GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève PL 13812 Projet de loi du Conseil d’Etat Date de dépôt : 29 avril 2026 Projet de loi approuvant le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l'année 2025 Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève, vu les articles 58, lettre i, et 60, lettre e, de la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat, du 4 octobre 2013; vu l’article 34 de la loi sur l'organisation des institutions de droit public, du 22 septembre 2017; vu l’article 37, lettre b, de la loi sur l’organisation des Services industriels de Genève, du 5 octobre 1973; vu le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l'année 2025; vu la décision du conseil d’administration des Services industriels de Genève (SIG) du 12 mars 2026, décrète ce qui suit : Article unique Rapport de gestion et de durabilité Le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (SIG) pour l’année 2025 est approuvé. Certifié conforme La chancelière d'Etat : Michèle RIGHETTI-EL ZAYADI ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 05.26 PL 13812 2/62 EXPOSÉ DES MOTIFS Le présent projet de loi vise à approuver le rapport de gestion et de durabilité des Services industriels de Genève (ci-après : les SIG) pour l’exercice 2025. 1. En général L'année 2025 a confirmé le retour à une certaine normalisation des marchés des énergies, avec des conditions d’approvisionnement revenues à un niveau plus proche de celui d’avant la crise intervenue suite au début du conflit en Ukraine en 2022. Dans ce contexte, les SIG ont ajusté leurs tarifs, avec une baisse des tarifs moyens de l'électricité au 1er janvier 2025, puis du gaz au 1er octobre 2025. L’année 2025 a également été marquée par des volumes de ventes inférieurs aux prévisions pour plusieurs activités majeures des SIG, dans la continuité des années 2023 et 2024, en raison principalement des conditions climatiques et, plus subsidiairement, des efforts d’économies d’énergie encouragés et réalisés par les clientes et clients de l’entreprise. Parallèlement, les SIG ont poursuivi leur programme d’investissements soutenu. Près de la moitié des investissements a été consacrée au renouvellement et à l’extension des ouvrages et réseaux existants, plus particulièrement, en 2025, pour la distribution d'électricité et de l’eau potable ainsi que pour le traitement des eaux usées, afin de garantir la fiabilité et la qualité des missions historiques de l’entreprise. En tant que bras industriel de l’Etat, les SIG ont par ailleurs accentué leur engagement en faveur de la transition écologique. Une nouvelle convention d’objectifs a été conclue pour la période 2025-2029. Ce document, qui fournit un cadre de gouvernance pour l’entreprise, réaffirme les objectifs des activités historiques des SIG, tout en mettant l’accent sur les priorités de l’entreprise concernant la mise en œuvre des politiques publiques de l’énergie et de l’environnement : déploiement des réseaux thermiques structurants, développement de l’énergie solaire et de la géothermie, maîtrise de la consommation énergétique, préservation et la gestion de l’eau, et enjeux en matière de gestion et de valorisation des déchets. 3/62 PL 13812 Enfin, après le renouvellement du conseil d’administration puis l’engagement d’une nouvelle directrice générale en 2024, l’année 2025 a été marquée par une réorganisation de la direction générale et de l’entreprise, destinée notamment à la recentrer sur ses activités industrielles, et ainsi à mieux répondre à ses missions. 2. Evolutions régulatoires concernant les activités des SIG Au niveau fédéral La loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr, reposant sur des énergies renouvelables (acte modificateur unique ou « Mantelerlass », portant sur la révision de diverses lois fédérales, dont la loi fédérale sur l’énergie, du 30 septembre 2016 (LEne; RS 730.0), et la loi fédérale sur l’approvisionnement en électricité, du 23 mars 2007 (LApEl; RS 734.7)) a vu sa mise en œuvre débuter au 1er janvier 2025 (entrée en vigueur échelonnée). Cette loi fédérale prévoit notamment des objectifs nationaux de production d’énergie renouvelable plus ambitieux, ainsi que l’introduction d’une obligation pour les fournisseurs d’électricité d’attester de mesures d’efficacité énergétique réalisées auprès des consommatrices et consommateurs. Le 13 mars 2026, le Conseil fédéral a adopté le message sur le paquet « stabilisation et développement des relations Suisse-UE (Bilatérales III) » à l’attention du Parlement. Ce paquet comprend un accord relatif à l’électricité et des modifications de la LApEl. Selon cet accord, prévoyant l’ouverture complète du marché de l’électricité, tous les consommateurs suisses auront la possibilité de choisir leur fournisseur d’électricité. Par ailleurs, pour les entreprises d’approvisionnement en énergie avec plus de 100 000 clients pour l’électricité, l’exploitation du réseau de distribution d’électricité devra être séparée des autres secteurs d’activité de l’entreprise notamment concernant la forme juridique. En complément des diverses modifications législatives destinées à renforcer la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays, le Parlement a ratifié, le 21 mars 2025, l’accord de solidarité signé par la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, permettant en cas de pénurie grave d’assurer l’approvisionnement en gaz des consommatrices et consommateurs suisses protégés, dès l’hiver 2025-2026. En contrepartie, l’Allemagne et l’Italie peuvent également solliciter la Suisse en cas d’urgence. PL 13812 4/62 Le Conseil fédéral examine actuellement les résultats de la mise en consultation du nouveau projet de loi fédérale sur l’approvisionnement en gaz (LApGaz) et la suite qui y sera donnée. Ce projet prévoit notamment un droit au libre choix du fournisseur de gaz pour tous les consommateurs finaux, aucun approvisionnement de gaz régulé, un accès à un réseau non discriminatoire pour les fournisseurs ainsi qu’une libéralisation des systèmes de mesure. Une nouvelle Commission fédérale de l’énergie (EnCom) serait par ailleurs compétente pour contrôler les coûts et les tarifs du réseau. La révision de la loi fédérale sur la réduction des émissions de CO2, du 23 décembre 2011 (Loi sur le CO2; RS 641.71) est entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Celle-ci vise à mettre en œuvre les objectifs fixés dans la loi fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique, du 30 septembre 2022 (LCl; RS 814.10) notamment en encourageant des projets d’utilisation directe de la géothermie pour la production de chaleur ainsi que de nouvelles installations de production de gaz renouvelable, et en maintenant le système d’exemption de la taxe sur le CO2 (conventions d’objectifs avec la Confédération). Au cours de la session parlementaire fédérale de printemps 2026, dans le cadre des débats sur le programme d’allégement budgétaire 2027 de la Confédération, les chambres fédérales ont, suivant les recommandations de la conférence des directeurs cantonaux de l’énergie (EnDK), préservé pour partie la poursuite des engagements financiers dans le secteur du bâtiment, avec des compléments ciblés en faveur de la géothermie et du gaz naturel. Au niveau cantonal En date du 19 mars 2026, le Grand Conseil a adopté la nouvelle loi sur les eaux, du 5 juillet 1961 (LEaux-GE; rs/GE L 2 05) à l’unanimité. L’initiative populaire « Pour une transition rapide vers le solaire à Genève » (IN 191), du 18 août 2022, a fait l’objet d’un contreprojet du Grand Conseil, avec la contribution du Conseil d’Etat, sous la forme d’un projet de loi modifiant la loi sur l’énergie, du 18 septembre 1986 (LEn; rs/GE L 2 30), (« Dynamisons la production d’énergies renouvelables ») du 12 décembre 2024. Ce dernier prévoit notamment, pour les SIG, la prise en charge de l’ensemble des coûts de mise en place des lignes de branchement, du point de fourniture électrique jusqu’au point de raccordement, lesquels sont à la charge du producteur actuellement. Lors de la votation populaire du 18 mai 2025, le contre-projet a été accepté par le peuple, et la modification de la LEn en question est entrée en vigueur le 1er septembre 2025. 5/62 PL 13812 3. Marchés du gaz et de l'électricité Le marché du gaz a évolué dans un environnement de prix bas au premier semestre 2025. Le second semestre a été caractérisé par une phase de stabilité prolongée et une volatilité quasi absente. Concernant l’électricité, les prix à terme sont restés supérieurs aux niveaux d'avant la crise de 2022. Après une hausse en début d'année, les prix ont subi une baisse notable à partir du mois de février dans le sillage des prix du gaz et des émissions de CO₂. Ces prix se sont ensuite redressés progressivement à partir du deuxième trimestre à la suite du rebond du coût des émissions de CO₂. Si le prix de marché pour une livraison suisse 2026 s'est terminé proche des niveaux de début d'année, les échéances plus lointaines (2027 à 2030) clôturent l’année assez nettement à la hausse. 4. Résultats financiers de l'entreprise SIG (sans consolidation) Remarque liminaire Le résultat de gestion présente la performance opérationnelle des activités des SIG et permet une comparaison avec le budget. Il ne tient pas compte des effets de la consolidation des sociétés du groupe et de l’application de certaines normes IFRS (International Financial Reporting Standards), telles que celles relatives aux dépréciations de valeurs d’actifs ou aux variations actuarielles afférentes aux engagements de retraite. Les comptes consolidés de l'entreprise et de ses filiales, préparés selon les normes comptables internationales IFRS, sont, quant à eux, détaillés dans le projet de loi y afférent. Les commentaires ci-dessous reprennent uniquement les faits marquants de l’exercice concernant les résultats opérationnels des SIG. Des commentaires plus détaillés figurent dans la synthèse des comptes de gestion 2025 annexée au présent projet de loi. PL 13812 6/62 Chiffres clés Réel 2024 Budget 2025 Réel 2025 1 256 -541 -286 -130 -1 -80 219 -186 -19 -10 4 1 186 -448 -289 -130 -2 -72 245 -175 -15 -10 44 1 193 -440 -290 -141 -1 -89 232 -190 -13 -1 28 275 298 292 Effectifs (EPT) fin de période 1 608 1 631 1 665 Résultat de gestion Dépréciations d'actifs Effet des participations Impacts IFRS & autres RESULTAT NET CONSOLIDE 4 -59 73 13 31 28 -102 28 5 -41 FLUX DE TRESORERIE D'EXPLOITATION 176 271 DETTE NETTE FINANCIERE 550 584 2 311 2 494 SIG HORS FILIALES En millions de francs PRODUITS Achats d'énergies Charges de personnel Autres charges d'exploitation Recherche et développement Autres charges et redevances RESULTAT D'EXPLOITATION - EBITDA (a) Amortissements Charges financières nettes Prélèvement propriétaires (b) RESULTAT DE GESTION GROUPE SIG INVESTISSEMENTS CAPITAUX PROPRES (a) Earnings before interests, taxes, depreciation and amortisation (b) Réel 2025 (-1 MCHF) défini selon les modalités de la Convention d'objectifs 2025-2029 Le résultat de gestion 2025 des SIG s’est établi à 28 millions de francs. L’amélioration constatée par rapport à 2024 (+15 millions de francs, hors effet de la diminution de la quote-part de résultat au bénéfice des propriétaires) provient principalement du retour progressif à des conditions d’approvisionnement en gaz et électricité proches de celles d’avant la crise énergétique de 2022, en partie compensées par différents mouvements 7/62 PL 13812 tarifaires. Le niveau de résultat de gestion, en retrait par rapport au budget, s’explique quant à lui notamment par : – i) des volumes de ventes inférieurs aux prévisions (dans la tendance des dernières années) sur plusieurs activités majeures, en lien avec un effet climatique et la sobriété énergétique maintenue par les clients post crise énergétique; et – ii) un niveau de charges supérieur aux prévisions (redevances, ressources externes, fournitures et amortissements). Les investissements se sont élevés à 292 millions de francs en 2025. Il s’agit d’un montant supérieur à celui de 2024, qui établissait déjà un niveau historique, et en ligne avec le plan de développement liés aux engagements de l’entreprise, tels que reflétés dans le budget. L’augmentation par rapport à 2024 a principalement concerné le déploiement des réseaux thermiques structurants et le renforcement du réseau électrique (cf. détails dans le tableau ci-après). Investissements 2025 en millions de francs (hors filiales) 2024 2025 64 Electricité 58 Gaz 7 8 Eau potable 18 22 30 Eaux usées 40 Telecom 6 6 RTS 93 112 RTNS 6 8 Géothermie 1 0 Photovoltaïque 4 4 Hydraulique 3 5 Cheneviers IV 6 0 Autres énergies / déchets 4 6 Autres infrastructures 23 21 Opérationnels 268 286 Financiers TOTAL 6 5 275 292 PL 13812 8/62 5. Rapport de gestion et de durabilité Energies En tant que bras industriel du canton pour la transition énergétique, et conformément au cadre constitutionnel, à la loi cantonale sur l’énergie, ainsi qu'à la convention d'objectifs 2025-2029, les SIG construisent les réseaux thermiques structurants et les ouvrages de production qui les alimenteront, contribuent au développement de l'énergie solaire et agissent au travers des programmes de réduction de la consommation d’électricité et des émissions de CO2. Economies d’énergies Initié il y a plus de 10 ans, le programme éco21-énergie a permis de générer, en 2025, des économies additionnelles : – i) de 21 GWh d’électricité (total cumulé de 309 GWh par an depuis le début du programme); et – ii) de 137 000 tonnes d’émission de CO₂ (900 000 tonnes en cumulé). Les objectifs 2025 de 15 GWh d’électricité économisés et de 136 000 tonnes de CO₂ évités ont donc été atteints. Electricité L’approvisionnement électrique du réseau genevois provient pour environ un tiers de la production locale, soit près de 806 GWh en 2025. L’électricité produite est à 80% d'origine hydraulique. La part restante est principalement issue de l’incinération des déchets ménagers, de la production d’origine solaire (y compris par les auto-producteurs) et de la biomasse. Les SIG ont d’ailleurs pour objectif d’augmenter leur production d’électricité locale et non-fossile afin d’atteindre 1 000 GWh par an en 2030. La part d’électricité hydraulique a enregistré une baisse en 2025, compte tenu d’une faible hydraulicité et de l’abaissement partiel du Rhône. Cet évènement, qui se déroule tous les 3 ou 4 ans, et au cours duquel le niveau du fleuve est abaissé de plusieurs mètres, vise à évacuer les sédiments apportés par l’Arve qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au barrage de Verbois. Cette opération est exigée par le canton et vise à réduire le risque d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve. Depuis 2017, les SIG proposent à leur clientèle la gamme « Electricité Vitale », dont les produits intègrent des pourcentages variables d'énergie renouvelable suisse ou locale. Depuis 2023, l'ancienne offre de référence « Vitale Bleu » (100% hydraulique suisse) est devenue « 10% Vitale Vert » 9/62 PL 13812 (90% hydraulique suisse), qui contient jusqu'à 10% d'énergie solaire et hydraulique genevoise. Cette évolution vise à accélérer le développement des énergies renouvelables locales. Depuis l’ouverture partielle du marché de l’électricité en 2009, les clientes et clients dont la consommation annuelle est supérieure à 100 000 kWh ont la possibilité de signer un contrat en offre de marché. Fin 2025, 80% de la clientèle éligible à Genève (en volume d'énergie) a choisi le marché libre, soit un pourcentage stable par rapport à 2024. Concernant l'énergie solaire, les SIG ont mis en service en 2025 32 nouvelles installations photovoltaïques, soit plus de 5 mégawatts-crête additionnels. Ces nouvelles installations concernent notamment la centrale de Rolex à Plan-les-Ouates (727 kWc), la centrale de Patek Philippe à Plan-lesOuates (617 kWc) et la centrale Epyk SA à Vernier (494 kWc). Au total, la puissance installée des ouvrages des SIG a atteint 34 MWc à fin 2025, soit un résultat inférieur à l’objectif de 46 MWc. Le programme solaire global, regroupant à la fois les ouvrages des SIG et des producteurs indépendants, a en revanche permis d’atteindre une puissance installée totale de 175 mégawatts crête sur le canton à fin 2025, soit un niveau en ligne avec l’objectif cantonal. Gaz La gamme « Gaz Vitale » permet de financer des projets environnementaux qui contribuent à réduire les émissions de CO2 à Genève et dans le monde. Le produit « Gaz Vitale Vert », qui vise le soutien de projets environnementaux genevois, contient 10% de biogaz genevois en provenance de la station d’épuration d’Aïre et 90% de certificats CO2 éco21 genevois. A fin 2025, 89% des ventes de gaz effectuées par les SIG proviennent de la gamme « Gaz Vitale », soit un pourcentage stable par rapport à 2024. Les émissions directes de gaz à effet de serre des SIG (émissions produites par des installations dont les SIG ont le contrôle opérationnel) ont atteint 224 000 tonnes de CO₂ en 2025, soit une légère hausse par rapport à 2024, mais un niveau toujours inférieur de 23 % à celui de 2019, année de référence. 3 activités concentrent l’essentiel des émissions : – le traitement des eaux usées, l’incinération des déchets et la production de chaleur issue de gaz naturel à destination des réseaux de chaleur à distance; PL 13812 10/62 – les efforts menés à la station d’épuration d’Aïre ont déjà permis de réduire fortement les émissions de CO₂e (de 87 000 tonnes en 2022 à 26 000 tonnes en 2025); – les émissions liées aux déchets restent dépendantes des volumes cantonaux, tandis que celles issues des chaudières à gaz demeurent stables. Energie thermique Le développement des réseaux thermiques, en particulier des réseaux thermiques structurants, est essentiel pour que Genève atteigne ses objectifs en matière de réduction des émissions de CO₂. Il s’agit, à terme, de couvrir la plus grande partie de la demande en énergie thermique de la région genevoise par des ressources locales et renouvelables, en développant des réseaux de distribution de chaleur et de froid aux conditions prévues par le cadre légal et réglementaire et en cohérence avec le plan directeur des énergies de réseau (PDER). Les SIG ont poursuivi en 2025 la réalisation des réseaux thermiques structurants « GeniLac » et « GeniTerre » et ont par ailleurs livré à leurs clientes et clients 384 GWh de chaleur et 28 GWh de froid à travers ces réseaux. Les volumes de chaleur distribués sont inférieurs aux prévisions du plan directeur de l’énergie (PDE) en raison notamment du réchauffement climatique et des efforts de sobriété énergétique. En 2025, suite à l’entrée en vigueur du monopole des SIG sur les réseaux thermiques structurants, les premiers tarifs sont entrés en vigueur. Par ailleurs, la coordination avec les autorités cantonales et communales a été renforcée afin de réduire l’impact des chantiers sur la circulation, notamment en ce qui concerne la construction des réseaux thermiques. Les principales réalisations 2025 ont concerné le déploiement des conduites « GeniLac » le long de l'autoroute avec le raccordement depuis le Rhône jusqu’au secteur Praille-Acacias-Vernets à l'aide d'un micro-tunnelier, la mise en service des premiers bâtiments aux Vernets ou encore le lancement de la construction de la station d’échange rue Pierre-Fatio. Pour le réseau « GeniTerre », les principales avancées ont porté en particulier sur la chaufferie décentralisée de l’aéroport, les liaisons Palettes-CEVA et le tronçon entre les Tours de Carouge et le pont de la Fontenette. Durant l’année, 19 centrales « GeniLac » et 33 sous-stations « GeniTerre » ont été mises en service. 