aides financières à l’investissement.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ La technique de « la taupe » pour limiter l’impact d
Limiter l’impact des chantiers sur le trafic nécessite des
efforts permanents de coordination et implique aussi de
relever des défis techniques. C’est le cas par exemple à
la rue Pierre-Fatio, dans le secteur de Rive, où SIG a dû
réaliser une sous-station en sous-sol pour les réseaux
thermiques structurants.
La construction de cet ouvrage s’est heurtée à une demande de préservation d'un arbre situé sur le périmètre,
qui a nécessité le déplacement de la sous-station sous la
rue Versonnex, une voie à très fort trafic. En adoptant une
technique de construction traditionnelle, une des deux

voies de l
tion dura
importan

SIG a do
Une épai
Versonne
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construct
de limiter
voie de ci
chantier s

En 2025, les installations photovoltaïques du canton ont donc injecté
dans le réseau 94 GWh, contre 69 en
2024. 30 GWh proviennent des installations de SIG et 64 GWh de celles
des producteurs indépendants (ce
chiffre ne tient pas compte de leur
autoconsommation).
Au total, la production d’électricité locale et non-fossile s’est élevée à 800
GWh en 2025, en baisse de 140 GWh
par rapport à 2024. Cette chute s’explique par une production hydraulique
en net retrait, et ceci pour deux raisons :
la production 2024 avait été exceptionnellement élevée car riche en précipitations et celle de 2025 a été diminuée
par l’opération d’abaissement du Rhône.

 Fournir des solutions bas carbone

Puissance des Installations photovoltaïques à Genève (MWc)

180
160

SIG souhaite offrir des solutions bas carbone à sa clientèle et l’inciter à
poursuit un double objectif : pour les réseaux thermiques, faire en so
2030, d’une part de renouvelable dans son approvisionnement. Pour

140
120
100
80
60
40
20
2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

En 2025, 67 % des clients connectés à un
réseau de chaleur à distance ont disposé
d’une part d’énergie renouvelable ou de
récupération, provenant principalement
de l’usine de valorisation des déchets des
Cheneviers (62 % en 2024). L’offre d’énergie verte dans les réseaux de chauffage à
distance est appelée à augmenter, grâce
aux sources d’énergies précédemment
évoquées.

En ce qui concerne le gaz, la p
nouvelable produite localemen
core marginale. Le biogaz dis
vendu dans le cadre de la gamm
est surtout acheté par des prop
de villas et des régies d’imme
sidentiels. Son potentiel de dé
ment (notamment à la STEP
dans le futur complexe Pôleb
lorisation des déchets verts) p

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

a par ailleurs instauré à partir de
6 une prime pour l’installation de
eries afin d’inciter les producteurs
gmenter leur autoconsommation.

ce qui concerne les installations soes réalisées par SIG, l’année 2025
onnu une activité soutenue après
x années en demi-teinte. 32 noues installations ont été réalisées, ce
porte leur total à 150. La puissance
allée a ainsi augmenté de 5.4 MWc,
che de la cible fixée pour l’année.

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29

Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ La technique de « la taupe » pour limiter l’impact des chantiers sur le trafic
Limiter l’impact des chantiers sur le trafic nécessite des
efforts permanents de coordination et implique aussi de
relever des défis techniques. C’est le cas par exemple à
la rue Pierre-Fatio, dans le secteur de Rive, où SIG a dû
réaliser une sous-station en sous-sol pour les réseaux
thermiques structurants.
La construction de cet ouvrage s’est heurtée à une demande de préservation d'un arbre situé sur le périmètre,
qui a nécessité le déplacement de la sous-station sous la
rue Versonnex, une voie à très fort trafic. En adoptant une
technique de construction traditionnelle, une des deux

voies de la rue Versonnex aurait été fermée à la circulation durant près d’une année, avec des conséquences
importantes sur le trafic en ville.
SIG a donc opté pour une construction « en taupe ».
Une épaisse dalle en béton a été construite sur la rue
Versonnex. Une fois réalisée, le trafic a été rétabli et le
sol a été creusé sous cette dalle. Cette technique de
construction a entraîné des surcoûts, mais elle a permis
de limiter à six semaines seulement la fermeture d’une
voie de circulation, réduisant ainsi fortement l’impact du
chantier sur le trafic.

2025, les installations photovolues du canton ont donc injecté
s le réseau 94 GWh, contre 69 en
4. 30 GWh proviennent des insations de SIG et 64 GWh de celles
producteurs indépendants (ce
ffre ne tient pas compte de leur
oconsommation).

total, la production d’électricité loe et non-fossile s’est élevée à 800
h en 2025, en baisse de 140 GWh
rapport à 2024. Cette chute s’exue par une production hydraulique
et retrait, et ceci pour deux raisons :
roduction 2024 avait été exceptionement élevée car riche en précipions et celle de 2025 a été diminuée
’opération d’abaissement du Rhône.

 Fournir des solutions bas carbone

)

24

SIG souhaite offrir des solutions bas carbone à sa clientèle et l’inciter à utiliser des énergies renouvelables. L’entreprise
poursuit un double objectif : pour les réseaux thermiques, faire en sorte qu’environ 80 % de sa clientèle dispose, en
2030, d’une part de renouvelable dans son approvisionnement. Pour le gaz, cet objectif se monte à 14 %.

2025

En 2025, 67 % des clients connectés à un
réseau de chaleur à distance ont disposé
d’une part d’énergie renouvelable ou de
récupération, provenant principalement
de l’usine de valorisation des déchets des
Cheneviers (62 % en 2024). L’offre d’énergie verte dans les réseaux de chauffage à
distance est appelée à augmenter, grâce
aux sources d’énergies précédemment
évoquées.

En ce qui concerne le gaz, la part de renouvelable produite localement est encore marginale. Le biogaz disponible,
vendu dans le cadre de la gamme Vitale,
est surtout acheté par des propriétaires
de villas et des régies d’immeubles résidentiels. Son potentiel de développement (notamment à la STEP d’Aïre et
dans le futur complexe Pôlebio de valorisation des déchets verts) permettra

d’augmenter la part des consommateurs
souhaitant utiliser du biogaz. Ils sont aujourd’hui 11 % à le faire.

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 Valoriser les rejets industriels
Certaines machines et installations de SIG génèrent accessoirement de la chaleur qui n’était, jusqu’à présent, pas
systématiquement exploitée. C’est le cas des moteurs, des transformateurs électriques ou des fumées issues de
l’incinération des déchets. Cette chaleur, dite «fatale», représente un gisement potentiel d’énergie à exploiter. SIG a
commencé à établir une cartographie des sites dont les rejets industriels sont susceptibles d’être utilisés, et compte
désormais les valoriser. Le potentiel pourrait atteindre 200 GWh à l’horizon 2030.