11/62 PL 13812 Valorisation des déchets L’usine actuelle de traitement et de valorisation des déchets des Cheneviers produit de l’électricité pour l’équivalent de près de 18 000 ménages. Grâce à la jonction entre le réseau CADIOM et le réseau de chauffage à distance du Lignon, l’usine produit également de la chaleur pour environ 25 000 ménages. Avec une production de 54 GWh d’électricité et 295 GWh de chaleur, le taux de valorisation de l’énergie contenue dans les déchets s’est élevé à 70% en 2025. Le programme éco21-déchets, destiné à encourager la réduction des déchets incinérables et à contribuer au développement des principes de l’économie circulaire dans le canton de Genève, s'est poursuivi, en collaboration avec le canton. Plusieurs actions d'accompagnement ont été mises en place, dont principalement le tri dans les grandes entreprises et les administrations communales, le renforcement de la plateforme Re-source pour favoriser le don d'objets entre entreprises, ainsi que la sensibilisation des particuliers lors des visites-logements et des animations éco-points. L’objectif de 6 500 tonnes économisées par an fixé pour 2025 a été atteint à 96% (6 269 tonnes). Réseaux Electricité Les SIG gèrent un réseau d’électricité d’un peu plus de 4 900 kilomètres, toutes tensions confondues, auquel environ 300 000 installations sont raccordées. L’indice de temps moyen d’interruption annuel par client pour des événements non-planifiés (SAIDI) s’est établi à 12,5 minutes en 2025, soit un niveau légèrement supérieur à l’objectif fixé (inférieur à 12 minutes), mais en nette diminution par rapport aux années précédentes. Le pic a eu lieu durant les mois d’été. Les SIG ont poursuivi en 2025 le plan de remplacement des jonctions de transition sur le réseau, identifiées comme l’une des sources des coupures. Les SIG ont poursuivi le remplacement des compteurs électriques de leurs clientes et clients par des compteurs intelligents (smartmeters), en vertu de l’ordonnance fédérale sur l’approvisionnement en électricité, du 14 mars 2008 (OApEl; RS 734.71). Après une année de phase test en 2024, 88 000 compteurs ont été posés en 2025 (107 000 depuis le début du projet). Les informations transmises par les compteurs intelligents devraient permettre aux clientes et clients de mieux connaître leur consommation et de pouvoir l'adapter. Elles aideront aussi les distributeurs d’électricité à gérer PL 13812 12/62 plus efficacement leur réseau. Il est prévu de remplacer 257 000 compteurs d’ici fin 2027, conformément aux délais fixés par la Confédération. Gaz Les SIG gèrent quelque 700 kilomètres de réseau de gaz naturel, alimentant environ 27 000 installations. C’est un chiffre en recul par rapport à 2024, compte tenu de la suppression des compteurs cuisson (facteur principal) et du transfert de clientes et clients vers une autre offre thermique (pompes à chaleur, réseau de chauffage à distance, etc.). Le programme d’éradication des aciers anciens (conduites posées avant 1970) a légèrement progressé en 2025. Les dernières conduites concernées correspondent à des chantiers en attente de réalisation ou à des tronçons de taille limitée en attente de coordination avec un autre fluide. A ce jour, sur les 125 kilomètres identifiés, 98,5% ont été renouvelés. L’indice de temps moyen d’interruption annuel par client de la fourniture de gaz (SAIDI) pour des événements non-planifiés s’est établi à 2,9 minutes, en-dessous donc de la cible fixée à 5 minutes. Eau potable Les SIG ont la responsabilité de distribuer plus de 50 millions de m3 d’eau potable chaque année à l’ensemble de la population du canton. Le réseau d’eau potable est constitué de près de 1 100 kilomètres de conduites. Le mode d’exploitation de la distribution d’eau potable a changé en 2025, dans le but d’améliorer la chaîne de son traitement. L’eau auparavant pompée principalement la nuit pour le remplissage des réservoirs situés sur les hauteurs de la ville est désormais pompée de jour comme de nuit, en continu, en fonction de la demande. Ce « lissage » a permis non seulement un système de traitement amélioré mais également une moindre consommation d’électricité. Ainsi, alors que les SIG ont distribué 2,3% d’eau potable supplémentaire en 2025, la consommation électrique pour son acheminement est restée stable. En 2025, le temps d’interruption de fourniture de l’eau a été de 4 minutes, en deçà de l’objectif fixé à un maximum de 5 minutes par an et par habitante et habitant. Le rapport entre les paramètres déclarés non conformes et l’ensemble des paramètres de potabilité mesurés s’est établi à un niveau très inférieur à la cible fixée (0,5‰ pour une cible de 5‰). Ce taux ne tient toutefois pas compte du dépassement, courant 2025, de la prescription fédérale récemment révisée en matière de 1,2,4 triazole. 13/62 PL 13812 Eaux usées Les SIG assurent l’épuration des eaux usées du territoire genevois et d’une partie de la région frontalière. 76 millions de m3 d'eaux usées ont été traités en 2025, soit un volume stable par rapport à l’année précédente (environ -1%). Les SIG se sont engagés, depuis près de 15 ans, dans un vaste programme de réduction et de modernisation de leurs stations d’épuration des eaux usées (STEP). En 2025, les SIG ont continué l’agrandissement et la modernisation de la plus grande STEP du canton, celle d’Aïre à Vernier. Le programme de modernisation permettra de répondre aux nouvelles normes environnementales, notamment en matière de traitement biologique et des micropolluants. La STEP d’Aïre contribuera également à la transition énergétique, grâce à la récupération du biogaz et de la chaleur des boues d’épuration pour alimenter les réseaux de chauffage à distance. L’entreprise mesure la qualité des eaux usées traitées par les STEP, en calculant le ratio entre les paramètres conformes aux dispositions de l’ordonnance fédérale sur la protection des eaux, du 28 octobre 1998 (OEaux; RS 814.201) et le nombre de paramètres totaux de chaque STEP, pondéré par le nombre d’équivalents par habitante et habitant traité par chacune de ces STEP. Ce taux, fixé par l’autorité de surveillance dans ce domaine, doit être supérieur à 85%. Cet objectif a été atteint en 2025 sur les 3 STEP cantonales (Bois de Bay 97%, Villette 99% et Chancy 100%), mais il a été inférieur à la STEP d’Aïre en raison notamment de dysfonctionnements et de casses imprévisibles de matériel sur les prétraitements et le traitement primaire. En attendant la mise en service de la STEP d’Aïre 2+, les investissements engagés en fin d'année 2025 et en 2026 permettront de retrouver une qualité de traitement conforme à nos objectifs. Telecom Le réseau Telecom s’étend désormais sur 500 kilomètres, rendant près de 228 000 foyers connectables au réseau de fibre optique. Depuis le déploiement du réseau FTTH (Fiber to the home) dans le canton de Genève, les SIG ont signé des partenariats avec plusieurs entreprises fournissant des services de télécommunication afin de leur donner accès à leur réseau de fibre optique. Responsabilité sociale Les SIG poursuivent leurs engagements en matière de sécurité et de diversité. En 2025, la culture de la sécurité s’est renforcée grâce à de PL 13812 14/62 nombreuses visites et formations, permettant de réduire le ratio d’accidents à 31 pour 1 000 équivalents temps plein (ETP), en dessous de l’objectif fixé. La part des femmes dans les effectifs est restée stable en 2025, avec 23% de l’effectif et 21% parmi les cadres. Les SIG souhaitent donner une impulsion à l’ensemble de l’entreprise en matière de mixité en se concentrant plus particulièrement sur le recrutement des femmes cadres qui pourront ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. Il est attendu que les femmes représentent 30% des cadres en 2030. 6. Evolution du rapport de gestion et de durabilité 2025 Depuis 2023, les SIG incluent une partie dédiée à la durabilité dans leur rapport de gestion, conformément à l'évolution du cadre légal fédéral. Le rapport de gestion et de durabilité pour l’année 2025 fournit une vue globale des risques climatiques pour les principales infrastructures de l’entreprise et explique, en particulier, la façon dont les actifs de la distribution électrique sont d’ores et déjà exposés à des incidents climatiques récurrents (canicules et froids extrêmes, inondations, tempêtes, etc.). 7. Conclusion Dans une année marquée par de forts effets climatiques sur les volumes et des charges croissantes en lien avec le développement de certaines activités, les SIG ont maintenu un niveau d’investissements élevé, conformément à leurs engagements en tant qu’entreprise de service public et bras industriel de la transition énergétique menée par le canton. Des baisses tarifaires ont par ailleurs pu être adoptées au vu de l’évolution favorable sur les marchés, notamment de l’électricité et du gaz. Il convient toutefois de souligner que le conflit actuel dans la région du Proche et Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix du gaz sur les marchés depuis fin février 2026. Ce contexte n'a pas d'incidence pour le moment sur les coûts des SIG, l'approvisionnement en gaz ayant été déjà sécurisé pour l’année en cours. Les SIG seront toutefois amenés à réévaluer leurs tarifs si ce conflit devait se prolonger. La situation continuera également à être suivie avec attention sur le plan de l’approvisionnement énergétique du pays. Les autorités fédérales (l’ElCom, et Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays(OFAE)) indiquent cependant que la sécurité d’approvisionnement en Suisse reste à ce stade assurée. 15/62 PL 13812 Au bénéfice de ces explications, nous vous remercions, de réserver un bon accueil au présent projet de loi. Annexes : 1) Rapport de gestion et de durabilité 2025 des SIG 2) Synthèse des comptes de gestion 2025 des SIG PL 13812 16/62 ANNEXE 1 Rapport de gestion et de durabilité 2025 17/62 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 L'éditorial Le mot du Président et de la Directrice g Les activités et la chaîne de valeur Les Services industriels de Genève (SIG) publient pour la troisième année leur Rapport de gestion et de durabilité. Ce document présente la démarche de Responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE) et détaille les objectifs qu'elle s'est fixés pour mesurer son impact social et environnemental. Ce rapport expose aussi les risques que le climat fait peser sur les activités de l’entreprise. SIG, une entreprise publique aux activité  Les activités et la chaîne de vale  Les chiffres clés La gestion des risques SIG suit et anticipe les risques climatique  La gestion des risques  L'impact du climat sur la distribu La démarche RSE de SIG Huit priorités pour un engagement concr  Définition des priorités  Tableau de bord  Être un partenaire responsable  Agir pour l’environnement  Construire des solutions durable Les émissions de SIG par périmètre Bilan des émissions de gaz à effet de ser La gouvernance Une gouvernance au service de la stratég  La gouvernance et la stratégie  La Direction générale  Le Conseil d’administration Rapport de gestion et de durabilité 2025 pport bilité SE) elle on mental. s eser rise. PL 13812 18/62 Rapport de gestion et de durabilité 2025 L'éditorial Le mot du Président et de la Directrice générale 4-5 Les activités et la chaîne de valeur SIG, une entreprise publique aux activités multiples 6-9  Les activités et la chaîne de valeur  Les chiffres clés La gestion des risques SIG suit et anticipe les risques climatiques 10-11  La gestion des risques  L'impact du climat sur la distribution de l'électricité La démarche RSE de SIG Huit priorités pour un engagement concret en faveur de la durabilité 12-31  Définition des priorités  Tableau de bord  Être un partenaire responsable  Agir pour l’environnement  Construire des solutions durables Les émissions de SIG par périmètre Bilan des émissions de gaz à effet de serre 32-35 La gouvernance Une gouvernance au service de la stratégie  La gouvernance et la stratégie  La Direction générale  Le Conseil d’administration 36-41 19/62 4 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Le mot du Président et de la Directrice générale Rapport de gestion et de durabilité 2025 L'éditorial Véronique Athané Ryser Forte d’une nouvelle stratégie et d’une entreprise réorganisée, SIG met tout en œuvre pour répondre à sa mission de service public en faveur de la transition énergétique, comme l’expliquent Robert Cramer et Véronique Athané Ryser. Les Services industriels de Genève vivent un moment charnière. Un nouveau cycle a commencé. L’entreprise s’est engagée dans une phase de construction comme elle n’en a pas connu depuis des décennies. Elle doit répondre à un nouveau défi : produire des énergies renouvelables en grande quantité, les distribuer en développant un réseau de chaleur à distance, et répondre aux besoins croissants en électricité. C’est la mission que lui assigne le Plan directeur cantonal de l’énergie, SIG œuvrant comme bras industriel du Canton pour réaliser cette transition énergétique. Pour acter ce changement et lui donner l’impulsion nécessaire, l’entreprise s’est dotée d’une nouvelle stratégie. Cette dernière réaffirme les priorités industrielles de SIG et le besoin de maintenir un haut niveau de compétences techniques. Elle rappelle également que SIG doit être au service de la population genevoise en lui offrant des prestations de qualité à des prix acceptables, tout en assurant la pérennité économique de l’entreprise. Mi-2025, la Direction générale, renouvelée pour une large partie de ses membres, a mis en place une nouvelle organisation afin de recentrer l’entreprise sur ses activités industrielles et mieux répondre à ses missions. Ces changements internes sont aussi visibles sur le terrain, avec la multiplication de chantiers importants. À vrai dire, les réseaux de chaleur ne sont pas une nouveauté. Mais ils se déploient désormais au centre-ville, à un rythme soutenu, et leur impact sur les habitants et la circulation s’en trouve accru. C’est la raison pour laquelle SIG a fortement renforcé la coordination de ces travaux avec les communes et le Canton. Par ailleurs, des techniques de construction parfois complexes sont privilégiées pour réduire les nuisances, comme l’utilisation de micro-tunneliers pour éviter les fouilles à ciel ouvert. solaires sur leurs toits. SIG joue ici pleinement son rôle d’activatrice. Elle encourage ce développement par le biais de conseils et de soutiens financiers. Et malgré une réglementation fédérale de plus en plus restrictive, elle continue de rémunérer au mieux les auto-producteurs pour le courant qu’ils réinjectent dans le réseau. Le présent Rapport de gestion et de durabilité s’inscrit pleinement dans la démarche de l’entreprise. Il est fondé sur des objectifs clairs et mesurables, que ce soit dans le développement des énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ou également concernant certains aspects sociaux, comme la sécurité au travail ou le développement de la mixité au sein de l’entreprise. Le déploiement des réseaux thermiques structurants avance également à un rythme soutenu. Onze kilomètres de conduites ont été posés en 2025, malgré des contraintes importantes en raison des chantiers qui se déroulent désormais au centre-ville. Ces objectifs ont été fixés il y a trois ans avec des cibles à atteindre en 2030. Certaines actions sont déjà bien engagées. L’énergie solaire connaît un bel essor. Les propriétaires sont toujours nombreux à installer des panneaux L’entreprise obtient aussi de bons résultats dans le contrôle de sa propre consommation d’électricité. Grâce à l’esprit d’innovation de ses équipes, elle développe des solutions techniques pour optimiser sa consommation. En matière de production d’énergies thermiques non-fossiles, des objectifs très ambitieux ont été fixés dans le Plan directeur cantonal de l’énergie. Certaines innovations, notamment à l’usine d’incinération des Cheneviers, ont déjà permis d’accroître cette production. Le potentiel le plus important réside dans la construction de nouvelles installations, comme la station d’épuration d’Aïre complètement Robert Cramer modernisée, qui récupérera la des eaux usées. Comme tous le projets d’envergure, ces réalisat toutefois soumises aux aléas cédures d’autorisation et à d’é recours. L’entreprise s’est aussi fixé des sur des aspects sociaux et écon Les mesures mises en place pou les accidents au travail porte fruits mais doivent encore êtr tuées, des efforts d'autant plu tants que les chantiers se mu L’augmentation du nombre de cadres, en revanche, ne suit pa l’évolution attendue, malgré le fournis. La volonté de favorise motions internes rend l’obje difficile à atteindre étant donn nettement majoritaire des homm les effectifs. SIG s’est engagée avec déter dans la transition énergétique. M ci coûte cher. Elle nécessite des sements importants. Pour la seu 2025, près de 300 millions de f été investis, un niveau supérieu nées précédentes. Dans ce con pour assurer sa pérennité éco l’entreprise s’est fixé un taux de lité de ses actifs industriels de 4 veau n’a pas été atteint pour la d année consécutive. D’une part p PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 20/62 5 Rapport de gestion et de durabilité 2025 L'éditorial Véronique Athané Ryser Robert Cramer hangements internes sont aussi vis sur le terrain, avec la multiplication hantiers importants. À vrai dire, les ux de chaleur ne sont pas une noué. Mais ils se déploient désormais ntre-ville, à un rythme soutenu, et mpact sur les habitants et la circun s’en trouve accru. C’est la raison laquelle SIG a fortement renforcé ordination de ces travaux avec les munes et le Canton. Par ailleurs, echniques de construction parfois plexes sont privilégiées pour réduire uisances, comme l’utilisation de miunneliers pour éviter les fouilles à uvert. solaires sur leurs toits. SIG joue ici pleinement son rôle d’activatrice. Elle encourage ce développement par le biais de conseils et de soutiens financiers. Et malgré une réglementation fédérale de plus en plus restrictive, elle continue de rémunérer au mieux les auto-producteurs pour le courant qu’ils réinjectent dans le réseau. modernisée, qui récupérera la chaleur des eaux usées. Comme tous les grands projets d’envergure, ces réalisations sont toutefois soumises aux aléas des procédures d’autorisation et à d’éventuels recours. ésent Rapport de gestion et de duté s’inscrit pleinement dans la déhe de l’entreprise. Il est fondé sur objectifs clairs et mesurables, que it dans le développement des énerrenouvelables et la réduction des sions de gaz à effet de serre, ou ment concernant certains aspects ux, comme la sécurité au travail ou veloppement de la mixité au sein de eprise. Le déploiement des réseaux thermiques structurants avance également à un rythme soutenu. Onze kilomètres de conduites ont été posés en 2025, malgré des contraintes importantes en raison des chantiers qui se déroulent désormais au centre-ville. objectifs ont été fixés il y a trois vec des cibles à atteindre en 2030. aines actions sont déjà bien enga. L’énergie solaire connaît un bel r. Les propriétaires sont toujours breux à installer des panneaux L’entreprise obtient aussi de bons résultats dans le contrôle de sa propre consommation d’électricité. Grâce à l’esprit d’innovation de ses équipes, elle développe des solutions techniques pour optimiser sa consommation. En matière de production d’énergies thermiques non-fossiles, des objectifs très ambitieux ont été fixés dans le Plan directeur cantonal de l’énergie. Certaines innovations, notamment à l’usine d’incinération des Cheneviers, ont déjà permis d’accroître cette production. Le potentiel le plus important réside dans la construction de nouvelles installations, comme la station d’épuration d’Aïre complètement L’entreprise s’est aussi fixé des objectifs sur des aspects sociaux et économiques. Les mesures mises en place pour réduire les accidents au travail portent leurs fruits mais doivent encore être accentuées, des efforts d'autant plus importants que les chantiers se multiplient. L’augmentation du nombre de femmes cadres, en revanche, ne suit pas encore l’évolution attendue, malgré les efforts fournis. La volonté de favoriser les promotions internes rend l’objectif plus difficile à atteindre étant donné la part nettement majoritaire des hommes dans les effectifs. SIG s’est engagée avec détermination dans la transition énergétique. Mais celleci coûte cher. Elle nécessite des investissements importants. Pour la seule année 2025, près de 300 millions de francs ont été investis, un niveau supérieur aux années précédentes. Dans ce contexte, et pour assurer sa pérennité économique, l’entreprise s’est fixé un taux de rentabilité de ses actifs industriels de 4 %. Ce niveau n’a pas été atteint pour la deuxième année consécutive. D’une part parce que la Confédération a fortement réduit les marges autorisées sur la vente d’électricité et, d’autre part, parce que les raccordements aux réseaux thermiques ne sont pas encore à la hauteur des investissements consentis. Ces revenus sont différés dans le futur et obèrent pour l’heure la rentabilité. C’est là un point de vigilance pour les prochaines années. 21/62 6 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 SIG, une entreprise publique aux activités multiples Les activités et la chaîne de valeur SIG est une entreprise industrielle au service de la collectivité genevoise. Elle couvre un champ d’activités très diverses qui lui permettent de jouer pleinement son rôle dans la transition écologique. SIG est un établissement de droit public autonome, propriété du Canton, de la Ville de Genève et des communes genevoises. L’entreprise est active sur tout le territoire cantonal, qui compte 530'000 habitants, et fournit des services essentiels dans de nombreux domaines. Elle distribue l’électricité, le gaz et l’eau potable, elle récupère et traite les eaux usées, elle valorise les déchets et fournit de l’énergie thermique. SIG exploite également un réseau de télécommunications et développe des services dans le domaine de l’éclairage public et de l’électromobilité. Enfin, elle a développé un programme ambitieux d’économies d’énergies à l’adresse de ses clients, que ce soient les ménages, les entreprises ou les administrations publiques. L’entreprise est l’un des plus importants distributeurs multi-fluides de Suisse. Elle ne se cantonne par ailleurs pas à ce rôle, puisqu’elle dispose de nombreux ouvrages qui lui permettent d’être également productrice d’énergies. C’est ainsi qu’en matière d’électricité, SIG produit elle-même un tiers des besoins de ses clients, soit près de 800 GWh/an sur les 2'500 GWh que consomme le canton. La majorité de cette production provient de ses barrages au fil du Rhône, le plus important étant celui de Verbois. L’usine des Cheneviers produit également de l’électricité grâce à l’incinération des déchets, et plus d’une centaine d’installations solaires photovoltaïques complètent ce parc de production. Enfin, SIG développe des projets de parcs éoliens en Suisse, en partenariat avec des acteurs locaux. Le gaz fourni par SIG est destiné principalement aux besoins de chaleur des clients genevois, ainsi qu’aux processus industriels. SIG s’approvisionne essentiellement auprès de l’entreprise Gaznat, dont elle est actionnaire, qui lui fournit près de 2'400 GWh chaque année, soit un peu moins de la moitié des besoins en chauffage du canton. Par ailleurs, SIG déploie depuis plusieurs années un important réseau de chaleur et de froid à distance (GeniTerre et GeniLac), à destination des bâtiments du canton, qu’ils soient résidentiels ou commerciaux. Elle dispose d’ailleurs du monopole sur la partie structurante de ces réseaux, monopole accordé à la suite d’une votation populaire en 2022. Là encore, l’entreprise ne se contente pas de distribuer l’énergie, elle en assure aussi une partie de la production, en privilégiant la ressource locale et renouvelable. Les principales sources de chaleur proviennent actuellement de l’incinération des déchets et d’une centrale à gaz. Elles seront complétées d’ici quelques années par la valorisation des eaux usées dans les stations d’épuration, pour laquelle d’importants travaux sont en cours. SIG a par ailleurs lancé un vaste programme de prospection du sous-sol afin de développer la géothermie. Enfin, l’eau du lac est également exploitée, aussi bien pour rafraîchir les bâtiments que pour les chauffer avec l'appui de pompes à chaleur. Une importante station de pompage sur le site du Vengeron sera prochainement mise en exploitation en complément de celle déjà présente sur cette rive du lac. En matière d’eau, SIG est active sur l’ensemble du cycle. Elle capte l’eau dans le lac, et accessoirement dans les nappes phréatiques, avant de la traiter dans ses installations puis de l’acheminer aux clients finaux. Elle distribue plus de 50 millions de m3 d’eau potable chaque année. L’entreprise gère également l’évacuation des eaux usées jusque dans ses stations d’épuration, où ces rejets sont traités et seront de plus en plus valorisés en énergie thermique ainsi qu'en biogaz. Un volume de 76 millions de m3 est ainsi traité et exploité chaque année. Station d'épuration de Villette Chaufferie du Lignon Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 22/62 7 Rapport de gestion et de durabilité 2025 que a chaîne de valeur tricité grâce à l’incinération des ets, et plus d’une centaine d’insons solaires photovoltaïques comnt ce parc de production. Enfin, SIG oppe des projets de parcs éoliens uisse, en partenariat avec des aclocaux. az fourni par SIG est destiné prinement aux besoins de chaleur des s genevois, ainsi qu’aux processus triels. SIG s’approvisionne essenment auprès de l’entreprise Gaznat, elle est actionnaire, qui lui fournit de 2'400 GWh chaque année, soit eu moins de la moitié des besoins auffage du canton. ailleurs, SIG déploie depuis plus années un important réseau de ur et de froid à distance (GeniTerre niLac), à destination des bâtiments anton, qu’ils soient résidentiels ou merciaux. Elle dispose d’ailleurs du opole sur la partie structurante de éseaux, monopole accordé à la suite votation populaire en 2022. 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Elle capte l’eau dans le lac, et accessoirement dans les nappes phréatiques, avant de la traiter dans ses installations puis de l’acheminer aux clients finaux. Elle distribue plus de 50 millions de m3 d’eau potable chaque année. L’entreprise gère également l’évacuation des eaux usées jusque dans ses stations d’épuration, où ces rejets sont traités et seront de plus en plus valorisés en énergie thermique ainsi qu'en biogaz. Un volume de 76 millions de m3 est ainsi traité et exploité chaque année. Station d'épuration de Villette Usine des Cheneviers Chaufferie du Lignon Barrage de Verbois 23/62 PL 13812 8 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Au service de 248'000 clientes et clients 1'801 550 150 G 1) collaborateurs et collaboratrices 3.4 milliards 2) + dʼénergie thermique livrée CHF 800 GWh dʼactifs industriels dʼélectricité produite 4) 8'650 km 2'550 GWh 2'350 GWh 300 GWh Conduites lacustres pour GeniLac ◖ Exploiter les convergences Forte de ses différentes activités, l’entreprise fait bénéficier ses clients de la convergence de ses différents réseaux et ouvrages. Les réseaux de chaleur à distance, par exemple, peuvent plus facilement exploiter la chaleur de l’usine d’incinération des Cheneviers, ou des eaux usées et, demain, des postes de transformation électrique, autant d’ouvrages qui appartiennent à SIG. Le potentiel qu’offrent ces convergences constitue sans nul doute un avantage pour la réalisation de la transition énergétique. Le bilan de l’entreprise exprime à lui seul sa forte diversité industrielle. La valeur nette des installations de production et de distribution, toutes à Genève, s’élève en effet à plus de 3.4 milliards de francs. Les activités de SIG relèvent en partie d’un monopole cantonal ou fédéral. Ces monopoles, encadrant les activités capitalistiques de SIG, exigent transparence des coûts et exemplarité en termes de gestion. Les autres activités de l’entreprise s’inscrivent dans des marchés en concurrence, telle que l’électricité pour les grands consommateurs ou les prestations de fibre optique. Au total, SIG compte près de 250'000 clients. ◖ Faciliter la transition écologique Consciente depuis longtemps de son rôle dans la transition énergétique du canton, l’entreprise a par ailleurs développé un ambitieux dispositif d’encouragement aux économies d’énergie à l’adresse de ses parties prenantes ; le programme éco21 existe désormais depuis une quinzaine d’années. Ce programme dispense des conseils aux particuliers sous forme de visites à domicile, et accompagne les propriétaires immobiliers ainsi que les entreprises dans la rénovation de leurs bâtiments et dans l’optimisation énergétique de leurs processus de production. Des incitations financières, versées par SIG, complètent ce dispositif. Enfin, chaque année, des trophées de la transition énergétique sont décernés aux entreprises méritantes, SIG jouant ainsi pleinement son rôle de facilitatrice et d’activatrice de la transition énergétique. Enfin, signe de la place centrale que l’entreprise occupe dans la cité, SIG gère et finance l’exploitation et l’entretien du Jet d’eau, l’emblème de la ville si cher à sa population et à ses nombreux touristes. de réseaux tous fluides confondus3) de gaz livré dʼélectricité livrée d'économies dʼélectricité 1) dont environ 300 GWh non fossiles 2) uniquement Cadiom et CADZiplo et 3) dont Cadiom et CADZiplo 4) y compris SFMCP-Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (230 GWh) Rapport de gestion et de durabilité 2025 , chaque année, des trophées de la tion énergétique sont décernés aux prises méritantes, SIG jouant aininement son rôle de facilitatrice et vatrice de la transition énergétique. , signe de la place centrale que l’ense occupe dans la cité, SIG gère et ce l’exploitation et l’entretien du Jet , l’emblème de la ville si cher à sa lation et à ses nombreux touristes. PL 13812 24/62 9 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Les chiffres clés Au service de 248'000 clientes et clients 1'801 550 150 GWh 50 millions 1) collaborateurs et collaboratrices 3.4 milliards 2) + de m3 dʼeau potable livrée dʼénergie thermique livrée CHF 800 GWh 76 millions dʼactifs industriels dʼélectricité produite 4) de m3 dʼeaux usées réceptionnées 8'650 km 2'550 GWh 175'000 tonnes de réseaux tous fluides confondus3) 2'350 GWh de gaz livré dʼélectricité livrée 300 GWh d'économies dʼélectricité 1) dont environ 300 GWh non fossiles 2) uniquement Cadiom et CADZiplo et 3) dont Cadiom et CADZiplo 4) y compris SFMCP-Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (230 GWh) éco21 de déchets genevois livrés aux Cheneviers 1.2 milliard CHF de chiffre dʼaffaires net 25/62 10 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 SIG suit et anticipe les risques climatiques SIG a mis en place une gestion des risques depuis une quinzaine d’années. Elle y intègre les risques que fait peser le dérèglement climatique sur les activités de l’entreprise. SIG dispose depuis une quinzaine d’années d’un système de gestion globale des risques. Il a pour but d’identifier et d’évaluer les menaces les plus critiques qui pourraient porter atteinte aux activités de l’entreprise. SIG met à jour son registre des risques chaque année. Ce travail est réalisé sur la base d’entretiens réguliers avec les responsables des différents secteurs de l’entreprise, avec les directions exécutives ainsi qu’avec la Direction générale et la présidence du Conseil d’administration. Le registre représente ainsi la vision de l’ensemble de l’entreprise. Chaque risque est évalué selon sa probabilité de survenance (de très improbable à probable) et son impact sur l’entreprise (de faible à capital). L’impact peut être humain, financier, commercial, environnemental ou réputationnel. La combinaison de la valeur plus ou moins forte de l'impact et de la probabilité de chaque risque permet d'en définir son niveau de criticité et par conséquent son classement dans le registre des risques. Le registre décrit également l’attitude à adopter face à chaque risque et les mesures à prendre pour le réduire ou s’y adapter (stratégie de mitigation). Des entretiens réguliers avec les responsables d’activités permettent de faire le point sur le suivi des mesures. Rapport de gestion et de durabilité 2025 Six autres incidents, dits extrêmes, correspondent à des situations climatiques auxquelles l'entreprise est déjà confrontée, telles que des canicules, des crues importantes, des tempêtes ou des sécheresses. Ces événements climatiques ont été discutés avec chacun des métiers de l’entreprise afin d’en évaluer le risque et son niveau de criticité d’un point de vue qualitatif (lire l’exemple ci-dessous La gestion des risques concernant le réseau électrique g Cela a permis de les classer échelle de faible à fort. Deux ris sentent un niveau fort. Ils conce activités de livraisons de chaleur gie et sont liés à la hausse moy températures. Ils ont été agrég risque dit « incidents climatiques grés dans le registre global des Le registre des risques fait l’ob  L'impact du climat sur la distribution de l'électricité Canicules ou froids extrêmes Le registre évolue ainsi chaque année, certains risques étant retirés car maîtrisés alors que d’autres apparaissent. Le registre compte une quinzaine de risques forts, tels qu’une panne majeure du réseau électrique, l’implantation de la moule quagga nuisant aux installations lacustres ou l’apparition de retards sur le développement des réseaux de chaleur. ◖ Risques climatiques Depuis 2024, SIG intègre également dans son analyse les risques climatiques qui pèsent sur l’entreprise. Ce faisant, elle se conforme à l’ordonnance fédérale relative au rapport sur les questions climatiques qui prévoit que les grandes entreprises mettent en œuvre les recommandations du groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (Task force on climate-related financial disclosure, TCFD). SIG a établi une liste de douze incidents climatiques susceptibles de représenter un risque pour l’entreprise. Six incidents sont d’ordre tendanciel, c'est-à-dire qu’ils s’inscrivent dans les scénarios établis par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur le long terme. Il s’agit par exemple de l’augmentation des températures moyennes ou du changement des régimes hydrologiques. Inon Lignes aériennes Surchauffe ou déformation des conducteurs Dommage Lignes souterraines Surchauffe des câbles Dommag et équ Poste de transformation Vieillissement accéléré/rupture Toutes les activités de l’entreprise font l’objet d’une analyse de risques sous l’angle climatique. C’est le cas, comme l’illustre l’exemple ici, de la distribution de l’électricité ; certaines installations sont déjà fortement sollicitées du fait d’événements climatiques inhabituels, voire violents. SIG a fait l’inventaire de ces risques et prend déjà des mesures pour y faire face. Durant l’été 2022, le réseau électrique souterrain moyenne tension a connu un nombre inhabituel de pannes. Il est apparu que les équipements qui reliaient des câbles d’ancienne et de nouvelles générations devenaient défectueux à la suite d’une période très sèche et de fortes canicules. Ce phénomène, également identifié chez d’autres distributeurs européens, est l’effet de conditions météorologiques certes extrêmes mais appelées à se reproduire. Malgré la brièveté des coupures qui en a découlé, SIG a décidé de réduire ce risque en modifiant l’exploitation de son réseau et sa méthode d’intervention, tout en accélérant le remplacement des câbles d’ancienne génération. Les lignes aériennes font aussi l’objet d’une attention accrue. Auparavant, la charge du réseau électrique atteignait son maximum en hiver. Cependant, avec l’électrification croissante des usages et le développement de la production solaire décentralisée, les pics de consommation tendent à se déplacer en été. Domm insta Ils risque vales, ent de leur c plusieurs lignes a contrôle fouissem aux ligne s’avère p fique en r Les tem chutes d ment un un élagag lignes. L’e égalemen Enfin, les transform A la suite lancé afin les équip sitif qui le Rapport de gestion et de durabilité 2025 gestion des risques gistre évolue ainsi chaque année, ins risques étant retirés car maîs alors que d’autres apparaissent. egistre compte une quinzaine de es forts, tels qu’une panne majeure seau électrique, l’implantation