Deux importants projets de récupération
de chaleur sont au programme. Le premier consiste à récupérer la chaleur des
eaux usées arrivant à la station d’épuration d’Aïre (STEP), ce qui devrait fournir
près de 140 GWh par an. Ce projet s’insère
dans le vaste chantier de modernisation
de cette STEP dont les travaux sont en
cours. L’autre projet vise à récupérer la
chaleur des fumées de l’usine d’incinération des Cheneviers.
Ces deux projets de récupération ne sont
pas attendus avant la fin de la décennie.
D’autres actions, plus modestes, ont déjà
été mises en oeuvre. À la station d’épuration de Villette, les bâtiments sont chauffés depuis 2024 par la chaleur extraite lors
du traitement des eaux usées. Plusieurs
postes électriques sont aussi équipés de
système de récupération de chaleur.

◖ Une nouvelle passerelle sur le Rhône
La construction d’une nouvelle passerelle sur le Rhône a
démarré en automne 2025, à la hauteur de la presqu’île
d’Aïre. Ouvrage d’abord destiné aux piétons et aux vélos, il
représente aussi un élément-clé pour SIG puisqu’il sera le
point de passage de plusieurs réseaux importants.
En matière de chaleur à distance, cette passerelle permettra d’alimenter la rive gauche, notamment le futur quartier
des Cherpines, par la chaleur fournie par la station d’épuration d’Aïre, une fois sa modernisation achevée.

Images de synthèse

Dans le sens contraire, les eaux usées d’une partie de la
rive gauche y seront collectées pour rejoindre cette même
station d’épuration. Enfin, le réseau électrique empruntera
également ce passage pour enjamber le Rhône.
Ce projet a été conçu en étroite collaboration avec les communes d’Onex et de Vernier qui le financent partiellement.
L’ouvrage devrait être mis en service à partir de 2029.

◖ Un défi technique au centre-ville
Le déploiement du réseau GeniLac au centre de la ville fait
parfois appel à des techniques de construction inédites et
complexes. C’est le cas par exemple du tronçon qui relie
le Rhône, à la hauteur du Bâtiment des Forces Motrices, au
futur quartier Praille-Acacias-Vernets (PAV). Dans le cadre
de la pose de tuyaux de 1.20 de diamètre, l'option de fouilles
à ciel ouvert le long de la rue des Bains a été écartée en
raison d’un sous-sol déjà très encombré et d’un trop fort
impact sur le trafic. C’est donc la solution d’un forage par
microtunnelier qui a été retenue avec un triple défi : percer
une galerie sur 950 mètres, épouser la courbure de la rue
des Bains et éviter les obstacles dans le terrain, tels que
les ancrages des fondations d’immeubles alentours, en
s’enfonçant à une profondeur d’une vingtaine de mètres.
L’opération a nécessité de creuser un grand puits étanche
dans lequel le microtunnelier a été introduit jusqu’à la profondeur du forage. Le microtunnelier est un cylindre de 2,20
mètres dont la tête est dotée d’une roue armée de lames
qui fore le sol par rotation. Les déblais sont évacués après
avoir été mélangés à un liquide pour être aspirés vers la
sortie. Ce liquide injecté sous pression au niveau du forage
permet également de maitriser le risque de tassements

et de dés
est pouss
uns derri
tubes ont
conduites
mité du fo
microtunn
ce puits a
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Rapport de gestion et de durabilité 2025

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réseau électrique empruntera
enjamber le Rhône.

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n service à partir de 2029.

PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

◖ Un défi technique au centre-ville
Le déploiement du réseau GeniLac au centre de la ville fait
parfois appel à des techniques de construction inédites et
complexes. C’est le cas par exemple du tronçon qui relie
le Rhône, à la hauteur du Bâtiment des Forces Motrices, au
futur quartier Praille-Acacias-Vernets (PAV). Dans le cadre
de la pose de tuyaux de 1.20 de diamètre, l'option de fouilles
à ciel ouvert le long de la rue des Bains a été écartée en
raison d’un sous-sol déjà très encombré et d’un trop fort
impact sur le trafic. C’est donc la solution d’un forage par
microtunnelier qui a été retenue avec un triple défi : percer
une galerie sur 950 mètres, épouser la courbure de la rue
des Bains et éviter les obstacles dans le terrain, tels que
les ancrages des fondations d’immeubles alentours, en
s’enfonçant à une profondeur d’une vingtaine de mètres.
L’opération a nécessité de creuser un grand puits étanche
dans lequel le microtunnelier a été introduit jusqu’à la profondeur du forage. Le microtunnelier est un cylindre de 2,20
mètres dont la tête est dotée d’une roue armée de lames
qui fore le sol par rotation. Les déblais sont évacués après
avoir été mélangés à un liquide pour être aspirés vers la
sortie. Ce liquide injecté sous pression au niveau du forage
permet également de maitriser le risque de tassements

et de désordres structurels en surface. Le microtunnelier
est poussé par des tubes de béton qui sont emboîtés les
uns derrière les autres au fil de l’avancée du forage. Ces
tubes ont formé la galerie dans laquelle seront posées les
conduites proprement dites du réseau GeniLac. A l’extrémité du forage, un autre puits a été creusé pour extraire le
microtunnelier. Faute de place dans un quartier très dense,
ce puits a été réalisé directement dans le lit du Rhône, à
l’intérieur d’une enceinte de palplanches. Ce forage, qui a
représenté de très nombreux défis techniques, s’est déroulé sur trois mois, à raison d’une avancée moyenne d’environ
18 mètres par jour. Un autre forage a permis de traverser
l’Arve, à une profondeur d’environ quatre mètres sous le
fond de la rivière.
Une fois les travaux terminés, l’eau du lac sera acheminée
par une conduite sous-lacustre jusqu’à la galerie, puis sera
raccordé à un échangeur thermique situé dans le nouveau
quartier de l’ancienne caserne des Vernets. Ce dispositif permettra d’alimenter en chaud et en froid le secteur
Praille-Acacias-Vernets.


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Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Bilan des
émissions de gaz
à effet de serre*

SCOPE 1

 émissions directes (tCO2e)
318
23

273

295

22

236

251

24
212

Les émissions de SIG par périmètre

2019

2023

2024

241

17
224

2025

Répartition du SCOPE 1

SIG** émet 1'044'200
tonnes de gaz à
effet de serre (GES)
par année. Plus
des deux tiers de
ces émissions sont
générés par les
livraisons à sa clientèle
de gaz, d’électricité
et de chaleur.