de la e quagga nuisant aux installations tres ou l’apparition de retards sur le oppement des réseaux de chaleur. ques climatiques is 2024, SIG intègre également dans nalyse les risques climatiques qui nt sur l’entreprise. Ce faisant, elle se rme à l’ordonnance fédérale relative pport sur les questions climatiques révoit que les grandes entreprises ent en œuvre les recommandations oupe de travail sur l’information fière relative aux changements cliques (Task force on climate-related cial disclosure, TCFD). établi une liste de douze incidents tiques susceptibles de représenter que pour l’entreprise. Six incidents d’ordre tendanciel, c'est-à-dire qu’ils rivent dans les scénarios établis par oupe d'experts intergouvernemental évolution du climat (GIEC) sur le long e. Il s’agit par exemple de l’augmenn des températures moyennes ou du gement des régimes hydrologiques. PL 13812 26/62 11 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Six autres incidents, dits extrêmes, correspondent à des situations climatiques auxquelles l'entreprise est déjà confrontée, telles que des canicules, des crues importantes, des tempêtes ou des sécheresses. Ces événements climatiques ont été discutés avec chacun des métiers de l’entreprise afin d’en évaluer le risque et son niveau de criticité d’un point de vue qualitatif (lire l’exemple ci-dessous concernant le réseau électrique genevois). Cela a permis de les classer sur une échelle de faible à fort. Deux risques présentent un niveau fort. Ils concernent les activités de livraisons de chaleur et d’énergie et sont liés à la hausse moyenne des températures. Ils ont été agrégés en un risque dit « incidents climatiques » et intégrés dans le registre global des risques. Le registre des risques fait l’objet d’une  L'impact du climat sur la distribution de l'électricité information régulière auprès du Comité audit et risques du Conseil d’administration. Ce dernier valide chaque année les risques majeurs dont les risques climatiques. Le Comité audit et risques est responsable de leur suivi. A titre informatif, SIG ne tient pas un registre formel des opportunités. Exposition faible Exposition moyenne Exposition forte Canicules ou froids extrêmes Inondations Tempêtes Lignes aériennes Surchauffe ou déformation des conducteurs Dommages aux pylones Dommages aux pylones Lignes souterraines Surchauffe des câbles Dommages aux câbles et équipements Dommages aux câbles et équipements Vieillissement accéléré/rupture Dommages aux installations Poste de transformation Toutes les activités de l’entreprise font l’objet d’une analyse de risques sous l’angle climatique. C’est le cas, comme l’illustre l’exemple ici, de la distribution de l’électricité ; certaines installations sont déjà fortement sollicitées du fait d’événements climatiques inhabituels, voire violents. SIG a fait l’inventaire de ces risques et prend déjà des mesures pour y faire face. Durant l’été 2022, le réseau électrique souterrain moyenne tension a connu un nombre inhabituel de pannes. Il est apparu que les équipements qui reliaient des câbles d’ancienne et de nouvelles générations devenaient défectueux à la suite d’une période très sèche et de fortes canicules. Ce phénomène, également identifié chez d’autres distributeurs européens, est l’effet de conditions météorologiques certes extrêmes mais appelées à se reproduire. Malgré la brièveté des coupures qui en a découlé, SIG a décidé de réduire ce risque en modifiant l’exploitation de son réseau et sa méthode d’intervention, tout en accélérant le remplacement des câbles d’ancienne génération. Les lignes aériennes font aussi l’objet d’une attention accrue. Auparavant, la charge du réseau électrique atteignait son maximum en hiver. Cependant, avec l’électrification croissante des usages et le développement de la production solaire décentralisée, les pics de consommation tendent à se déplacer en été. Ils risquent alors de coïncider avec les fortes chaleurs estivales, entraînant une surchauffe des lignes et une diminution de leur capacité de transport. Face à ce risque, là encore, plusieurs mesures sont mises en place. La vérification des lignes a été intensifiée et de nouvelles technologies de contrôle ont été adoptées. Par ailleurs, SIG procède à l’enfouissement progressif des lignes moyenne tension. Quant aux lignes à haute tension, elles sont enfouies quand cela s’avère possible, mais ne font pas l’objet d’un plan spécifique en raison des coûts très élevés de ces travaux. Les tempêtes, potentiellement plus fréquentes, et les chutes d’arbres qu’elles provoquent, constituent également un risque pour les lignes aériennes. Cela nécessite un élagage intensif et régulier des arbres en proximité de lignes. L’enfouissement des lignes moyenne tension réduit également ce risque. Enfin, les inondations pourraient endommager les postes de transformation électriques, dont certains sont souterrains. A la suite des crues de l’Arve en 2018, un programme a été lancé afin d’assainir une centaine de postes concernés en les équipant de détecteur de présence d’eau et d’un dispositif qui les protège des crues. 27/62 12 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Huit priorités pour un engagement concret en faveur de la durabilité La démarche RSE de SIG SIG a défini huit engagements prioritaires en matière de durabilité qui constituent les grandes lignes de sa responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). SIG publie pour la troisième année son Rapport de gestion et de durabilité afin de rendre compte de ses actions en matière de Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). La durabilité est au cœur de la stratégie de SIG depuis plusieurs années. Elle compte parmi les valeurs de l’entreprise et se déploie à travers de nombreuses actions. L'entreprise établit par ailleurs son bilan des émissions de gaz à effet de serre depuis 2019 et elle s'est dotée d'un Pacte climatique en 2021. La démarche RSE, lancée en 2023, s’est donc ajoutée à des actions préexistantes. Le Rapport de gestion et de durabilité est conçu comme un véritable levier permettant non seulement de formaliser la responsabilité sociétale de l’entreprise, mais aussi d’engager des actions concrètes et mesurables. Pour ce faire, l’entreprise a défini en 2023 trois enjeux de durabilité considérés comme des objectifs stratégiques et prioritaires pour l’entreprise. Ces enjeux sont les suivants : « Être un partenaire responsable », « Agir pour l’environnement » et « Construire des solutions durables ». Chacun de ces enjeux comporte un ou plusieurs engagements qui permettent une mise en œuvre concrète des objectifs. Un exercice de priorisation a permis de placer les engagements sur une matrice dite de matérialité et de retenir les huit engagements qui présentent la plus haute importance pour l'entreprise (voir page 14). Cette priorisation a été effectuée par le Conseil d’administration, dont les membres sont des représentants des propriétaires de SIG ou de son personnel, ainsi que par la Direction générale. Rapport de gestion et de durabilité 2025 C’est le cas par exemple de la lutte pour la biodiversité, de la gestion responsable des achats ou des actions visant à favoriser l’écosystème local. Ces objectifs font partie intégrante des actions de l’entreprise et sont mis en œuvre à travers de nombreuses initiatives. SIG est par exemple très impliquée dans la gestion écologique de ses barrages par la création de passes à poissons ou de zones favorisant la biodiversité. En lien avec l'obligation légale figurant à l’article 964 b du Code des obligations, les domaines non reportés par SIG dans ce rapport (questions sociales, respect des droits de l'homme et lutte contre la corruption) font également partie des préoccupations de SIG ; ils sont à ce titre inclus dans notre système de gouvernance et font l’objet d’une attention particulière lors d'appel d'offres ou dans le cadre de formations ou d’actions de sensibilisation. ◖ Suivi annuel SIG s’est ainsi fixé des cibles am à moyen terme, qui font l’objet annuel. Ces engagements, ain progression de chaque indicat présentés dans les pages su Après trois exercices consécu n’a pas jugé nécessaire de mod priorisation des objectifs. La ma finie en 2023 est ainsi mainten À noter que l’ensemble des a des données figurant dans ce ne concernent que l’entité SIG participations dans d’autres so  Contribution de SIG aux objectifs de développe ◖ Huit engagements Pour chacun des huit engagements retenus, la Direction générale a par la suite défini un ou deux indicateurs, simples et mesurables, pour lesquels un objectif ambitieux a été fixé à l’horizon 2030. Par exemple, en ce qui concerne l’enjeu « Être un partenaire responsable », trois objectifs sociétaux et économiques ont été retenus : garantir la santé et la sécurité au travail, viser une juste rentabilité et accroître la mixité dans l’entreprise. Pour ce dernier objectif, l’indicateur retenu consiste à atteindre un taux de femmes cadres de 30 % à l’horizon 2030. Cette mesure ne résume évidemment pas l’ensemble des actions prises en faveur de la mixité. Il en va de même pour certains objectifs qui figurent dans la partie inférieure gauche de la matrice pour lesquels aucun objectif chiffré n’a été donné. Contribution forte 679�� Contribution modérée 358� Au travers de ses engagements RSE prioritaires, SI à neuf des dix-sept objectifs de développement du (ODD) définis par l’ONU, selon l'appréciation faite p Direction générale. Ces ODD répondent aux défis m auxquels l’Humanité est confrontée. Rapport de gestion et de durabilité 2025 our ur de marche RSE de SIG ngagements qui présentent la plus e importance pour l'entreprise (voir 14). Cette priorisation a été effecpar le Conseil d’administration, dont embres sont des représentants des iétaires de SIG ou de son personnel, que par la Direction générale. PL 13812 28/62 13 Rapport de gestion et de durabilité 2025 C’est le cas par exemple de la lutte pour la biodiversité, de la gestion responsable des achats ou des actions visant à favoriser l’écosystème local. Ces objectifs font partie intégrante des actions de l’entreprise et sont mis en œuvre à travers de nombreuses initiatives. SIG est par exemple très impliquée dans la gestion écologique de ses barrages par la création de passes à poissons ou de zones favorisant la biodiversité. En lien avec l'obligation légale figurant à l’article 964 b du Code des obligations, les domaines non reportés par SIG dans ce rapport (questions sociales, respect des droits de l'homme et lutte contre la corruption) font également partie des préoccupations de SIG ; ils sont à ce titre inclus dans notre système de gouvernance et font l’objet d’une attention particulière lors d'appel d'offres ou dans le cadre de formations ou d’actions de sensibilisation. ◖ Suivi annuel SIG s’est ainsi fixé des cibles ambitieuses à moyen terme, qui font l’objet d’un suivi annuel. Ces engagements, ainsi que la progression de chaque indicateur, sont présentés dans les pages suivantes. Après trois exercices consécutifs, SIG n’a pas jugé nécessaire de modifier cette priorisation des objectifs. La matrice définie en 2023 est ainsi maintenue. À noter que l’ensemble des actions et des données figurant dans ce rapport ne concernent que l’entité SIG sans ses participations dans d’autres sociétés.  Contribution de SIG aux objectifs de développement durable de l’ONU t engagements chacun des huit engagements retea Direction générale a par la suite i un ou deux indicateurs, simples esurables, pour lesquels un objectif tieux a été fixé à l’horizon 2030. xemple, en ce qui concerne l’enjeu un partenaire responsable », trois tifs sociétaux et économiques ont etenus : garantir la santé et la sécuritravail, viser une juste rentabilité et ître la mixité dans l’entreprise. Pour ernier objectif, l’indicateur retenu ste à atteindre un taux de femmes es de 30 % à l’horizon 2030. Cette re ne résume évidemment pas l’enble des actions prises en faveur de xité. va de même pour certains objecui figurent dans la partie inférieure he de la matrice pour lesquels aucun tif chiffré n’a été donné. Contribution forte 679�� Contribution modérée 358� Au travers de ses engagements RSE prioritaires, SIG répond à neuf des dix-sept objectifs de développement durable (ODD) définis par l’ONU, selon l'appréciation faite par la Direction générale. Ces ODD répondent aux défis mondiaux auxquels l’Humanité est confrontée. Contribution indirecte 124����� Bien que non retenues dans le cadre des huit engagements prioritaires, certaines actions de SIG contribuent de façon indirecte à ces autres ODD. 29/62 PL 13812 14 Rapport de gestion et de durabilité 2025 3 ENJEUX FONDAMENTAUX ● ÊTRE UN PARTENAIRE RESPONSABLE ● AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT 8 ENGAGEMENTS RSE PRIORITAIRES 3 Juste rentabilité Energies locales et renouvelables moyenne Gestion responsable des achats Gouvernance dynamique Santé et sécurité Mixité Solutions bas carbone Emissions GES Ressources énergétiques Rejets industriels Ecosystème local Ethique modérée Importance pour les parties prenantes 1 élevée ● CONSTRUIRE DES SOLUTIONS DURABLES Biodiversité modérée moyenne élevée Importance pour l’entreprise 2 1 2 3 Représentées par le Comité Stratégie et Bureau du Conseil d'administration. Représentée par la Direction générale. Les huit engagements prioritaires font partie de treize engagements RSE issus de groupes de travail internes.  Une double approche La démarche RSE inclut depuis 2024 une analyse des risques climatiques qui pèsent sur l’entreprise. Le rapport présente ainsi une double approche : l’impact du climat sur l’entreprise et, à l’inverse, l’influence des activités de l’entreprise sur l’environnement et la manière dont elle compte réduire son impact. De ce fait, le rapport répond de manière plus complète aux recommandations du TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), comme le prévoit l’Ordonnance fédérale relative au rapport sur les questions climatiques. Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 30/62 Rapport de gestion et de durabilité 2025 S RSE S3 uste rentabilité Emissions GES Ressources énergétiques s els élevée groupes de travail internes. pèsent sur l’entreentreprise et, à l’ine dont elle compte recommandations évoit l’Ordonnance L'entreprise s'est fixé des cibles ambitieuses à moyen terme, qui font l'objet d'un suivi annuel. 15 31/62 16 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Tableau de bord Depuis 2023, SIG publie dans son Rapport de gestion et de durabilité les objectifs à 2030 et le niveau d'atteinte annuel de ses huit engagements prioritaires en matière de durabilité. Ces huit engagements concernent un volet socio-économique et deux volets environnementaux. Pour chacun de ces engagements, SIG a défini un ou deux indicateurs lui permettant un suivi de ses objectifs. Être un partenaire responsable Agir pour lʼenvironnement Construire des solutions durables ENGAGEMENTS INDICATEURS Garantir la santé et la sécurité au travail Nombre dʼaccidents professionnels pour 1 000 équivalents plein-temps Accroître la mixité Taux de femmes cadres Viser une juste rentabilité Taux de rentabilité des activités (industrielles et commerciales) Réduire ses émissions directes de gaz à effet de serre (GES) Taux de réduction des émissions de CO2 par rapport à 2019 Limiter sa consommation de ressources énergétiques Quantité dʼélectricité économisée (GWh) (cumul à partir de 2023) Accélérer la production d’énergies locales et non-fossiles Quantité d’énergie thermique produite pour les réseaux thermiques structurants et Cadiom* (GWh) Quantité d'électricité produite dans le canton* (GWh) Taux de clients avec une part de renouvelable dans leur contrat gaz Fournir des solutions bas carbone Taux de clients alimentés par les réseaux thermiques structurants (RTS) ayant choisi une part de renouvelable Valoriser ses rejets industriels Quantité d'énergie fatale exploitée (GWh) * Ces chiffres exprimés en GWh sont arrondis à la cinquantaine. Rapport de gestion et de durabilité 2025 artenaire ble ement e des durables PL 13812 32/62 17 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ENGAGEMENTS INDICATEURS 2023 2024 2025 2030 Garantir la santé et la sécurité au travail Nombre dʼaccidents professionnels pour 1 000 équivalents plein-temps 33.8 38.5 31.0 < 36 Accroître la mixité Taux de femmes cadres 19 % 21 % 21% 30 % Viser une juste rentabilité Taux de rentabilité des activités (industrielles et commerciales) 2.7 % 1.4 % 1.6% 4% Réduire ses émissions directes de gaz à effet de serre (GES) Taux de réduction des émissions de CO2 par rapport à 2019 15% 28 % 23% 40 % Limiter sa consommation de ressources énergétiques Quantité dʼélectricité économisée (GWh) (cumul à partir de 2023) 1.3 3.2 4.9 10 Quantité d’énergie thermique produite pour les réseaux thermiques structurants et Cadiom* (GWh) 300 300 400 700 Quantité d'électricité produite dans le canton* (GWh) 900 950 800 1'000 Taux de clients avec une part de renouvelable dans leur contrat gaz 11 % 11 % 11% 15 % Taux de clients alimentés par les réseaux thermiques structurants (RTS) ayant choisi une part de renouvelable 55 % 62 % 67% 80 % Quantité d'énergie fatale exploitée (GWh) 0 0 0 200 Accélérer la production d’énergies locales et non-fossiles Fournir des solutions bas carbone Valoriser ses rejets industriels * Ces chiffres exprimés en GWh sont arrondis à la cinquantaine. 33/62 18 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Être un partenaire responsable SIG s’engage pour la diversité et souhaite mettre un accent partic l’entreprise. SIG a décidé de mesurer cet engagement par la part des fe provenir du management. Il est attendu que les femmes représentent Le développement durable promeut la protection des droits humains, l’inclusion ou encore le partage équitable de la valeur ajoutée. C’est le sens des trois engagements retenus par SIG pour l’enjeu « Être un partenaire responsable ».  Garantir la santé et la sécurité au travail En tant qu’entreprise industrielle, par conséquent très active sur les chantiers, SIG a fait de la sécurité et de la santé au travail une de ses priorités. Dans ce domaine, l’entreprise s'est fixé comme objectif un nombre d’accidents professionnels par an, inférieur à 36 pour 1'000 équivalents plein-temps (EPT). Cet objectif correspond à la moyenne des accidents enregistrés entre 2018 et 2023 (sans 2020, année du Covid). SIG s’attelle depuis plusieurs années à réduire la fréquence et la gravité des accidents de travail par le développement d’une culture de la sécurité. Cette dernière consiste notamment à favoriser la remontée d’informations à la hiérarchie concernant les accidents ou les situations critiques (presque-accidents), afin de les analyser et de prendre des mesures. Cette culture de la sécurité repose donc sur le principe du droit à l’erreur et du dialogue. Par ailleurs, des visites de sécurité sont réalisées sur les lieux de travail par les cadres de l'entreprise afin que chaque employé partage la même vision du risque, un préalable au respect des mesures mises en place. 