Répartition des
émissions totales

Les émissions de gaz à effet de serre
(GES) produites par une entreprise indiquent la charge que cette dernière fait
peser sur l’environnement, et plus particulièrement sur le climat. Ces émissions
sont reportées dans le bilan des émissions de gaz à effet de serre. Pour une
entreprise, ce diagnostic constitue le
point de départ de toute action visant à
réduire son empreinte carbone.

1'044'200 tonnes équivalent CO2 (tCO2e)
en 2025. Ce chiffre est conséquent,
mais il s’explique par les activités spécifiques de l’entreprise. Pour SIG, comme
pour tous les fournisseurs d’énergies,
la consommation énergétique de ses
clients est prise en compte dans son
propre bilan. Ainsi, les besoins en chaleur, en gaz et en électricité de la population et des entreprises genevoises
représentent plus des deux tiers des
émissions de SIG.

SIG calcule son bilan des émissions de
gaz à effet de serre en conformité avec
le protocole Greenhouse gas protocol
(GHGP)***. Cette troisième version publiée du bilan reflète la compréhension
et les connaissances actuelles de l’entreprise concernant ses émissions en
lien avec ses activités. Il est susceptible
d’évoluer.

Tout bilan des gaz à effet de serre distingue plusieurs périmètres, selon le
niveau de maîtrise dont dispose l’entreprise pour juguler ses émissions. Ces
périmètres (ou « scopes »), sont décrits
ci-après. Pour chacun d'entre eux, des
objectifs de réduction de GES sont
proposés, en cohérence avec les engagements RSE de l'entreprise liés aux
aspects environnementaux.

Prises dans leur globalité, les émissions
de GES imputables à SIG s’élèvent à

SCOPE 1
21.7 %

SCOPE 2
1 .6%

Le scope 3 en détails

88 % livraison
des produits et
services vendus

1 million
tCO2e

59 % gaz / 29 % électricité

0.8 million
tCO2e

SCOPE 3
76.7 %
* Terme préféré à celui de bilan carbone.
** SIG sans ses participations.
*** Protocole international visant à établir des règles pour définir les émissions de gaz à effet de serre (ghgprotocol.org).

1 % transport
de marchandises
amont
11% achats de
produits et services

Incinération des déchets

114’000

Postes

Chaufferie à gaz

73’000

Eau pot

Traitement des eaux usées

26’000

Thermiq

Pertes dans le réseau gaz

10’000

Eaux us

Autres (notamment les véhicules)

1’000

Autres

Total

224’000

Total

Total Scope 1 + Scope 2
Le scope 1 englobe les émissions directes de SIG, c’est-à-dire les émissions
produites par des installations dont SIG
a le contrôle opérationnel. Il s’élève à
224'000 tCO2e, en légère hausse par
rapport à 2024. La principale source
d’émissions provient de l’incinération
des déchets à l’usine des Cheneviers,
avec 114'000 tCO2e, soit 11 '000 tonnes
de plus qu’en 2024. Ces émissions sont
proportionnelles au volume des déchets
incinérés, qui dépend lui-même de la production de déchets de la population et
des entreprises genevoises.
La deuxième source d’émissions provient de la production de chaleur issue de
chaudières à gaz et destinée au réseau
de chaleur à distance. Ces émissions
s’élèvent à 73'000 tCO2e, en très légère
hausse par rapport à 2024.
Le troisième poste important émane du
traitement de l’azote des eaux usées
dans les stations d’épuration. Un changement des installations en 2023-2024
a permis de fortement réduire ces émissions de 87' 000 tCO2e en 2022 à 26' 000
tCO2e en 2025. Le scope 1 intègre
d’autres sources d’émissions, telles que
la consommation des véhicules de l’entreprise ou les fuites de son réseau de

gaz. La réduction des émissio
périmètre est un enjeu priorita
l’objet du quatrième engageme
page 22).

Le scope 2 est relatif à la conso
électrique de SIG pour ses be
dustriels et administratifs. En
tel, consommer de l’électricité
duit pas de CO2. C’est sa produ
en génère. Pour calculer ces é
SIG applique depuis 2025 la
dite « location-based ». Celleun facteur d’émission unique p
l’électricité consommée par l’e
correspondant au mix moyen d
suisse. Ce facteur d’émission, ju
fixé à 125* gCO2e/kWh, se situ
mais à 91 gCO2e/kWh selon les d
de la feuille de route zéro net d
fédéral de l’environnement d’é
En raison de ce changement d
en 2025, les émissions se sont
17'000 tCO2e, contre 24'000 t
2024. À noter que jusqu’en 2
utilisait une méthode mixte q
compte de sa production propr
d’origine hydraulique et donc
émissions. L’utilisation de la
« location-based » a nécessité
culer tous les chiffres antérieur

* Base de données KBOB (Ökobilanzdaten im Baubereich) de la Confédération.
** Feuille de route net zéro

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

48/62

SCOPE 1

SCOPE 2

 émissions directes (tCO2e)

 émissions indirectes (tCO2e)

318

az
*

23

-40%

273

295

22

236

251

24
212

241

par rapport
à 2019

17
192

224

15
177

net zéro2

SIG par périmètre

2019

2023

2024

2025

Objectif 2030

bilan des gaz à effet de serre dise plusieurs périmètres, selon le
u de maîtrise dont dispose l’entrepour juguler ses émissions. Ces
mètres (ou « scopes »), sont décrits
rès. Pour chacun d'entre eux, des
ctifs de réduction de GES sont
osés, en cohérence avec les enments RSE de l'entreprise liés aux
cts environnementaux.

détails

88 % livraison
des produits et
services vendus

59 % gaz / 29 % électricité

1 % transport
de marchandises
amont
11% achats de
produits et services

Objectif 2050

Répartition du SCOPE 2

Répartition du SCOPE 1

'200 tonnes équivalent CO2 (tCO2e)
025. Ce chiffre est conséquent,
il s’explique par les activités spécis de l’entreprise. Pour SIG, comme
tous les fournisseurs d’énergies,
nsommation énergétique de ses
ts est prise en compte dans son
re bilan. Ainsi, les besoins en chaen gaz et en électricité de la poion et des entreprises genevoises
ésentent plus des deux tiers des
sions de SIG.

n

33

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Incinération des déchets

114’000

Postes électriques

6’700

Chaufferie à gaz

73’000

Eau potable et gaz

3’600

Traitement des eaux usées

26’000

Thermique

3'100

Pertes dans le réseau gaz

10’000

Eaux usées

2’900

1’000

Autres

900

Total

17’200

Autres (notamment les véhicules)
Total

224’000
Total Scope 1 + Scope 2

Le scope 1 englobe les émissions directes de SIG, c’est-à-dire les émissions
produites par des installations dont SIG
a le contrôle opérationnel. Il s’élève à
224'000 tCO2e, en légère hausse par
rapport à 2024. La principale source
d’émissions provient de l’incinération
des déchets à l’usine des Cheneviers,
avec 114'000 tCO2e, soit 11 '000 tonnes
de plus qu’en 2024. Ces émissions sont
proportionnelles au volume des déchets
incinérés, qui dépend lui-même de la production de déchets de la population et
des entreprises genevoises.
La deuxième source d’émissions provient de la production de chaleur issue de
chaudières à gaz et destinée au réseau
de chaleur à distance. Ces émissions
s’élèvent à 73'000 tCO2e, en très légère
hausse par rapport à 2024.
Le troisième poste important émane du
traitement de l’azote des eaux usées
dans les stations d’épuration. Un changement des installations en 2023-2024
a permis de fortement réduire ces émissions de 87' 000 tCO2e en 2022 à 26' 000
tCO2e en 2025. Le scope 1 intègre
d’autres sources d’émissions, telles que
la consommation des véhicules de l’entreprise ou les fuites de son réseau de

gaz. La réduction des émissions de ce
périmètre est un enjeu prioritaire et fait
l’objet du quatrième engagement (lire en
page 22).
Le scope 2 est relatif à la consommation
électrique de SIG pour ses besoins industriels et administratifs. En tant que
tel, consommer de l’électricité ne produit pas de CO2. C’est sa production qui
en génère. Pour calculer ces émissions,
SIG applique depuis 2025 la méthode
dite « location-based ». Celle-ci retient
un facteur d’émission unique pour toute
l’électricité consommée par l’entreprise
correspondant au mix moyen du réseau
suisse. Ce facteur d’émission, jusqu’alors
fixé à 125* gCO2e/kWh, se situe désormais à 91 gCO2e/kWh selon les directives
de la feuille de route zéro net de l’Office
fédéral de l’environnement d’émission.
En raison de ce changement de facteur,
en 2025, les émissions se sont élevées à
17'000 tCO2e, contre 24'000 tonnes en
2024. À noter que jusqu’en 2024, SIG
utilisait une méthode mixte qui tenait
compte de sa production propre, surtout
d’origine hydraulique et donc à faibles
émissions. L’utilisation de la méthode
« location-based » a nécessité de recalculer tous les chiffres antérieurs à 2025.

* Base de données KBOB (Ökobilanzdaten im Baubereich) de la Confédération.
** Feuille de route net zéro

241’200
Par ailleurs, selon le Greenhouse gas
protocol, les émissions du scope 2 devraient aussi être calculées selon la
méthode dite « market-based », qui
tient compte des garanties d’origine de
chaque kilowattheure acheté. Selon cette
approche, les émissions de SIG s’élèveraient à 3'000 tCO2e, en raison de la
qualité écologique élevée de l’électricité achetée par SIG. Cette méthode n’est
toutefois pas retenue dans ce rapport,
l’entreprise préférant publier ses émissions selon l’approche « location-based »,
un choix recommandé notamment par
le guide RSE du secrétariat à l’économie
(SECO) ainsi que par Suisseenergie.
Les efforts réalisés par SIG pour contenir
sa consommation électrique font l’objet
du cinquième engagement du présent
rapport (lire en page 23). Pour les scopes
1 et 2, SIG vise pour 2030 une réduction
de ses émissions de 40 % par rapport à
2019.

49/62

PL 13812

34

Rapport de gestion et de durabilité 2025

SCOPE 3

 émissions indirectes

Le scope 3 englobe toutes les émissions indirectes de GES provenant des activités d’une entreprise. Ce périmètre représente
80 % du bilan de l’entreprise et s’établit à 803'000 tCO2e. Le
poste le plus important est constitué par le gaz vendu par SIG
à ses clients. Il représente 476'000 tCO2e, un niveau stable par
rapport à 2024. Les ventes d’électricité représentent quant à
elles 229'000 tCO2e, en forte baisse par rapport à 2024 (313 000
tCO2), en raison d’une nouvelle valeur d’émission attribuée au
mix électrique suisse (voir scope 2). Pour réduire les émissions
du scope 3, deux mesures sont jugées prioritaires : l’accélération
de la production d’énergies locales et non-fossiles ainsi que la
fourniture de solutions bas carbone. Elles font l’objet des sixième
et septième engagements (lire en pages 26 et 29).

921
857
806

803

-40%

par rapport
à 2019

562

1
La base 2019 a été révisée en 2024 suite à l'identification de nouvelles émissions,
ainsi qu'aux adaptations des facteurs d'émissions et des pouvoirs de
réchauffement de certains gaz à effet de serre.

L'objectif « net zéro » visé en 2050 nécessitera la compensation ou
le stockage des émissions incompressibles émises par SIG.

2

Répartition du SCOPE 3
Livraison de gaz

476’000

Distribution d’électricité

229’000

Achats de matériel et services

87’000

Transport de marchandises

7’000

Autres (mobilité collaborateurs, etc)

4’000

Total

803’000

◖ Avertissement sur les données
Il peut arriver que certains chiffres, pour une année
donnée, ne soient pas identiques d’un rapport à l’autre.
Ces ajustements s’expliquent par un changement
méthodologique dans la construction de la donnée
et peut entraîner un ajustement, comme cela a été le
cas pour le scope 2 et le scope 3. Ces changements
sont en principe annoncés, sauf pour les cas mineurs.

net zéro2
20191

2023

2024

2025

Objectif
2030

Objectif
2050

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

1

4

Les besoins
en chaleur, en gaz
et en électricité
de la population
et des entreprises
genevoises
représentent plus
des deux tiers
des émissions de gaz
à effet de serre
de SIG.

803

-40%

par rapport
à 2019

562

net zéro2
2025

Objectif
2030

Objectif
2050

50/62

35

51/62

PL 13812

36

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Une gouvernance
au service de
la stratégie

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 L’organisation s’aligne sur la chaîne de vale
Directions industrielles
Direction clients
Directions transverses
Projets
industriels &
solutions
digitales

PRODUCTION

La gouvernance

La nouvelle stratégie
de SIG, adoptée en
2024, a servi de
référence à une
nouvelle organisation
mise en place en 2025.
Cette dernière doit
permettre de mieux
répondre aux missions
de l’entreprise et à son
caractère industriel.