750 visites ont eu lieu en 2025. Par ailleurs, plus de 1'000 formations ont été réalisées sur différents aspects de sécurité, tels que la consignation des installations, les travaux en hauteur ou dans des espaces confinés. Rapport de gestion et de durabilité 2025 En 2025, SIG a enregistré 52 accidents, soit un ratio de 31 pour 1'000 équivalents plein-temps, en-dessous de l'objectif fixé à 36 (nombre d’accidents déclarés et acceptés par la SUVA, tous les employés de SIG compris, hors « postes de premier emploi »). La grande majorité des accidents n’est pas due à des manquements au respect des règles fondamentales de sécurité. Près de 40 % d’entre eux (21 sur 52) sont liés à des déplacements ou à des chutes (dans les escaliers, glissades). Par ailleurs, 55 % des accidents n’ont entraîné que de 0 à 3 jours d’arrêt de travail. Pour réduire encore le taux d’accidents, l’entreprise poursuit ses efforts sur l’organisation des visites et les contrôles de sécurité. Une attention accrue va être portée à la remontée des informations concernant les « presque accidents » afin d’améliorer les actions préventives. Enfin, SIG est aussi active dans la prévention des accidents non-professionnels auprès de son personnel. Accidents de travail à SIG pour 1000 EPT Les efforts de l’entreprise pour accroître la mixité couvrent toutes les diversités. SIG a toutefois décidé de mettre l’accent sur la représentation des femmes. Pour des raisons historiques, en raison de la prédominance des métiers techniques, celles-ci sont peu nombreuses à SIG. Elles ont représenté 23 % de l’effectif en 2025, soit une proportion identique à celle de 2024. retraite. Cela signifie que la m futurs recrutements devrait do à la nomination d’une femme. Le mises en place pour accroître le de femmes cadres sont de deu Il s’agit, d’une part, de préparer féminine à l’interne et, d’autre p tenir des listes paritaires lors de ments, en faisant notamment ap chasseurs de têtes spécialisés En se concentrant plus particulièrement sur les femmes cadres, SIG souhaite donner une impulsion à l’ensemble de l’entreprise. En participant aux décisions de recrutement, à la rémunération et à la formation des équipes, les femmes cadres pourront ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. En 2025, le taux de femmes chez les cadres s’est élevé à 21 %, un chiffre stable par rapport à 2024. SIG n’ayant pas l’intention d’augmenter le nombre de cadres, c’est lors de leur renouvellement que l’occasion sera offerte d’augmenter la part des femmes. D’ici à 2030, une bonne quarantaine de cadres partira à la Les années 2027 et 2030, qu partir un nombre plus impo cadres à la retraite, seront l’occ rehausser le taux de femmes c Projets industriels & solutions digitales 50 17 Energie & écologie industrielle 13 Distribution électricité & comptage 40 10 Thermique, gaz et eau 30 11 Relations clients 20 Relations humaines 10 Finances, durabilité, droit & risques 0 Enfin, SIG continue de prom place des femmes en général d treprise, avec un comité divers chargé d'étudier des sujets en cette thématique (congé mate longé, égalité salariale, enviro de travail inclusif). Elle tente a tirer de nouvelles recrues, pa d’actions de promotions dans le écoles ou par la mise en pla marque employeur à travers laq Total 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 23 0 Objectif annuel < 36 * Cadres supérieurs et cadres supérieures dans la classification SIG. 10 20 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 19 Rapport de gestion et de durabilité 2025  Accroître la mixité SIG s’engage pour la diversité et souhaite mettre un accent particulier sur la représentation des femmes dans l’entreprise. SIG a décidé de mesurer cet engagement par la part des femmes cadres*, estimant qu’un signal fort devait provenir du management. Il est attendu que les femmes représentent 30 % des cadres en 2030, contre 21 % en 2025. mains, l’inclusion s des trois responsable ». a fait de la sécurité et mme objectif un nombre s (EPT). Cet objectif année du Covid). lleurs, 55 % des accidents n’ont ené que de 0 à 3 jours d’arrêt de travail. réduire encore le taux d’accidents, eprise poursuit ses efforts sur l’oration des visites et les contrôles de rité. Une attention accrue va être e à la remontée des informations ernant les « presque accidents » afin éliorer les actions préventives. Enfin, est aussi active dans la prévention ccidents non-professionnels auprès n personnel. our 1000 EPT 2 34/62 Les efforts de l’entreprise pour accroître la mixité couvrent toutes les diversités. SIG a toutefois décidé de mettre l’accent sur la représentation des femmes. Pour des raisons historiques, en raison de la prédominance des métiers techniques, celles-ci sont peu nombreuses à SIG. Elles ont représenté 23 % de l’effectif en 2025, soit une proportion identique à celle de 2024. retraite. Cela signifie que la moitié des futurs recrutements devrait donner lieu à la nomination d’une femme. Les actions mises en place pour accroître le nombre de femmes cadres sont de deux ordres. Il s’agit, d’une part, de préparer la relève féminine à l’interne et, d’autre part, d’obtenir des listes paritaires lors des recrutements, en faisant notamment appel à des chasseurs de têtes spécialisés. En se concentrant plus particulièrement sur les femmes cadres, SIG souhaite donner une impulsion à l’ensemble de l’entreprise. En participant aux décisions de recrutement, à la rémunération et à la formation des équipes, les femmes cadres pourront ensuite, en cascade, favoriser la mixité dans le reste de l’entreprise. En 2025, le taux de femmes chez les cadres s’est élevé à 21 %, un chiffre stable par rapport à 2024. SIG n’ayant pas l’intention d’augmenter le nombre de cadres, c’est lors de leur renouvellement que l’occasion sera offerte d’augmenter la part des femmes. D’ici à 2030, une bonne quarantaine de cadres partira à la Les années 2027 et 2030, qui verront partir un nombre plus important de cadres à la retraite, seront l’occasion de rehausser le taux de femmes cadres. peut promouvoir les conditions de travail de l’entreprise permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie privée (travail à distance, temps partiel, horaires à la confiance). Proportion de femmes cadres 2025 Enfin, SIG continue de promouvoir la place des femmes en général dans l’entreprise, avec un comité diversité dédié chargé d'étudier des sujets en lien avec cette thématique (congé maternité prolongé, égalité salariale, environnement de travail inclusif). Elle tente aussi d’attirer de nouvelles recrues, par le biais d’actions de promotions dans les hautes écoles ou par la mise en place de sa marque employeur à travers laquelle elle 21 % 79 % Hommes Femmes Part de femmes par direction (%) Projets industriels & solutions digitales 17 Energie & écologie industrielle 13 Distribution électricité & comptage 10 Thermique, gaz et eau 11 Relations clients 41 Relations humaines 52 Finances, durabilité, droit & risques 50 Total 2023 2024 2025 23 0 * Cadres supérieurs et cadres supérieures dans la classification SIG. 10 20 30 40 50 60 35/62 PL 13812 20 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Une juste rentabilité économique doit permettre à SIG de financer so des énergies locales et non fossiles, en cohérence avec les ambitions en assurant un partage équilibré de la valeur ajoutée générée par ses L'entreprise vise un niveau de 4 % pour cette rentabilité à l’horizon 20 d’infrastructures, SIG a choisi de mettre l’accent sur le suivi de la ren le ratio entre le résultat opérationnel (EBIT retraité) et la valeur écono SIG fait face depuis quelques années à des besoins d’investissements sans précédent. Sur la seule période 2025-2029, l’entreprise compte investir 1.6 milliard de francs. La moitié de ces montants sera consacrée à la construction des ouvrages et des réseaux nécessaires à la transition énergétique. L’autre moitié financera notamment l’entretien et le renouvellement des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité. Ces investissements sont indispensables autant pour garantir la sécurité d’approvisionnement et répondre aux nouveaux besoins énergétiques que pour assurer la résilience des infrastructures face aux enjeux climatiques. Dans ce contexte, SIG doit pouvoir compter sur une rentabilité suffisante et maîtrisée. Celle-ci doit permettre d’autofinancer une part significative des investissements ◖ Un soutien dans la formation des électriciens Contribuer à la formation de ses métiers de base et assurer ainsi la relève représente un enjeu important pour SIG. C'est la raison pour laquelle l’entreprise a soutenu la construction du nouveau Centre de formation romand des électricien·nes de réseaux (Cifer) à Yverdon-les-Bains. Ce centre de formation regroupe une trentaine de sociétés romandes actives dans la distribution d’électricité ou l’installation de lignes aériennes. Il forme les apprentis, offre des formations continues et prépare au brevet ainsi qu'à la maîtrise fédérale. L’électricien de réseau travaille sur les réseaux situés à l’extérieur, notamment sur les lignes haute et moyenne tension, au contraire d’un installateur-électricien qui intervient sur les installations à l’intérieur des bâtiments. Dans le but de moderniser son centre de formation, Cifer a entamé la construction d’un nouveau bâtiment dans l’Y-Parc d’Yverdon-les-Bains. Le projet, devisé à 32 millions de francs, a fait l’objet d’un apport de SIG, à hauteur de 2.9 millions de francs, marquant la volonté de l’entreprise de soutenir cette initiative. La construction a démarré en automne 2025 et sa mise en service est attendue pour la rentrée scolaire 2027. Microtunnelier au Quai de la Poste et de préserver la solidité fina l’entreprise tout en offrant à se des prestations de qualité à d acceptables. Cette rentabilité cible pour l’en été fixée à 4 % sur la période 20 En tenant compte d’une valeur industriels retraités de 3.3 mi francs et d’un résultat opération té de 51 millions de francs, la r pour 2025 s’établit à 1.6 %. Ce ré pour la deuxième année conséc en-dessous de l’objectif. Plusieu l’expliquent. Dans le secteur de cité, le régulateur a fortement marges autorisées alors que mentation génère des coûts d de plus en plus importants. Co les réseaux de chaleur, les racco des clients ne sont pas encore à Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 36/62 21 Rapport de gestion et de durabilité 2025  Viser une juste rentabilité Une juste rentabilité économique doit permettre à SIG de financer son programme d’investissements pour des énergies locales et non fossiles, en cohérence avec les ambitions du Plan directeur de l'énergie (PDE), tout en assurant un partage équilibré de la valeur ajoutée générée par ses activités avec toutes ses parties prenantes. L'entreprise vise un niveau de 4 % pour cette rentabilité à l’horizon 2030. Compte tenu de ses nombreux projets d’infrastructures, SIG a choisi de mettre l’accent sur le suivi de la rentabilité dégagée par ses actifs, en mesurant le ratio entre le résultat opérationnel (EBIT retraité) et la valeur économique desdits actifs. SIG fait face depuis quelques années à des besoins d’investissements sans précédent. Sur la seule période 2025-2029, l’entreprise compte investir 1.6 milliard de francs. La moitié de ces montants sera consacrée à la construction des ouvrages et des réseaux nécessaires à la transition énergétique. L’autre moitié financera notamment l’entretien et le renouvellement des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité. Ces investissements sont indispensables autant pour garantir la sécurité d’approvisionnement et répondre aux nouveaux besoins énergétiques que pour assurer la résilience des infrastructures face aux enjeux climatiques. Dans ce contexte, SIG doit pouvoir compter sur une rentabilité suffisante et maîtrisée. Celle-ci doit permettre d’autofinancer une part significative des investissements on centre de formation, Cifer ’un nouveau bâtiment dans s. Le projet, devisé à 32 milt d’un apport de SIG, à hauncs, marquant la volonté de te initiative. La construction 25 et sa mise en service est olaire 2027. Microtunnelier au Quai de la Poste et de préserver la solidité financière de l’entreprise tout en offrant à ses clients des prestations de qualité à des tarifs acceptables. Cette rentabilité cible pour l’entreprise a été fixée à 4 % sur la période 2023-2030. En tenant compte d’une valeur des actifs industriels retraités de 3.3 milliards de francs et d’un résultat opérationnel retraité de 51 millions de francs, la rentabilité pour 2025 s’établit à 1.6 %. Ce résultat est, pour la deuxième année consécutive, très en-dessous de l’objectif. Plusieurs raisons l’expliquent. Dans le secteur de l’électricité, le régulateur a fortement réduit les marges autorisées alors que la réglementation génère des coûts de gestion de plus en plus importants. Concernant les réseaux de chaleur, les raccordements des clients ne sont pas encore à la hauteur des importants investissements réalisés, ce qui crée une pression supplémentaire sur l’objectif de rentabilité en différant les revenus dans le futur. Par ailleurs, fidèle à sa pratique ancrée de longue date, l’entreprise s’efforce de vendre ses prestations à des tarifs acceptables ; ses tarifs d’électricité et de gaz ont été revus à la baisse en 2025 et restent parmi les plus avantageux du pays. Enfin, on constate que le niveau d’endettement (584 MCHF) a cru en 2025 dans une proportion maitrisée au regard du niveau record d’investissements (298 MCHF en 2025), signe d’un sain équilibre de gestion entre le financement et la réalisation de la transition énergétique. 37/62 PL 13812 22 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Agir pour l’environnement Rapport de gestion et de durabilité 2025  Limiter la consommation de ressources énergétiq Sur la base de sa consommation d’électricité de 2023 (à savoir 130 G sa consommation en améliorant sa performance énergétique, et d’évi soit 1.25 GWh par an. Concrètement, des actions d’amélioration de la et les volumes de consommation ainsi évités sont calculés et cumulé Le Conseil d’État genevois a décrété l’urgence climatique en 2019. Son ambition est de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre du canton d’ici à 2030, par rapport à leur niveau de 1990, et d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Afin de contribuer à ces ambitions, SIG se veut exemplaire dans ses activités, en réduisant fortement sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Elle prend par conséquent les deux engagements suivants.  Réduire les émissions de gaz à effet de serre de SIG Les émissions directes de gaz à effet de serre (GES) de SIG, qui correspondent au «scope» 1 de son bilan des émissions de gaz à effet de serre, se sont élevées en 2025 à 224'000 tonnes de CO2e (tCO2e). L’entreprise vise une réduction de 40 % de ses émissions en 2030. Ses émissions brutes passeraient ainsi de 295'000 tCO2e en 2019 à 180'000 tCO2e en 2030. Les émissions directes de l’entreprise comprennent toutes les émissions produites par des ouvrages ou des machines dont SIG a le contrôle opérationnel. Elles correspondent au « scope » 1 de son bilan de gaz à effet de serre (voir en page 33). En 2025, ces émissions se sont élevées à 224'000 tCO2e, en hausse de 12'000 tCO2e par rapport à 2024. Toutefois, le niveau des émissions de 2025 demeure inférieur de 23 % à celui de 2019, année de référence. Plus de 90 % de ces émissions proviennent de trois activités : le traitement des eaux usées à la station d'épuration d'Aïre, l'incinération des déchets ménagers et la production de chaleur issue de gaz naturel à destination des réseaux de chaleur à distance. Les émissions dues à l’épuration des eaux ont déjà été fortement réduites. En 2023-2024, un nouveau procédé de traitement de l’azote a été mis en place à la STEP d’Aïre et a permis de réduire fortement les émissions de gaz hilarant (protoxyde d’azote). Celles-ci sont passées de 87'000 tCO2e en 2022 à 26'000 tCO2e en 2025. Les émissions liées au traitement des déchets se sont élevées à 114'000 tCO2e en 2025, en hausse par rapport à 2024. Ces émissions sont basées sur le tonnage des déchets incinérés et valorisés à l’usine des Cheneviers, indépendamment de la technologie utilisée. SIG ne maîtrise pas ce tonnage puisqu’il reflète principalement la production de déchets du canton. Le volume global des émissions de GES liées à ce poste devrait suivre la baisse attendue des volumes de déchets incinérés. Toutefois, le niveau des émissions de 2025 demeure inférieur de 23 % à celui de 2019, année de référence. avec la nouvelle politique cantonale sur les déchets. Le troisième poste important d’émissions concerne la production de chaleur fossile des chaudières à gaz de SIG qui alimentent pour partie les réseaux de chaleur à distance. Ces émissions se sont élevées à 73'000 tCO2e, soit un niveau stable par rapport à 2024. Elles sont induites par les besoins en chauffage des clients branchés sur ces réseaux. Le passage à une production de chaleur à base d’énergies renouvelables permettra, à terme, de réduire ces émissions. SIG peut réduire ses émissions directes dans d’autres secteurs, mais de façon marginale. L’entreprise s’attache notamment à réduire les fuites de gaz sur son réseau et sa consommation de gaz dans ses procédés industriels, mais ces gains se chiffrent au plus en dizaines de tCO2e. Les émissions de sa flotte de véhicules sont par ailleurs passées de 930 tCO2e en 2019 à 690 tCO2e en 2025. Conduites d'arrivée eau potable En 2025, SIG a consommé 145 GWh d’électricité sur l’ensemble de ses sites, ce qui représente 5 % de la consommation totale du canton (en hausse de 11 GWh par rapport à 2024). Un quart de cette électricité est utilisé pour la distribution de l’eau potable (37 GWh) et un autre quart est destiné à l’acheminement ainsi qu'au traitement des eaux usées (36 GWh), dont les volumes dépendent de la consommation de ses clients. Un troisième quart est absorbé par les réseaux de chaleur à distance (ou de froid) à distance, que ce soit pour transporter l’eau qui circule dans ces réseaux ou pour alimenter des pompes à chaleur. La consommation électrique de à augmenter en raison, d’une p plus grande consommation d’e la croissance de la population e part, de l’électrification des usag le cas notamment des réseaux leur à distance qui sont en ple loppement. Ces réseaux perm la population