Les missions et les activités de SIG sont
définies par la Constitution genevoise
ainsi que par différentes lois, dont celle
sur l’organisation des Services industriels de Genève. Plusieurs politiques
publiques cantonales lui assignent également des tâches. C’est le cas notamment du Plan directeur de l’énergie, qui
attribue à SIG le rôle de « bras industriel
de la politique énergétique cantonale »,
ou encore de la Convention d’objectifs
signée entre l’Etat de Genève et SIG.
◖ Une nouvelle stratégie
Compte tenu de ce cadre fixé par les autorités politiques, l’entreprise s’est dotée
à la fin de l’année 2024 d’une nouvelle
stratégie, validée par le Conseil d’administration. Ce document réaffirme l’importance des activités historiques de
SIG, tout en mettant l’accent sur les principales priorités de l’entreprise.
Ces priorités sont au nombre de quatre.
SIG confirme d’abord son rôle d’entreprise de proximité et l’importance qu’elle
accorde à la satisfaction de sa clientèle.
Elle réaffirme ensuite ses priorités industrielles qui consistent notamment
à développer la production d’énergies
thermiques renouvelables, à construire
le réseau qui distribuera ces énergies
ainsi qu’à faciliter l’augmentation de la

capacité de production d’électricité d’origine photovoltaïque. Par ailleurs, l’entreprise doit maintenir un haut niveau de
compétences techniques et transmettre
sa culture d’entreprise dans un contexte
où près de la moitié de son personnel
sera renouvelée ces prochaines années
à la suite de départs à la retraite. Enfin,
compte tenu du très ambitieux programme d’investissements en cours, et
de l’exemplarité requise en tant qu’entreprise de service public, SIG doit gérer
ses finances de manière rigoureuse et
transparente.
◖ Entreprise réorganisée
Cette stratégie a servi de référence à la
nouvelle organisation de l’entreprise qui
s’est mise en place courant 2025. Cette
dernière renforce le caractère industriel de SIG et doit permettre de mieux
répondre à ses missions. L’organisation
reflète la chaine de valeur de SIG, de la
production à la fourniture de services essentiels, en passant par les réseaux de
distribution, avec le support essentiel des
directions transverses.

Scannez ce code
pour découvrir
la stratégie
de SIG

Énergie &
écologie
industrielle

◖ Les organes de gouvernance
Le Conseil d’administration (CA), autorité de surveillance de l’entreprise, est
garant de la mission de SIG. Il élabore la
stratégie, valide le plan d’affaires à cinq
ans, contrôle le fonctionnement global
de l’entreprise et exerce la surveillance
de la Direction générale. Le CA est composé de 24 membres, élus pour cinq ans
et représentant les propriétaires de l’entreprise, à savoir le Canton à hauteur de
55 %, la Ville de Genève (30 %) et les quarante-quatre autres communes (15 %). Le
personnel de l’entreprise est également
représenté et dispose de quatre sièges.
Le CA se réunit une vingtaine de fois
par année. Trois comités l’appuient : le
Comité Stratégie et Bureau, le Comité
Audit et Risques ainsi que le Comité
Nominations et Rémunérations.
La Direction générale exerce des activités dans cinq domaines principaux :
orientation, planification, mise en œuvre,
contrôle et amélioration. Elle est présidée
par une directrice générale et compte
sept directrices exécutives et directeurs
exécutifs. Leur nomination est validée
par le Conseil d’administration puis soumise à l’approbation du Conseil d’État.

◖ Le pilotage du Rap
de gestion et de d
SIG a constitué un
prises) chargé de l
Il collecte les inform
de leur validité et r
ché à la Directrice
Direction générale

Scannez ce co
pour découvri
l’organisation
de SIG

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

ce

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

 L’organisation s’aligne sur la chaîne de valeur
Directions industrielles
Direction clients
Directions transverses
Projets
industriels &
solutions
digitales

PRODUCTION

La gouvernance

cité de production d’électricité d’oriphotovoltaïque. Par ailleurs, l’entredoit maintenir un haut niveau de
pétences techniques et transmettre
lture d’entreprise dans un contexte
ès de la moitié de son personnel
renouvelée ces prochaines années
uite de départs à la retraite. Enfin,
pte tenu du très ambitieux prome d’investissements en cours, et
xemplarité requise en tant qu’ense de service public, SIG doit gérer
nances de manière rigoureuse et
parente.

reprise réorganisée
e stratégie a servi de référence à la
elle organisation de l’entreprise qui
mise en place courant 2025. Cette
ère renforce le caractère indusde SIG et doit permettre de mieux
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uction à la fourniture de services esels, en passant par les réseaux de
bution, avec le support essentiel des
tions transverses.

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tratégie
SIG

Finances,
durabilité,
droit &
risques

DISTRIBUTION

Distribution
électricité &
comptage

Énergie &
écologie
industrielle

COMMERCIALISATION

Relations
clients
Thermique,
gaz & eau

◖ Les organes de gouvernance
Le Conseil d’administration (CA), autorité de surveillance de l’entreprise, est
garant de la mission de SIG. Il élabore la
stratégie, valide le plan d’affaires à cinq
ans, contrôle le fonctionnement global
de l’entreprise et exerce la surveillance
de la Direction générale. Le CA est composé de 24 membres, élus pour cinq ans
et représentant les propriétaires de l’entreprise, à savoir le Canton à hauteur de
55 %, la Ville de Genève (30 %) et les quarante-quatre autres communes (15 %). Le
personnel de l’entreprise est également
représenté et dispose de quatre sièges.
Le CA se réunit une vingtaine de fois
par année. Trois comités l’appuient : le
Comité Stratégie et Bureau, le Comité
Audit et Risques ainsi que le Comité
Nominations et Rémunérations.
La Direction générale exerce des activités dans cinq domaines principaux :
orientation, planification, mise en œuvre,
contrôle et amélioration. Elle est présidée
par une directrice générale et compte
sept directrices exécutives et directeurs
exécutifs. Leur nomination est validée
par le Conseil d’administration puis soumise à l’approbation du Conseil d’État.

Relations
humaines

◖ Le pilotage du Rapport
de gestion et de durabilité
SIG a constitué un Comité RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) chargé de la rédaction du Rapport de gestion et de durabilité.
Il collecte les informations relatives aux objectifs du rapport, s’assure
de leur validité et rédige le rapport. Ce comité est directement rattaché à la Directrice générale adjointe. Le Rapport est préavisé par la
Direction générale puis validé par le Conseil d’administration.

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pour découvrir
l’organisation
de SIG

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PL 13812

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Rapport de gestion et de durabilité 2025

La Direction générale

 VÉRONIQUE
ATHANÉ RYSER

 CÉLINE
GAUDERLOT

 VIRGINIE
FORTUN

 THIERRY
GAUDREAU

Directrice générale
(depuis 2024)

Directrice générale adjointe
(depuis juillet 2025)

Énergie et Écologie industrielle
(depuis 2025)

Représentations
ASIG (Association Suisse
de lʼIndustrie Gazière)

Finances
(depuis 2015)

Distribution Electricité et
Comptage A.I
(depuis 2025)

 LAURENT
MINEAU

 CLIFF
MOESCHING

 ROBERT
MONIN

 ALAIN
ZBINDEN

Relations clients
(depuis 2025)

Thermique, Gaz et Eau
(depuis 2025)

Relations humaines
(depuis 2013)

Droit, Achats et Risques
(depuis 2008)
Directeur général adjoint
(jusqu’à juillet 2025)

Représentations
EOS Holding SA
CADIOM SA

Projets Industriels et Solutions
Digitales
(depuis 2025)

Représentations
CAP Prévoyance
Swisspower AG

Représentations
Arenamet SA
PôleBio Energies SA

Représentations
SFMCP SA
CGC Holding SA (et ses filiales)

◖ Changements à la Direction générale
Plusieurs changements sont intervenus à la Direction générale durant l’année 2025. Clara Millard Dereudre,
Gilles Garazi et Vincent Collignon ont quitté leur fonction. Quatre nouveaux membres ont rejoint la Direction générale :
Virginie Fortun, Cliff Moesching, Laurent Mineau et Thierry Gaudreau.

Rapport de gestion et de durabilité 2025

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 THIERRY
GAUDREAU
Énergie et Écologie industrielle
(depuis 2025)
Représentations
Arenamet SA
PôleBio Energies SA

 ALAIN
ZBINDEN
Droit, Achats et Risques
(depuis 2008)
Directeur général adjoint
(jusqu’à juillet 2025)
Représentations
SFMCP SA
CGC Holding SA (et ses filiales)

025. Clara Millard Dereudre,
ejoint la Direction générale :

Rapport de gestion et de durabilité 2025

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39

55/62

PL 13812

40

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Rapport de gestion et de durabilité 2025

Le Conseil d’administration

Nom

 ROBERT CRAMER
Président
Conseil dʼEtat

 JULIE UDRY
Vice présidente

 BÉATRICE STÜCKELBERG
VIJVERBERG

 LAURA
HEYMANN-SALMON

 MARC
RÄDLER

 SYLVIA
LEUENBERGER

 AMANDA
GAVILANES

Conseil dʼEtat

Conseil dʼEtat

Conseil dʼEtat

Grand Conseil

2024

2024

2018

2024

Grand Conseil

Conseil dʼEtat

2024

2023

2018

Nom

 NICOLAS
PIVIN

 FARID
SAFI

 FLORENCE
SCHURCH

 HUGO
ZBINDEN

 MARJORIE
DE CHASTONAY

 FLORIAN
MARTENOT

 PHILIPPE MEYE
DE STADELHOFEN

Représente

Grand Conseil

Grand Conseil

Grand Conseil

Grand Conseil

Ville de Genève

Ville de Genève

Ville de Genève

2024

2024

2024

2014

2025

2024

2024

 MARIE-PIERRE
THEUBET

 MATHIAS
BUSCHBECK

 FLORIAN
GROSS

 MARYAM
YUNUS EBENER

 JÉRÔME
CUSIN-ROLLET

 LUCIE MATTHEY
DE L'ENDROIT

 VÉRONIQUE TAN
HENNEBERG

Ville de Genève

Communes

Communes

Communes

Personnel SIG

Personnel SIG

Personnel SIG

2022

2024

2024

2020

2022

2023

2024

Représente

Président du CSB

Membre depuis

Membre depuis

Nom
Représente
Membre depuis

(avec voix consultative)

Présidente du CNR

Président du CAR

PL 13812

Rapport de gestion et de durabilité 2025

ELBERG

56/62

41

Rapport de gestion et de durabilité 2025

 LAURA
HEYMANN-SALMON

 MARC
RÄDLER

 SYLVIA
LEUENBERGER

 AMANDA
GAVILANES

 CYRIL
NOBS

Conseil dʼEtat

Conseil dʼEtat

Conseil dʼEtat

Grand Conseil

Grand Conseil

2024

2024

2018

2024

2024

 HUGO
ZBINDEN

 MARJORIE
DE CHASTONAY

 FLORIAN
MARTENOT

 PHILIPPE MEYER
DE STADELHOFEN

 PIERRE-LOUIS
SCHMITT

Grand Conseil

Ville de Genève

Ville de Genève

Ville de Genève

Ville de Genève

2014

2025

2024

2024

2024

 MARYAM
YUNUS EBENER

 JÉRÔME
CUSIN-ROLLET

 LUCIE MATTHEY
DE L'ENDROIT

 VÉRONIQUE TANERG
HENNEBERG

 YVES
WARPELIN

Communes

Personnel SIG

Personnel SIG

Personnel SIG

Personnel SIG

2020

2022

2023

2024

2016

Présidente du CNR

Président du CAR


57/62

PL 13812

Impressum

Contact

Couverture
Barrage de Verbois

Robert Cramer
Président

Crédits images
Niels Ackermann, Olivier Bain,
Aurélien Bergot, Magali Girardin,
Loïc Herin, Jay Louvion,
François Martin, Pierre Vallier

Céline Gauderlot
Directrice générale adjointe
Directrice exécutive Finances,
Durabilité, Droit et Risques
Isabelle Dupont-Zamperini
Relations publiques
Porte-parole de SIG
isabelle.dupont-zamperini@sig-ge.ch

sig-ge.ch

Adresse
Chemin du Château-Bloch 2,
1219 Lignon
Service clients SIG
Tél. 0844 800 808
(gratuit depuis la Suisse)