de réduire ses be gaz et en mazout, et par conséq émissions de gaz à effet de se ils augmentent en revanche les en électricité pour produire et ner cette énergie, consommati combe cette fois principalemen Consommation électrique de SIG (GWh) Traitement et distribution eau potable Acheminement et traitement eaux usées Réseaux thermiques (acheminement de chaleur et pompes à chaleur) Incinération et valorisation des déchets Production hydroélectrique Autres Total Rapport de gestion et de durabilité 2025 t PL 13812 38/62 23 Rapport de gestion et de durabilité 2025  Limiter la consommation de ressources énergétiques de SIG Sur la base de sa consommation d’électricité de 2023 (à savoir 130 GWh), SIG s’est fixé comme objectif de contenir sa consommation en améliorant sa performance énergétique, et d’éviter ainsi la consommation de 10 GWh d’ici 2030, soit 1.25 GWh par an. Concrètement, des actions d’amélioration de la performance énergétique sont mises en place et les volumes de consommation ainsi évités sont calculés et cumulés depuis 2023. ue en 2019. az à effet de serre 0, et d’atteindre ambitions, fortement effet de serre. ants. pe» 1 de son bilan O2e (tCO2e). s passeraient ainsi de assage à une production de chaleur e d’énergies renouvelables permetterme, de réduire ces émissions. peut réduire ses émissions directes d’autres secteurs, mais de façon inale. L’entreprise s’attache notamà réduire les fuites de gaz sur son au et sa consommation de gaz dans rocédés industriels, mais ces gains iffrent au plus en dizaines de tCO2e. émissions de sa flotte de véhicules par ailleurs passées de 930 tCO2e 019 à 690 tCO2e en 2025. Conduites d'arrivée eau potable En 2025, SIG a consommé 145 GWh d’électricité sur l’ensemble de ses sites, ce qui représente 5 % de la consommation totale du canton (en hausse de 11 GWh par rapport à 2024). Un quart de cette électricité est utilisé pour la distribution de l’eau potable (37 GWh) et un autre quart est destiné à l’acheminement ainsi qu'au traitement des eaux usées (36 GWh), dont les volumes dépendent de la consommation de ses clients. Un troisième quart est absorbé par les réseaux de chaleur à distance (ou de froid) à distance, que ce soit pour transporter l’eau qui circule dans ces réseaux ou pour alimenter des pompes à chaleur. La consommation électrique de SIG tend à augmenter en raison, d’une part, d’une plus grande consommation d’eau liée à la croissance de la population et, d’autre part, de l’électrification des usages. C’est le cas notamment des réseaux de chaleur à distance qui sont en plein développement. Ces réseaux permettent à la population de réduire ses besoins en gaz et en mazout, et par conséquent ses émissions de gaz à effet de serre, mais ils augmentent en revanche les besoins en électricité pour produire et acheminer cette énergie, consommation qui incombe cette fois principalement à SIG. Consommation électrique de SIG (GWh) Traitement et distribution eau potable 37 Acheminement et traitement eaux usées 36 Réseaux thermiques (acheminement de chaleur et pompes à chaleur) 34 Incinération et valorisation des déchets 24 Production hydroélectrique 5 Autres 9 Total 145 Cette consommation liée aux réseaux thermiques est ainsi passée de 25 GWh en 2024 à 34 GWh en 2025. C'est pourquoi, en raison des besoins accrus en électricité de la population, SIG ne vise pas tant à réduire la sienne, mais plutôt à la contenir par des mesures d'optimisation. L’énergie non-consommée à la suite de ces mesures doit atteindre 10 GWh en 2030, soit un gain sur ces huit années de 1.25 GWh par an. Entre 2023 et 2025, l'objectif a été atteint chaque année, avec des gains respectivement de 1.3, 1.9 et 1.7 GWh. Une mesure en particulier a permis d’atteindre ce résultat. En 2025, le mode d’exploitation de la distribution d’eau potable a changé dans le but d’améliorer la chaîne de son traitement, ce qui a permis incidemment d’optimiser la consommation électrique de 0.9 GWh (lire en page 24). Ainsi, alors que SIG a distribué 2.3 % d’eau potable en plus en 2025, sa consommation électrique pour son acheminement est restée stable. 39/62 24 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ L’abaissement du Rhône pour réduire le risque Un événement singulier se déroule sur le Rhône tous les trois ou quatre ans. Le niveau du fleuve est abaissé de plusieurs mètres et laisse apparaître un paysage lunaire de berges asséchées et de bas-fonds vaseux. Cette opération spectaculaire vise à évacuer les sédiments apportés par l’Arve et qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au barrage de Verbois. Elle est exigée par le Canton et vise à réduire le risque d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve. Concrètement, le niveau du fleuve est abaissé au fil de ses nombreux barrages jusque dans la région lyonnaise dans le but d’en accélérer le courant afin qu’il emporte les sédiments de manière contrôlée. Le dernier abaissement partiel s’est déroulé au mois de mai 2025 durant dix jours. 1.4 million de m3 de sédiments a été évacué des retenues des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny, soit un volume équivalent à 600 piscines olympiques. Du fait de ses implications de l'autre côté de la frontière, cette opération a été menée conjointement par SIG et les ◖ La distribution d’eau potable moins gourmande en énergie La distribution de l’eau potable représente un quart de la consommation électrique de SIG. Cette électricité permet d’actionner les pompes utilisées pour extraire l’eau du lac et des nappes phréatiques, puis pour l’acheminer jusqu’aux consommateurs. Jusqu’il y a peu, l’eau était pompée principalement la nuit pour bénéficier d’une électricité moins chère. SIG remplissait ainsi entièrement les réservoirs situés sur les hauteurs de la ville avant qu’ils ne soient vidés le jour suivant au fil de la demande. Concentré sur quelques heures la nuit, ce pompage avait pour effet de solliciter fortement le réseau et le système de filtration de l’eau. Dans le but d’optimiser la chaîne de traitement, SIG a revu le mode d’exploitation du pompage en 2025. L’eau est désormais pompée de jour comme de nuit, en continu, en fonction de la demande. Ce « lissage » a fait ses preuves puisque le système de traitement est ainsi amélioré. Il présente aussi un avantage fortuit : il consomme moins d’électricité. Grâce à un pompage en continu, il n’est plus nécessaire de remplir entièrement les réservoirs la nuit, avec une pression et un débit importants. Par ailleurs, les pompes, sollicitées avec moins d’intensité, sont moins gourmandes en énergie. Ainsi, ce nouveau mode d’exploitation a permis, à volume constant, de réduire la consommation liée à la distribution de l’eau de 1 %, sur un total de 37 GWh par an. Il contribue ainsi à l’objectif d’optimisation de la consommation électrique de l’entreprise avec (voir en page 23). Les gains économiques du pompage nocturne tel que réalisé précédemment ont été peu ou prou compensés par une réduction de la consommation électrique. instances du fleuve des perso vironnem un vérita français, norme su Plusieurs ver la faun des rosel sauvegar en continu le fleuve. des maxi mortalité pleine co ainsi qu’a l’impact d Rapport de gestion et de durabilité 2025 ves puisque le système de traiIl présente aussi un avantage d’électricité. Grâce à un poms nécessaire de remplir entiè, avec une pression et un débit pompes, sollicitées avec moins rmandes en énergie. Ainsi, ce n a permis, à volume constant, liée à la distribution de l’eau de par an. Il contribue ainsi à l’obnsommation électrique de l’en23). Les gains économiques du réalisé précédemment ont été r une réduction de la consom- PL 13812 40/62 25 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ L’abaissement du Rhône pour réduire le risque d’inondation Un événement singulier se déroule sur le Rhône tous les trois ou quatre ans. Le niveau du fleuve est abaissé de plusieurs mètres et laisse apparaître un paysage lunaire de berges asséchées et de bas-fonds vaseux. Cette opération spectaculaire vise à évacuer les sédiments apportés par l’Arve et qui se sont accumulés dans le lit du Rhône jusqu’au barrage de Verbois. Elle est exigée par le Canton et vise à réduire le risque d’inondation dans certains secteurs urbanisés proches de l’Arve. Concrètement, le niveau du fleuve est abaissé au fil de ses nombreux barrages jusque dans la région lyonnaise dans le but d’en accélérer le courant afin qu’il emporte les sédiments de manière contrôlée. Le dernier abaissement partiel s’est déroulé au mois de mai 2025 durant dix jours. 1.4 million de m3 de sédiments a été évacué des retenues des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny, soit un volume équivalent à 600 piscines olympiques. Du fait de ses implications de l'autre côté de la frontière, cette opération a été menée conjointement par SIG et les instances qui exploitent les barrages sur la partie française du fleuve. Concilier l’exploitation des barrages, la sécurité des personnes contre les crues et la préservation de l’environnement le long d’un fleuve transfrontalier représente un véritable défi. Près de 400 collaborateurs, suisses et français, ont été impliqués dans cette intervention hors norme suivie 24 heures sur 24. Plusieurs mesures importantes ont été prises pour préserver la faune. Des zones de refuges, telles que des lagunes et des roselières, ont été aménagées et plusieurs pêches de sauvegarde ont été réalisées. Il a également fallu maîtriser en continu la concentration de matières en suspension dans le fleuve. Cette concentration est restée bien en dessous des maxima autorisés et a permis de fortement limiter la mortalité piscicole. L’ensemble de ces actions ainsi que la pleine collaboration avec les partenaires français de SIG ainsi qu’avec les autorités ont permis de limiter fortement l’impact de cet abaissement partiel sur l’environnement. 41/62 PL 13812 26 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Construire des solutions durables Rapport de gestion et de durabilité 2025 Extension des réseaux thermiques str 2021 2022 2023 2024 2025 50 Pour réduire l'impact sur le climat, SIG va augmenter la production d'électricité et d'énergies thermiques non-fossiles et mieux exploiter ses rejets industriels. Elle propose aussi à sa clientèle des solutions pour sortir des énergies fossiles. C'est le sens des trois engagements suivants.  Accélérer la production d’énergies locales et non-fossiles 700 Deux indicateurs ont été retenus pour mesurer cet engagement. Pour l’énergie thermique, il s’agit de passer d’un volume de production de chaud et de froid de 314 GWh en 2023, année de référence, à 700 GWh en 2030**. Pour l’électricité, l’objectif est d’atteindre une production de 1000 GWh en 2030, qu’elle provienne des installations de SIG ou de producteurs indépendants (la consommation propre des autoproducteurs n’est pas considérée). SIG s’est donné comme objectif d’augmenter sa production thermique non-fossile pour atteindre 700 GWh en 2030. Combinés avec la valorisation future de ses rejets industriels (voir en page 30), ce sont au total 900 GWh d’énergie ther thermique non-fossile que l’entreprise prévoit de produire pour les RTS à l’horizon 2030. En 2025, les premiers tarifs de l’énergie thermique liés au monopole accordé à SIG sont entrés en vigueur. Toujours en 2025, et en raison d’un fort développement de la construction des réseaux thermiques au centre-ville, la coordination avec les autorités cantonales et communales a été renforcée afin de réduire l’impact des chantiers sur la circulation. Par ailleurs, SIG s’est associée avec la Ville de Genève et le Canton pour trouver des solutions d’indemnisations de commerçants Production d’énergie thermique locale et 800 Afin de contribuer à la sortie des énergies fossiles que vise le Canton de Genève, SIG met tout en œuvre pour augmenter la production d’énergies locales non-fossiles*, que ce soit pour la chaleur et le froid distribués dans les réseaux thermiques ou pour l'électricité. ◖ Déploiement des réseaux thermiques structurants Le chauffage des bâtiments et la production d’eau chaude sanitaire représentent plus de 50 % de la consommation énergétique du canton. Ils dépendent en grande partie du gaz et du mazout. Pour remplacer une partie de ces combustibles d’origine fossile, le Canton veut déployer un vaste réseau de chauffage à distance, en partie alimenté par des énergies non-fossiles et indigènes. L’origine de cette éner énergie est multiple ; elle peut provenir de l’incinération des déchets, de l’eau du lac, de la géothermie ou encore de la chaleur fatale émise par les stations d’épuration. SIG est chargée, d’une part, de mettre en place et développer ces installations de production d’énergie, et d’autre part, de distribuer ces énergies à travers ses réseaux. Ces installations de production et de distribution d’énergies forment les Réseaux thermiques structurants (RTS). 100 fortement touchés par certains de ces chantiers. Sur le plan technique, SIG réalise deux programmes majeurs de distribution. Le réseau GeniLac dans un premier temps, qui puise l’eau du lac pour rafraîchir les bâtiments en été ou les réchauffer en hiver avec l’appoint de pompes à chaleur. GeniLac s’est d’abord développé dans le secteur des organisations internationales et de l’Aéroport. Il poursuit aujourd’hui son extension au centre-ville, depuis Rive pour atteindre le secteur de l’hôpital, ainsi que dans le quartier des banques et dans le secteur Praille-Acacias-Vernets (lire les encadrés en page 29 et 31). L’eau est acheminée au centre-ville par une conduite lacustre en cours de construction provenant de la nouvelle station de pompage du Vengeron. 600 500 400 300 200 100 0 2022 L’autre programme, GeniTerre, distribue de la chaleur de plusieurs sources. Aujourd’hui, celle-ci émane principalement de l’incinération des déchets et d’une centrale à gaz . Demain viendront s’ajouter les apports de la géothermie et de la chaleur récupérée de la station d’épuration d’Aïre. Ce réseau s’étend pour l’heure principalement aux abords du centre-ville, les dernières extensions ayant eu lieu dans les secteurs de Châtelaine, Servette, Lancy, Carouge, ainsi que dans les nouveaux quartiers des Grands-Esserts et des Cherpines. Ces réseaux connaissent un développement soutenu. En 2025, 12 km de réseaux ont été posés. Il s'agit d'un bon résultat par rapport aux années précédentes, d'autant plus notable que ces réseaux 2023 2024 se déploient désormais dans teurs très urbanisés. Le réseau GeniLac et GeniTerre s’étend d sur 172 km et compte près de meubles raccordés. En matière de production de ch a produit 373 GWh d’énergie no en 2025, en hausse de plus de par rapport à l’année précéden augmentation provient princip de la modernisation des install récupération de chaleur à l’u Cheneviers. Par ailleurs, l'insta récupération de la chaleur du da de la société informatique Info produit ses premiers GWh en 2 L’usine des Cheneviers est pour principal pourvoyeur d’énergie t * Par énergie non-fossile, on comprend les énergies renouvelables ainsi que l’énergie produite par l’inciné fédérales, n’est considérée comme renouvelable qu’à 50% étant donné qu’une partie des déchets servant ** Volumes injectés dans les réseaux thermiques structurants (RTS) et le réseau Cadiom. Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 42/62 27 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Extension des réseaux thermiques structurants (km) 2021 135 2022 143 2023 150 2024 161 2025 172 50 100 150 200 ion d'électricité et s industriels. Elle es fossiles. C'est t tout en œuvre pour e froid distribués dans e, il s’agit de passer e, à 700 GWh en 2030**. provienne des installations n’est pas considérée). Production d’énergie thermique locale et non-fossile (GWh) 800 700 600 500 400 300 200 100 0 2022 L’autre programme, GeniTerre, distribue de la chaleur de plusieurs sources. Aujourd’hui, celle-ci émane principalement de l’incinération des déchets et d’une centrale à gaz . Demain viendront s’ajouter les apports de la géothermie et de la chaleur récupérée de la station d’épuration d’Aïre. Ce réseau s’étend pour l’heure principalement aux abords du centre-ville, les dernières extensions ayant eu lieu dans les secteurs de Châtelaine, Servette, Lancy, Carouge, ainsi que dans les nouveaux quartiers des Grands-Esserts et des Cherpines. Ces réseaux connaissent un développement soutenu. En 2025, 12 km de réseaux ont été posés. Il s'agit d'un bon résultat par rapport aux années précédentes, d'autant plus notable que ces réseaux 2023 2024 se déploient désormais dans des secteurs très urbanisés. Le réseau combiné GeniLac et GeniTerre s’étend désormais sur 172 km et compte près de 800 immeubles raccordés. En matière de production de chaleur, SIG a produit 373 GWh d’énergie non-fossile en 2025, en hausse de plus de 63 GWh par rapport à l’année précédente. Cette augmentation provient principalement de la modernisation des installations de récupération de chaleur à l’usine des Cheneviers. Par ailleurs, l'installation de récupération de la chaleur du data-center de la société informatique Infomaniak a produit ses premiers GWh en 2025. 2025 2030 non-fossile. D’ici 2030, la station de pompage du Vengeron, représentera elle aussi un fournisseur important de chaleur. En 2030, ces deux infrastructures fourniront chacun près de 40 % des 700 GWh d’énergie non-fossile attendus. Le reste proviendra notamment de la géothermie et de quelques installations, comme une centrale thermique à l’aéroport. À cela s’ajoutera encore la production de 200 GWh issue de la valorisation des rejets industriels de l’entreprise. Pour l’heure, la cible fixée pour 2030, très ambitieuse, paraît atteignable. L’atteinte de l’objectif dépendra toutefois de la possibilité de mettre en service dans les délais certains projets importants. L’usine des Cheneviers est pour l’heure le principal pourvoyeur d’énergie thermique * Par énergie non-fossile, on comprend les énergies renouvelables ainsi que l’énergie produite par l’incinération des déchets. Cette dernière, conformément aux prescriptions fédérales, n’est considérée comme renouvelable qu’à 50% étant donné qu’une partie des déchets servant de combustible est d’origine fossile. ** Volumes injectés dans les réseaux thermiques structurants (RTS) et le réseau Cadiom. 