Réalisation
SIG
Impression
Imprimé par SIG
sur papier Refutura
100 % recyclé

Mars 2026

Véronique Athané Ryser
Directrice générale

PL 13812

58/62

ANNEXE 2


59/62

PL 13812

Faits marquants 2025
Le résultat de gestion 2025 s’est établi à 28 MCHF, soit un niveau en hausse par rapport à 2024, marquant
le retour durant l’année 2025, à des conditions d’approvisionnement en énergies proches de celles d’avant
la crise énergétique de 2022. Le résultat est toutefois demeuré en retrait de 37% par rapport au budget
compte tenu, notamment, de volumes de ventes inférieurs aux prévisions sur plusieurs activités majeures,
en lien avec les effets du climat et de la sobriété énergétique, déjà observés au cours des dernières
années.
Parallèlement, afin de garantir la fiabilité et la qualité de ses missions historiques tout en assumant
pleinement son rôle de bras industriel dans le cadre de la transition écologique menée par le canton, SIG
a poursuivi un programme d’investissements particulièrement ambitieux. En 2025, 292 MCHF ont ainsi
été engagés dans divers projets de renouvellement ou de déploiement d’actifs, soit un montant en ligne
avec les engagements prévus dans le budget (298 MCHF) et en hausse par rapport à celui déjà très élevé
de 2024 (275 MCHF).
Comptes de gestion 2025 (en MCHF) (a)
Produits

Réel
2024

Budget
2025

Réel
2025

1 256

1 186

1 193

Achats d’énergies

-541

-448

-440

Charges d’exploitation

-415

-419

-431

-1

-2

-1

-80

-72

-89

Recherche et développement
Autres charges et redevances
Résultat d’exploitation - EBITDA

(b)

Amortissements
(c)

219

245

232

-186

-175

-190

33

69

42

Charges financières nettes

-19

-15

-13

Prélèvement propriétaires (d)

Résultat opérationnel - EBIT

-10

-10

-1

Résultat de gestion

4

44

28

Investissements

275

298

292

Endettement net

550

549

584

(a) Hors effets de la consolidation des sociétés du groupe sauf pour l'endettement net. Hors FPPA
(b) Earnings before interests, taxes, depreciation and amortisation
(c) Earnings before interests and taxes
(d) Montant du Réel 2025 défini selon les modalités de la Convention d'objectifs 2025-2029 (signée post-budget 2025)

Un résultat de gestion 2025 inférieur au budget
Malgré un dernier trimestre plus froid que les 5 dernières années, SIG a connu une nouvelle contraction
de ses volumes de thermique et de gaz sur l’année 2025. Ces derniers ont été respectivement inférieurs
de 20% et de 8% par rapport au budget. Dans une moindre mesure, les volumes des eaux et de l’électricité
ont connu une tendance similaire (-4% et -2% par rapport au budget, respectivement). Ces effets sur les
volumes ont contribué à la baisse des produits à hauteur de -30 MCHF (soit -3%).
Les produits 2025 ont également enregistré la diminution des prix et des tarifs de l’électricité et du gaz.
Les tarifs de l’électricité ont ainsi baissé de -3.5 ct/kWh au 1er janvier 2025 (soit -12%). Sur le gaz, après
la baisse de -0.3 ct/kWh au 1er janvier 2024, et celle de -1.4 ct/kWh au 1er octobre 2025, l’entreprise a
décidé de diminuer une nouvelle fois ses tarifs de 11% au 1er avril 2026 en miroir de l’évolution favorable
des coûts d’approvisionnement durant l’année 2025.

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Ces coûts ont en effet connu un recul d’environ 100 MCHF entre 2024 et 2025 (‑19 %) pour se situer à un
niveau proche du budget (-2%). Cette baisse des achats d’énergies s’explique principalement par
l’évolution favorable des prix sur le marché du gaz en 2025. Celui-ci a évolué dans un environnement de
prix bas au premier semestre, dans un contexte de demande industrielle atone, de conditions climatiques
clémentes et d’une perception de marché bien approvisionné. Le second semestre a été caractérisé par
une phase de stabilité prolongée avec une baisse complémentaire en novembre et début décembre. Les
prix de l’électricité sont restés quant à eux globalement stables en 2025, bien qu’encore supérieurs aux
niveaux d’avant crise énergétique de 2022. Après une hausse en début d’année, ils ont nettement baissé
dès février, suivant la chute des prix du gaz et du CO₂, puis se sont progressivement redressés à partir
du deuxième trimestre avec le rebond du coût des émissions.
Même si l’évolution favorable des achats d’énergies avait été anticipée dans les prévisions budgétaires,
la moindre hydraulicité constatée en 2025 (-24% versus 2024) a réduit les volumes de production propre,
nécessitant un recours plus important aux achats marchés.
Les charges d’exploitation ont augmenté de 16 MCHF (soit +4%) par rapport à 2024 et ont dépassé le
budget 2025 de 12 MCHF (soit +3%), en raison de la hausse à la fois des charges de personnel et des
autres charges d’exploitation :
-

Les charges de personnel se sont élevées à 290 MCHF, soit un niveau légèrement supérieur au
budget et en hausse de 4 MCHF par rapport à 2024. Cette progression s’explique principalement
par i) l’augmentation du nombre moyen d’équivalents plein temps au cours de l’année (+58 EPT),
en lien notamment avec le développement des activités (RTS), des besoins opérationnels
(notamment sur les réseaux, les systèmes d’information ou encore le recrutement dans le cadre
du renouvellement des effectifs) ainsi que l’internalisation d’intérimaires pour sécuriser certaines
ressources-clés, et par ii) les adaptations salariales, incluant une indexation de +0,6 % liée au coût
de la vie et des augmentations individuelles de +0,7 %. Ces éléments ont toutefois été
partiellement compensés par un moindre rattrapage des cotisations CAP par rapport à 2024 ;

-

Les autres charges d’exploitation ont pour leur part atteint 141 MCHF, soit +8% par rapport au
budget. Cet écart résulte du recours accru à du personnel externe et à des mandats spécialisés
pour pallier des absences, des départs ou des reports d’engagements, ainsi que pour répondre à
des besoins d’expertise spécifiques, notamment dans le cadre des études liées aux futurs projets
des RTS. S’y ajoutent les coûts de démolition du poste électrique de Foretaille, des dépenses de
maintenance plus élevées et des frais supplémentaires d’évacuation des boues dus à des avaries
techniques. Afin de contenir l’augmentation des charges d’exploitation, SIG commencera à
déployer un plan d’optimisation courant 2026, visant à réduire les charges de personnel dans le
cadre du renouvellement d’effectif significatif prévu dans les prochaines années, le recours aux
mandats externes, les dépenses de fournitures et consommables, les frais de communication ou
encore les frais généraux. Ce plan fera l’objet d’un suivi a minima une fois par an.

Les charges de recherche et développement sont restées globalement stables par rapport à 2024 (et
légèrement inférieures au budget), la réalisation des forages en eaux souterraines profondes ayant été
décalée sur 2026, et seuls 9 forages sur nappes peu profondes ayant été réalisés pour cause de blocages
ou retards liés au foncier.
Sur la base de ces différents éléments, le résultat d’exploitation de SIG s’est élevé à 232 MCHF, soit un
niveau en hausse par rapport à 2024 (+13 MCHF, +6%), mais inférieur au budget de 13 MCHF.
Après prise en compte des amortissements et mises au rebut, qui ont enregistré une hausse de 14 MCHF
par rapport à 2024, notamment dans les activités Eau potable, Réseau électricité et RTS (Réseaux
thermiques structurants), le résultat opérationnel de SIG, reflétant la rentabilité générée par les activités
de l’entreprise, s’est élevé à 42 MCHF en 2025, soit -27 MCHF par rapport au budget et +9 MCHF par
rapport à 2024.


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Une forte augmentation des investissements, conformément aux engagements de l’entreprise
En dépit de résultats inférieurs aux prévisions, SIG a maintenant ses ambitions en termes
d’investissements, avec 292 MCHF engagés en 2025, soit un niveau en progression par rapport à 2024
(275 MCHF).
L’entreprise a notamment dédié 130 MCHF d’investissements au renouvellement et à l’extension de ses
réseaux et ouvrages existants, afin de continuer à garantir la qualité et la fiabilité de ses activités de
distribution d’électricité, de gaz et d’eau potable ainsi que de traitement des eaux usées et des déchets.
Ce niveau d’investissements a notamment permis de renouveler plus de 30 kilomètres de câbles moyenne
et basse tension du réseau électrique ainsi que 16 kilomètres de conduites pour l’eau potable, d’accélérer
la pose de ses compteurs intelligents (plus de 100'000 à fin 2025) et de finaliser les travaux de génie civil
à la station d’épuration d’Aïre ouvrant ainsi la voie au montage des premiers équipements destinés au
traitement des micropolluants. Un financement fédéral d’un peu plus de 20 MCHF a été d’ailleurs été reçu
fin 2025 pour soutenir ces modernisations à Aïre.
En parallèle, SIG en tant que bras industriel du Canton pour la transition énergétique, a renforcé son
engagement en faveur des énergies renouvelables. Environ 136 MCHF ont été consacrés à ce domaine,
dont 112 MCHF pour le déploiement des réseaux thermiques structurants (RTS), le solde étant affecté
aux ouvrages hydrauliques, solaires ainsi qu’à l’usine d’incinération des Cheneviers.
S’agissant des RTS, 75 MCHF ont été investis dans la construction d’ouvrages et le déploiement du
réseau GeniLac : pose de conduites le long de l’autoroute, raccordement depuis le Rhône jusqu’au secteur
Praille-Acacias-Vernets à l’aide d’un micro-tunnelier, mise en service des premiers bâtiments aux Vernets,
ou encore lancement de la construction de la station d’échange rue Pierre Fatio. Par ailleurs, 37 MCHF
ont été investis dans le réseau GeniTerre, en particulier pour la chaufferie décentralisée de l’aéroport, les
liaisons Palettes-CEVA ou le tronçon la Tour de Carouge-Pont de la Fontenette.
SIG a également investi 21 MCHF dans ses autres infrastructures (dont plus de la moitié dans ses
applications informatiques) et 5 MCHF dans des investissements dits « financiers », pour la réalisation de
projets industriels au travers de partenariats.
Au total, le montant des investissements s’est établi à un niveau supérieur au résultat d’exploitation
(EBITDA), ce qui a conduit à un ratio « Investissements / EBITDA » 2025 de 1.3, soit un niveau
comparable à celui de 2024.
Investissements en MCHF (hors filiales)

Réel
2024

Réel
2025

Electricité
Gaz
Eau potable
Eaux usées
Telecom
RTS
RTNS
Géothermie
Photovoltaïque
Hydraulique
Cheneviers IV
Divers énergies / déchets
Autres infrastructures
Financiers

58
7
18
40
6
93
6
1
4
3
6
4
23
6

64
8
22
30
6
112
8
0
4
5
0
6
21
5

Total

275

292

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Une hausse contenue de l’endettement
L’endettement net a progressé de 6% au cours de 2025, passant de 550 MCHF en 2024 à 584 MCHF à
fin 2025, reflétant une hausse contenue illustrée par un ratio stable de dette nette sur EBITDA à 2.3 qui
respecte la cible fixée dans la Convention d’objectifs 2025-2029.
SIG a notamment fait face à un besoin de financement de 240 MCHF, prévu dans le budget, résultant à
la fois du refinancement de l’emprunt obligataire de 150 MCHF émis en 2015 et arrivé à échéance en juin
2025, et de la hausse attendue du niveau d’investissements non entièrement couverts par les flux
d’exploitation générés par les activités.
Pour répondre à ces besoins, SIG a contracté deux emprunts de 70 MCHF, de 15 et 20 ans
respectivement. Par ailleurs, l’entreprise a émis en juin 2025, sur le marché des capitaux suisses, son
premier emprunt obligataire vert d’un montant de 100 MCHF pour une durée de 10 ans.
Sur les trois dernières années, SIG aura ainsi optimisé sa structure d’endettement en levant au total 450
MCHF pour une durée moyenne de 16 ans et un taux d’intérêt global de 1.09 %.
La structure financière de SIG demeure robuste, avec 2.5 milliards de francs de capitaux propres. Grâce
à sa présence sur l’ensemble de la chaîne de valeur — production, distribution et commercialisation —
pour les services essentiels fournis à la population et à l’économie genevoise (électricité, gaz, thermique,
eau, déchets et télécommunications), l’entreprise conserve un profil attractif pour les investisseurs lui
permettant de poursuivre la levée de capitaux nécessaires au financement de la transition énergétique.
Des versements aux propriétaires honorés
En 2025, SIG a comptabilisé 77 MCHF (chiffre consolidé) de versements en faveur de ses propriétaires.
Ce chiffre inclut notamment 44 MCHF au titre de la redevance d’utilisation du domaine public et 5 MCHF
pour la rémunération sur le capital de dotation.
Avec l’entrée en vigueur de la Convention d’objectifs 2025-2029, la règle de calcul de l’attribution d’une
part du résultat de SIG à ses propriétaires a changé ; celle-ci s’est élevée à 1 MCHF en 2025.

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