43/62 PL 13812 28 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ Augmentation de la production d’électricité d’origine locale Genève consomme chaque année près de 2'500 GWh d’électricité. Un tiers environ de ce volume est produit localement. Il l’est principalement par les barrages hydroélectriques que SIG exploite sur le Rhône (plus de 80 %) et, dans une moindre mesure, par l’usine des Cheneviers et les centrales photovoltaïques de SIG ou des auto-producteurs. Les deux autres tiers de la consommation du canton sont achetés. L’objectif que s’est fixé SIG consiste à augmenter la production d’électricité locale et non-fossile d’environ 200 GWh afin d'atteindre 1'000 GWh par an en 2030. La marge de progression de l’hydraulique dans le canton étant faible, c’est en développant massivement la production solaire que l’objectif peut être atteint. C’est d’ailleurs la piste que suit le Canton dans son Plan directeur de l’énergie. SIG contribue à ce développement de deux manières. D’une part, en tant que productrice, elle réalise elle-même des centrales, que ce soit sur ses propres bâtiments ou sur des bâtiments de tiers avec lesquels elle conclut un contrat d’approvisionnement. D’autre part, SIG joue un rôle très actif auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités publiques pour les inciter à installer des panneaux solaires par le biais d’accompagnement, d’études et d’incitations financières. À travers son programme éco21, SIG propose aussi des formations et a créé un réseau d’entreprises partenaires certifiées pour réaliser ces installations. Elle a par ailleurs instauré à partir de 2026 une prime pour l’installation de batteries afin d’inciter les producteurs à augmenter leur autoconsommation. Le solaire photovoltaïque a connu un essor remarquable ces dernières années. En cinq ans, la puissance installée a plus que doublé, passant de 70 MWc en 2020 à 175 MWc en 2025. Ce sont avant tout les producteurs indépendants qui portent cette dynamique, qu’ils soient propriétaires de villas, entreprises ou collectivités publiques. Ils représentent 80 % de cette puissance installée. En ce qui concerne les installations solaires réalisées par SIG, l’année 2025 a connu une activité soutenue après deux années en demi-teinte. 32 nouvelles installations ont été réalisées, ce qui porte leur total à 150. La puissance installée a ainsi augmenté de 5.4 MWc, proche de la cible fixée pour l’année. Toutefois, le canton n’échappe pas au ralentissement que connaît ce secteur dans le pays, en raison notamment de la baisse de la rétribution de l’électricité que les auto-producteurs revendent aux distributeurs. En 2025 à Genève, 751 nouvelles installations ont été créées, alors qu’on en a compté plus du double en 2023 et 2024, années certes particulièrement fastes. En termes de puissance installée, ce ralentissement est toutefois moins prononcé. Pour maintenir une dynamique de croissance, SIG s’efforce, dans les limites fixées par la Confédération, de rétribuer la reprise de l’électricité à un niveau intéressant pour les auto-producteurs et continue d’accorder des aides financières à l’investissement. Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ La technique de « la taupe » pour limiter l’impact d Limiter l’impact des chantiers sur le trafic nécessite des efforts permanents de coordination et implique aussi de relever des défis techniques. C’est le cas par exemple à la rue Pierre-Fatio, dans le secteur de Rive, où SIG a dû réaliser une sous-station en sous-sol pour les réseaux thermiques structurants. La construction de cet ouvrage s’est heurtée à une demande de préservation d'un arbre situé sur le périmètre, qui a nécessité le déplacement de la sous-station sous la rue Versonnex, une voie à très fort trafic. En adoptant une technique de construction traditionnelle, une des deux voies de l tion dura importan SIG a do Une épai Versonne sol a été construct de limiter voie de ci chantier s En 2025, les installations photovoltaïques du canton ont donc injecté dans le réseau 94 GWh, contre 69 en 2024. 30 GWh proviennent des installations de SIG et 64 GWh de celles des producteurs indépendants (ce chiffre ne tient pas compte de leur autoconsommation). Au total, la production d’électricité locale et non-fossile s’est élevée à 800 GWh en 2025, en baisse de 140 GWh par rapport à 2024. Cette chute s’explique par une production hydraulique en net retrait, et ceci pour deux raisons : la production 2024 avait été exceptionnellement élevée car riche en précipitations et celle de 2025 a été diminuée par l’opération d’abaissement du Rhône.  Fournir des solutions bas carbone Puissance des Installations photovoltaïques à Genève (MWc) 180 160 SIG souhaite offrir des solutions bas carbone à sa clientèle et l’inciter à poursuit un double objectif : pour les réseaux thermiques, faire en so 2030, d’une part de renouvelable dans son approvisionnement. Pour 140 120 100 80 60 40 20 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 En 2025, 67 % des clients connectés à un réseau de chaleur à distance ont disposé d’une part d’énergie renouvelable ou de récupération, provenant principalement de l’usine de valorisation des déchets des Cheneviers (62 % en 2024). L’offre d’énergie verte dans les réseaux de chauffage à distance est appelée à augmenter, grâce aux sources d’énergies précédemment évoquées. En ce qui concerne le gaz, la p nouvelable produite localemen core marginale. Le biogaz dis vendu dans le cadre de la gamm est surtout acheté par des prop de villas et des régies d’imme sidentiels. Son potentiel de dé ment (notamment à la STEP dans le futur complexe Pôleb lorisation des déchets verts) p PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 a par ailleurs instauré à partir de 6 une prime pour l’installation de eries afin d’inciter les producteurs gmenter leur autoconsommation. ce qui concerne les installations soes réalisées par SIG, l’année 2025 onnu une activité soutenue après x années en demi-teinte. 32 noues installations ont été réalisées, ce porte leur total à 150. La puissance allée a ainsi augmenté de 5.4 MWc, che de la cible fixée pour l’année. 44/62 29 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ La technique de « la taupe » pour limiter l’impact des chantiers sur le trafic Limiter l’impact des chantiers sur le trafic nécessite des efforts permanents de coordination et implique aussi de relever des défis techniques. C’est le cas par exemple à la rue Pierre-Fatio, dans le secteur de Rive, où SIG a dû réaliser une sous-station en sous-sol pour les réseaux thermiques structurants. La construction de cet ouvrage s’est heurtée à une demande de préservation d'un arbre situé sur le périmètre, qui a nécessité le déplacement de la sous-station sous la rue Versonnex, une voie à très fort trafic. En adoptant une technique de construction traditionnelle, une des deux voies de la rue Versonnex aurait été fermée à la circulation durant près d’une année, avec des conséquences importantes sur le trafic en ville. SIG a donc opté pour une construction « en taupe ». Une épaisse dalle en béton a été construite sur la rue Versonnex. Une fois réalisée, le trafic a été rétabli et le sol a été creusé sous cette dalle. Cette technique de construction a entraîné des surcoûts, mais elle a permis de limiter à six semaines seulement la fermeture d’une voie de circulation, réduisant ainsi fortement l’impact du chantier sur le trafic. 2025, les installations photovolues du canton ont donc injecté s le réseau 94 GWh, contre 69 en 4. 30 GWh proviennent des insations de SIG et 64 GWh de celles producteurs indépendants (ce ffre ne tient pas compte de leur oconsommation). total, la production d’électricité loe et non-fossile s’est élevée à 800 h en 2025, en baisse de 140 GWh rapport à 2024. Cette chute s’exue par une production hydraulique et retrait, et ceci pour deux raisons : roduction 2024 avait été exceptionement élevée car riche en précipions et celle de 2025 a été diminuée ’opération d’abaissement du Rhône.  Fournir des solutions bas carbone ) 24 SIG souhaite offrir des solutions bas carbone à sa clientèle et l’inciter à utiliser des énergies renouvelables. L’entreprise poursuit un double objectif : pour les réseaux thermiques, faire en sorte qu’environ 80 % de sa clientèle dispose, en 2030, d’une part de renouvelable dans son approvisionnement. Pour le gaz, cet objectif se monte à 14 %. 2025 En 2025, 67 % des clients connectés à un réseau de chaleur à distance ont disposé d’une part d’énergie renouvelable ou de récupération, provenant principalement de l’usine de valorisation des déchets des Cheneviers (62 % en 2024). L’offre d’énergie verte dans les réseaux de chauffage à distance est appelée à augmenter, grâce aux sources d’énergies précédemment évoquées. En ce qui concerne le gaz, la part de renouvelable produite localement est encore marginale. Le biogaz disponible, vendu dans le cadre de la gamme Vitale, est surtout acheté par des propriétaires de villas et des régies d’immeubles résidentiels. Son potentiel de développement (notamment à la STEP d’Aïre et dans le futur complexe Pôlebio de valorisation des déchets verts) permettra d’augmenter la part des consommateurs souhaitant utiliser du biogaz. Ils sont aujourd’hui 11 % à le faire. 45/62 PL 13812 30 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025  Valoriser les rejets industriels Certaines machines et installations de SIG génèrent accessoirement de la chaleur qui n’était, jusqu’à présent, pas systématiquement exploitée. C’est le cas des moteurs, des transformateurs électriques ou des fumées issues de l’incinération des déchets. Cette chaleur, dite «fatale», représente un gisement potentiel d’énergie à exploiter. SIG a commencé à établir une cartographie des sites dont les rejets industriels sont susceptibles d’être utilisés, et compte désormais les valoriser. Le potentiel pourrait atteindre 200 GWh à l’horizon 2030. Deux importants projets de récupération de chaleur sont au programme. Le premier consiste à récupérer la chaleur des eaux usées arrivant à la station d’épuration d’Aïre (STEP), ce qui devrait fournir près de 140 GWh par an. Ce projet s’insère dans le vaste chantier de modernisation de cette STEP dont les travaux sont en cours. L’autre projet vise à récupérer la chaleur des fumées de l’usine d’incinération des Cheneviers. Ces deux projets de récupération ne sont pas attendus avant la fin de la décennie. D’autres actions, plus modestes, ont déjà été mises en oeuvre. À la station d’épuration de Villette, les bâtiments sont chauffés depuis 2024 par la chaleur extraite lors du traitement des eaux usées. Plusieurs postes électriques sont aussi équipés de système de récupération de chaleur. ◖ Une nouvelle passerelle sur le Rhône La construction d’une nouvelle passerelle sur le Rhône a démarré en automne 2025, à la hauteur de la presqu’île d’Aïre. Ouvrage d’abord destiné aux piétons et aux vélos, il représente aussi un élément-clé pour SIG puisqu’il sera le point de passage de plusieurs réseaux importants. En matière de chaleur à distance, cette passerelle permettra d’alimenter la rive gauche, notamment le futur quartier des Cherpines, par la chaleur fournie par la station d’épuration d’Aïre, une fois sa modernisation achevée. Images de synthèse Dans le sens contraire, les eaux usées d’une partie de la rive gauche y seront collectées pour rejoindre cette même station d’épuration. Enfin, le réseau électrique empruntera également ce passage pour enjamber le Rhône. Ce projet a été conçu en étroite collaboration avec les communes d’Onex et de Vernier qui le financent partiellement. L’ouvrage devrait être mis en service à partir de 2029. ◖ Un défi technique au centre-ville Le déploiement du réseau GeniLac au centre de la ville fait parfois appel à des techniques de construction inédites et complexes. C’est le cas par exemple du tronçon qui relie le Rhône, à la hauteur du Bâtiment des Forces Motrices, au futur quartier Praille-Acacias-Vernets (PAV). Dans le cadre de la pose de tuyaux de 1.20 de diamètre, l'option de fouilles à ciel ouvert le long de la rue des Bains a été écartée en raison d’un sous-sol déjà très encombré et d’un trop fort impact sur le trafic. C’est donc la solution d’un forage par microtunnelier qui a été retenue avec un triple défi : percer une galerie sur 950 mètres, épouser la courbure de la rue des Bains et éviter les obstacles dans le terrain, tels que les ancrages des fondations d’immeubles alentours, en s’enfonçant à une profondeur d’une vingtaine de mètres. L’opération a nécessité de creuser un grand puits étanche dans lequel le microtunnelier a été introduit jusqu’à la profondeur du forage. Le microtunnelier est un cylindre de 2,20 mètres dont la tête est dotée d’une roue armée de lames qui fore le sol par rotation. Les déblais sont évacués après avoir été mélangés à un liquide pour être aspirés vers la sortie. Ce liquide injecté sous pression au niveau du forage permet également de maitriser le risque de tassements et de dés est pouss uns derri tubes ont conduites mité du fo microtunn ce puits a l’intérieur représent lé sur troi 18 mètres l’Arve, à u fond de la Une fois l par une c raccordé quartier d tif perme Praille-Ac Rapport de gestion et de durabilité 2025 n’était, jusqu’à présent, pas s ou des fumées issues de d’énergie à exploiter. SIG a es d’être utilisés, et compte eaux usées d’une partie de la ées pour rejoindre cette même réseau électrique empruntera enjamber le Rhône. oite collaboration avec les comqui le financent partiellement. n service à partir de 2029. PL 13812 46/62 31 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ◖ Un défi technique au centre-ville Le déploiement du réseau GeniLac au centre de la ville fait parfois appel à des techniques de construction inédites et complexes. C’est le cas par exemple du tronçon qui relie le Rhône, à la hauteur du Bâtiment des Forces Motrices, au futur quartier Praille-Acacias-Vernets (PAV). Dans le cadre de la pose de tuyaux de 1.20 de diamètre, l'option de fouilles à ciel ouvert le long de la rue des Bains a été écartée en raison d’un sous-sol déjà très encombré et d’un trop fort impact sur le trafic. C’est donc la solution d’un forage par microtunnelier qui a été retenue avec un triple défi : percer une galerie sur 950 mètres, épouser la courbure de la rue des Bains et éviter les obstacles dans le terrain, tels que les ancrages des fondations d’immeubles alentours, en s’enfonçant à une profondeur d’une vingtaine de mètres. L’opération a nécessité de creuser un grand puits étanche dans lequel le microtunnelier a été introduit jusqu’à la profondeur du forage. Le microtunnelier est un cylindre de 2,20 mètres dont la tête est dotée d’une roue armée de lames qui fore le sol par rotation. Les déblais sont évacués après avoir été mélangés à un liquide pour être aspirés vers la sortie. Ce liquide injecté sous pression au niveau du forage permet également de maitriser le risque de tassements et de désordres structurels en surface. Le microtunnelier est poussé par des tubes de béton qui sont emboîtés les uns derrière les autres au fil de l’avancée du forage. Ces tubes ont formé la galerie dans laquelle seront posées les conduites proprement dites du réseau GeniLac. A l’extrémité du forage, un autre puits a été creusé pour extraire le microtunnelier. Faute de place dans un quartier très dense, ce puits a été réalisé directement dans le lit du Rhône, à l’intérieur d’une enceinte de palplanches. Ce forage, qui a représenté de très nombreux défis techniques, s’est déroulé sur trois mois, à raison d’une avancée moyenne d’environ 18 mètres par jour. Un autre forage a permis de traverser l’Arve, à une profondeur d’environ quatre mètres sous le fond de la rivière. Une fois les travaux terminés, l’eau du lac sera acheminée par une conduite sous-lacustre jusqu’à la galerie, puis sera raccordé à un échangeur thermique situé dans le nouveau quartier de l’ancienne caserne des Vernets. Ce dispositif permettra d’alimenter en chaud et en froid le secteur Praille-Acacias-Vernets. 47/62 PL 13812 32 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Bilan des émissions de gaz à effet de serre* SCOPE 1  émissions directes (tCO2e) 318 23 273 295 22 236 251 24 212 Les émissions de SIG par périmètre 2019 2023 2024 241 17 224 2025 Répartition du SCOPE 1 SIG** émet 1'044'200 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année. Plus des deux tiers de ces émissions sont générés par les livraisons à sa clientèle de gaz, d’électricité et de chaleur. Répartition des émissions totales Les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par une entreprise indiquent la charge que cette dernière fait peser sur l’environnement, et plus particulièrement sur le climat. Ces émissions sont reportées dans le bilan des émissions de gaz à effet de serre. Pour une entreprise, ce diagnostic constitue le point de départ de toute action visant à réduire son empreinte carbone. 1'044'200 tonnes équivalent CO2 (tCO2e) en 2025. Ce chiffre est conséquent, mais il s’explique par les activités spécifiques de l’entreprise. Pour SIG, comme pour tous les fournisseurs d’énergies, la consommation énergétique de ses clients est prise en compte dans son propre bilan. Ainsi, les besoins en chaleur, en gaz et en électricité de la population et des entreprises genevoises représentent plus des deux tiers des émissions de SIG. SIG calcule son bilan des émissions de gaz à effet de serre en conformité avec le protocole Greenhouse gas protocol (GHGP)***. Cette troisième version publiée du bilan reflète la compréhension et les connaissances actuelles de l’entreprise concernant ses émissions en lien avec ses activités. Il est susceptible d’évoluer. Tout bilan des gaz à effet de serre distingue plusieurs périmètres, selon le niveau de maîtrise dont dispose l’entreprise pour juguler ses émissions. Ces périmètres (ou « scopes »), sont décrits ci-après. Pour chacun d'entre eux, des objectifs de réduction de GES sont proposés, en cohérence avec les engagements RSE de l'entreprise liés aux aspects environnementaux. Prises dans leur globalité, les émissions de GES imputables à SIG s’élèvent à SCOPE 1 21.7 % SCOPE 2 1 .6% Le scope 3 en détails 88 % livraison des produits et services vendus 1 million tCO2e 59 % gaz / 29 % électricité 0.8 million tCO2e SCOPE 3 76.7 % * Terme préféré à celui de bilan carbone. ** SIG sans ses participations. *** Protocole international visant à établir des règles pour définir les émissions de gaz à effet de serre (ghgprotocol.org). 1 % transport de marchandises amont 11% achats de produits et services Incinération des déchets 114’000 Postes Chaufferie à gaz 73’000 Eau pot Traitement des eaux usées 26’000 Thermiq Pertes dans le réseau gaz 10’000 Eaux us Autres (notamment les véhicules) 1’000 Autres Total 224’000 Total Total Scope 1 + Scope 2 Le scope 1 englobe les émissions directes de SIG, c’est-à-dire les émissions produites par des installations dont SIG a le contrôle opérationnel. Il s’élève à 224'000 tCO2e, en légère hausse par rapport à 2024. La principale source d’émissions provient de l’incinération des déchets à l’usine des Cheneviers, avec 114'000 tCO2e, soit 11 '000 tonnes de plus qu’en 2024. Ces émissions sont proportionnelles au volume des déchets incinérés, qui dépend lui-même de la production de déchets de la population et des entreprises genevoises. La deuxième source d’émissions provient de la production de chaleur issue de chaudières à gaz et destinée au réseau de chaleur à distance. Ces émissions s’élèvent à 73'000 tCO2e, en très légère hausse par rapport à 2024. Le troisième poste important émane du traitement de l’azote des eaux usées dans les stations d’épuration. Un changement des installations en 2023-2024 a permis de fortement réduire ces émissions de 87' 000 tCO2e en 2022 à 26' 000 tCO2e en 2025. Le scope 1 intègre d’autres sources d’émissions, telles que la consommation des véhicules de l’entreprise ou les fuites de son réseau de gaz. La réduction des émissio périmètre est un enjeu priorita l’objet du quatrième engageme page 22). Le scope 2 est relatif à la conso électrique de SIG pour ses be dustriels et administratifs. En tel, consommer de l’électricité duit pas de CO2. C’est sa produ en génère. Pour calculer ces é SIG applique depuis 2025 la dite « location-based ». Celleun facteur d’émission unique p l’électricité consommée par l’e correspondant au mix moyen d suisse. Ce facteur d’émission, ju fixé à 125* gCO2e/kWh, se situ mais à 91 gCO2e/kWh selon les d de la feuille de route zéro net d fédéral de l’environnement d’é En raison de ce changement d en 2025, les émissions se sont 17'000 tCO2e, contre 24'000 t 2024. À noter que jusqu’en 2 utilisait une méthode mixte q compte de sa production propr d’origine hydraulique et donc émissions. L’utilisation de la « location-based » a nécessité culer tous les chiffres antérieur * Base de données KBOB (Ökobilanzdaten im Baubereich) de la Confédération. ** Feuille de route net zéro PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 48/62 SCOPE 1 SCOPE 2  émissions directes (tCO2e)  émissions indirectes (tCO2e) 318 az * 23 -40% 273 295 22 236 251 24 212 241 par rapport à 2019 17 192 224 15 177 net zéro2 SIG par périmètre 2019 2023 2024 2025 Objectif 2030 bilan des gaz à effet de serre dise plusieurs périmètres, selon le u de maîtrise dont dispose l’entrepour juguler ses émissions. Ces mètres (ou « scopes »), sont décrits rès. Pour chacun d'entre eux, des ctifs de réduction de GES sont osés, en cohérence avec les enments RSE de l'entreprise liés aux cts environnementaux. détails 88 % livraison des produits et services vendus 59 % gaz / 29 % électricité 1 % transport de marchandises amont 11% achats de produits et services Objectif 2050 Répartition du SCOPE 2 Répartition du SCOPE 1 '200 tonnes équivalent CO2 (tCO2e) 025. Ce chiffre est conséquent, il s’explique par les activités spécis de l’entreprise. Pour SIG, comme tous les fournisseurs d’énergies, nsommation énergétique de ses ts est prise en compte dans son re bilan. Ainsi, les besoins en chaen gaz et en électricité de la poion et des entreprises genevoises ésentent plus des deux tiers des sions de SIG. n 33 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Incinération des déchets 114’000 Postes électriques 6’700 Chaufferie à gaz 73’000 Eau potable et gaz 3’600 Traitement des eaux usées 26’000 Thermique 3'100 Pertes dans le réseau gaz 10’000 Eaux usées 2’900 1’000 Autres 900 Total 17’200 Autres (notamment les véhicules) Total 224’000 Total Scope 1 + Scope 2 Le scope 1 englobe les émissions directes de SIG, c’est-à-dire les émissions produites par des installations dont SIG a le contrôle opérationnel. Il s’élève à 224'000 tCO2e, en légère hausse par rapport à 2024. La principale source d’émissions provient de l’incinération des déchets à l’usine des Cheneviers, avec 114'000 tCO2e, soit 11 '000 tonnes de plus qu’en 2024. Ces émissions sont proportionnelles au volume des déchets incinérés, qui dépend lui-même de la production de déchets de la population et des entreprises genevoises. La deuxième source d’émissions provient de la production de chaleur issue de chaudières à gaz et destinée au réseau de chaleur à distance. Ces émissions s’élèvent à 73'000 tCO2e, en très légère hausse par rapport à 2024. Le troisième poste important émane du traitement de l’azote des eaux usées dans les stations d’épuration. Un changement des installations en 2023-2024 a permis de fortement réduire ces émissions de 87' 000 tCO2e en 2022 à 26' 000 tCO2e en 2025. Le scope 1 intègre d’autres sources d’émissions, telles que la consommation des véhicules de l’entreprise ou les fuites de son réseau de gaz. La réduction des émissions de ce périmètre est un enjeu prioritaire et fait l’objet du quatrième engagement (lire en page 22). Le scope 2 est relatif à la consommation électrique de SIG pour ses besoins industriels et administratifs. En tant que tel, consommer de l’électricité ne produit pas de CO2. C’est sa production qui en génère. Pour calculer ces émissions, SIG applique depuis 2025 la méthode dite « location-based ». Celle-ci retient un facteur d’émission unique pour toute l’électricité consommée par l’entreprise correspondant au mix moyen du réseau suisse. Ce facteur d’émission, jusqu’alors fixé à 125* gCO2e/kWh, se situe désormais à 91 gCO2e/kWh selon les directives de la feuille de route zéro net de l’Office fédéral de l’environnement d’émission. En raison de ce changement de facteur, en 2025, les émissions se sont élevées à 17'000 tCO2e, contre 24'000 tonnes en 2024. À noter que jusqu’en 2024, SIG utilisait une méthode mixte qui tenait compte de sa production propre, surtout d’origine hydraulique et donc à faibles émissions. L’utilisation de la méthode « location-based » a nécessité de recalculer tous les chiffres antérieurs à 2025. * Base de données KBOB (Ökobilanzdaten im Baubereich) de la Confédération. ** Feuille de route net zéro 241’200 Par ailleurs, selon le Greenhouse gas protocol, les émissions du scope 2 devraient aussi être calculées selon la méthode dite « market-based », qui tient compte des garanties d’origine de chaque kilowattheure acheté. Selon cette approche, les émissions de SIG s’élèveraient à 3'000 tCO2e, en raison de la qualité écologique élevée de l’électricité achetée par SIG. Cette méthode n’est toutefois pas retenue dans ce rapport, l’entreprise préférant publier ses émissions selon l’approche « location-based », un choix recommandé notamment par le guide RSE du secrétariat à l’économie (SECO) ainsi que par Suisseenergie. Les efforts réalisés par SIG pour contenir sa consommation électrique font l’objet du cinquième engagement du présent rapport (lire en page 23). Pour les scopes 1 et 2, SIG vise pour 2030 une réduction de ses émissions de 40 % par rapport à 2019. 49/62 PL 13812 34 Rapport de gestion et de durabilité 2025 SCOPE 3  émissions indirectes Le scope 3 englobe toutes les émissions indirectes de GES provenant des activités d’une entreprise. Ce périmètre représente 80 % du bilan de l’entreprise et s’établit à 803'000 tCO2e. Le poste le plus important est constitué par le gaz vendu par SIG à ses clients. Il représente 476'000 tCO2e, un niveau stable par rapport à 2024. Les ventes d’électricité représentent quant à elles 229'000 tCO2e, en forte baisse par rapport à 2024 (313 000 tCO2), en raison d’une nouvelle valeur d’émission attribuée au mix électrique suisse (voir scope 2). Pour réduire les émissions du scope 3, deux mesures sont jugées prioritaires : l’accélération de la production d’énergies locales et non-fossiles ainsi que la fourniture de solutions bas carbone. Elles font l’objet des sixième et septième engagements (lire en pages 26 et 29). 921 857 806 803 -40% par rapport à 2019 562 1 La base 2019 a été révisée en 2024 suite à l'identification de nouvelles émissions, ainsi qu'aux adaptations des facteurs d'émissions et des pouvoirs de réchauffement de certains gaz à effet de serre. L'objectif « net zéro » visé en 2050 nécessitera la compensation ou le stockage des émissions incompressibles émises par SIG. 2 Répartition du SCOPE 3 Livraison de gaz 476’000 Distribution d’électricité 229’000 Achats de matériel et services 87’000 Transport de marchandises 7’000 Autres (mobilité collaborateurs, etc) 4’000 Total 803’000 ◖ Avertissement sur les données Il peut arriver que certains chiffres, pour une année donnée, ne soient pas identiques d’un rapport à l’autre. Ces ajustements s’expliquent par un changement méthodologique dans la construction de la donnée et peut entraîner un ajustement, comme cela a été le cas pour le scope 2 et le scope 3. Ces changements sont en principe annoncés, sauf pour les cas mineurs. net zéro2 20191 2023 2024 2025 Objectif 2030 Objectif 2050 Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 1 4 Les besoins en chaleur, en gaz et en électricité de la population et des entreprises genevoises représentent plus des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de SIG. 803 -40% par rapport à 2019 562 net zéro2 2025 Objectif 2030 Objectif 2050 50/62 35 51/62 PL 13812 36 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Une gouvernance au service de la stratégie Rapport de gestion et de durabilité 2025  L’organisation s’aligne sur la chaîne de vale Directions industrielles Direction clients Directions transverses Projets industriels & solutions digitales PRODUCTION La gouvernance La nouvelle stratégie de SIG, adoptée en 2024, a servi de référence à une nouvelle organisation mise en place en 2025. Cette dernière doit permettre de mieux répondre aux missions de l’entreprise et à son caractère industriel. Les missions et les activités de SIG sont définies par la Constitution genevoise ainsi que par différentes lois, dont celle sur l’organisation des Services industriels de Genève. Plusieurs politiques publiques cantonales lui assignent également des tâches. C’est le cas notamment du Plan directeur de l’énergie, qui attribue à SIG le rôle de « bras industriel de la politique énergétique cantonale », ou encore de la Convention d’objectifs signée entre l’Etat de Genève et SIG. ◖ Une nouvelle stratégie Compte tenu de ce cadre fixé par les autorités politiques, l’entreprise s’est dotée à la fin de l’année 2024 d’une nouvelle stratégie, validée par le Conseil d’administration. Ce document réaffirme l’importance des activités historiques de SIG, tout en mettant l’accent sur les principales priorités de l’entreprise. Ces priorités sont au nombre de quatre. SIG confirme d’abord son rôle d’entreprise de proximité et l’importance qu’elle accorde à la satisfaction de sa clientèle. Elle réaffirme ensuite ses priorités industrielles qui consistent notamment à développer la production d’énergies thermiques renouvelables, à construire le réseau qui distribuera ces énergies ainsi qu’à faciliter l’augmentation de la capacité de production d’électricité d’origine photovoltaïque. Par ailleurs, l’entreprise doit maintenir un haut niveau de compétences techniques et transmettre sa culture d’entreprise dans un contexte où près de la moitié de son personnel sera renouvelée ces prochaines années à la suite de départs à la retraite. Enfin, compte tenu du très ambitieux programme d’investissements en cours, et de l’exemplarité requise en tant qu’entreprise de service public, SIG doit gérer ses finances de manière rigoureuse et transparente. ◖ Entreprise réorganisée Cette stratégie a servi de référence à la nouvelle organisation de l’entreprise qui s’est mise en place courant 2025. Cette dernière renforce le caractère industriel de SIG et doit permettre de mieux répondre à ses missions. L’organisation reflète la chaine de valeur de SIG, de la production à la fourniture de services essentiels, en passant par les réseaux de distribution, avec le support essentiel des directions transverses. Scannez ce code pour découvrir la stratégie de SIG Énergie & écologie industrielle ◖ Les organes de gouvernance Le Conseil d’administration (CA), autorité de surveillance de l’entreprise, est garant de la mission de SIG. Il élabore la stratégie, valide le plan d’affaires à cinq ans, contrôle le fonctionnement global de l’entreprise et exerce la surveillance de la Direction générale. Le CA est composé de 24 membres, élus pour cinq ans et représentant les propriétaires de l’entreprise, à savoir le Canton à hauteur de 55 %, la Ville de Genève (30 %) et les quarante-quatre autres communes (15 %). Le personnel de l’entreprise est également représenté et dispose de quatre sièges. Le CA se réunit une vingtaine de fois par année. Trois comités l’appuient : le Comité Stratégie et Bureau, le Comité Audit et Risques ainsi que le Comité Nominations et Rémunérations. La Direction générale exerce des activités dans cinq domaines principaux : orientation, planification, mise en œuvre, contrôle et amélioration. Elle est présidée par une directrice générale et compte sept directrices exécutives et directeurs exécutifs. Leur nomination est validée par le Conseil d’administration puis soumise à l’approbation du Conseil d’État. ◖ Le pilotage du Rap de gestion et de d SIG a constitué un prises) chargé de l Il collecte les inform de leur validité et r ché à la Directrice Direction générale Scannez ce co pour découvri l’organisation de SIG PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ce 52/62 37 Rapport de gestion et de durabilité 2025  L’organisation s’aligne sur la chaîne de valeur Directions industrielles Direction clients Directions transverses Projets industriels & solutions digitales PRODUCTION La gouvernance cité de production d’électricité d’oriphotovoltaïque. Par ailleurs, l’entredoit maintenir un haut niveau de pétences techniques et transmettre lture d’entreprise dans un contexte ès de la moitié de son personnel renouvelée ces prochaines années uite de départs à la retraite. Enfin, pte tenu du très ambitieux prome d’investissements en cours, et xemplarité requise en tant qu’ense de service public, SIG doit gérer nances de manière rigoureuse et parente. reprise réorganisée e stratégie a servi de référence à la elle organisation de l’entreprise qui mise en place courant 2025. Cette ère renforce le caractère indusde SIG et doit permettre de mieux ndre à ses missions. L’organisation e la chaine de valeur de SIG, de la uction à la fourniture de services esels, en passant par les réseaux de bution, avec le support essentiel des tions transverses. nnez ce code r découvrir tratégie SIG Finances, durabilité, droit & risques DISTRIBUTION Distribution électricité & comptage Énergie & écologie industrielle COMMERCIALISATION Relations clients Thermique, gaz & eau ◖ Les organes de gouvernance Le Conseil d’administration (CA), autorité de surveillance de l’entreprise, est garant de la mission de SIG. Il élabore la stratégie, valide le plan d’affaires à cinq ans, contrôle le fonctionnement global de l’entreprise et exerce la surveillance de la Direction générale. Le CA est composé de 24 membres, élus pour cinq ans et représentant les propriétaires de l’entreprise, à savoir le Canton à hauteur de 55 %, la Ville de Genève (30 %) et les quarante-quatre autres communes (15 %). Le personnel de l’entreprise est également représenté et dispose de quatre sièges. Le CA se réunit une vingtaine de fois par année. Trois comités l’appuient : le Comité Stratégie et Bureau, le Comité Audit et Risques ainsi que le Comité Nominations et Rémunérations. La Direction générale exerce des activités dans cinq domaines principaux : orientation, planification, mise en œuvre, contrôle et amélioration. Elle est présidée par une directrice générale et compte sept directrices exécutives et directeurs exécutifs. Leur nomination est validée par le Conseil d’administration puis soumise à l’approbation du Conseil d’État. Relations humaines ◖ Le pilotage du Rapport de gestion et de durabilité SIG a constitué un Comité RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) chargé de la rédaction du Rapport de gestion et de durabilité. Il collecte les informations relatives aux objectifs du rapport, s’assure de leur validité et rédige le rapport. Ce comité est directement rattaché à la Directrice générale adjointe. Le Rapport est préavisé par la Direction générale puis validé par le Conseil d’administration. Scannez ce code pour découvrir l’organisation de SIG 53/62 PL 13812 38 Rapport de gestion et de durabilité 2025 La Direction générale  VÉRONIQUE ATHANÉ RYSER  CÉLINE GAUDERLOT  VIRGINIE FORTUN  THIERRY GAUDREAU Directrice générale (depuis 2024) Directrice générale adjointe (depuis juillet 2025) Énergie et Écologie industrielle (depuis 2025) Représentations ASIG (Association Suisse de lʼIndustrie Gazière) Finances (depuis 2015) Distribution Electricité et Comptage A.I (depuis 2025)  LAURENT MINEAU  CLIFF MOESCHING  ROBERT MONIN  ALAIN ZBINDEN Relations clients (depuis 2025) Thermique, Gaz et Eau (depuis 2025) Relations humaines (depuis 2013) Droit, Achats et Risques (depuis 2008) Directeur général adjoint (jusqu’à juillet 2025) Représentations EOS Holding SA CADIOM SA Projets Industriels et Solutions Digitales (depuis 2025) Représentations CAP Prévoyance Swisspower AG Représentations Arenamet SA PôleBio Energies SA Représentations SFMCP SA CGC Holding SA (et ses filiales) ◖ Changements à la Direction générale Plusieurs changements sont intervenus à la Direction générale durant l’année 2025. Clara Millard Dereudre, Gilles Garazi et Vincent Collignon ont quitté leur fonction. Quatre nouveaux membres ont rejoint la Direction générale : Virginie Fortun, Cliff Moesching, Laurent Mineau et Thierry Gaudreau. Rapport de gestion et de durabilité 2025 PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025  THIERRY GAUDREAU Énergie et Écologie industrielle (depuis 2025) Représentations Arenamet SA PôleBio Energies SA  ALAIN ZBINDEN Droit, Achats et Risques (depuis 2008) Directeur général adjoint (jusqu’à juillet 2025) Représentations SFMCP SA CGC Holding SA (et ses filiales) 025. Clara Millard Dereudre, ejoint la Direction générale : Rapport de gestion et de durabilité 2025 54/62 39 55/62 PL 13812 40 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Rapport de gestion et de durabilité 2025 Le Conseil d’administration Nom  ROBERT CRAMER Président Conseil dʼEtat  JULIE UDRY Vice présidente  BÉATRICE STÜCKELBERG VIJVERBERG  LAURA HEYMANN-SALMON  MARC RÄDLER  SYLVIA LEUENBERGER  AMANDA GAVILANES Conseil dʼEtat Conseil dʼEtat Conseil dʼEtat Grand Conseil 2024 2024 2018 2024 Grand Conseil Conseil dʼEtat 2024 2023 2018 Nom  NICOLAS PIVIN  FARID SAFI  FLORENCE SCHURCH  HUGO ZBINDEN  MARJORIE DE CHASTONAY  FLORIAN MARTENOT  PHILIPPE MEYE DE STADELHOFEN Représente Grand Conseil Grand Conseil Grand Conseil Grand Conseil Ville de Genève Ville de Genève Ville de Genève 2024 2024 2024 2014 2025 2024 2024  MARIE-PIERRE THEUBET  MATHIAS BUSCHBECK  FLORIAN GROSS  MARYAM YUNUS EBENER  JÉRÔME CUSIN-ROLLET  LUCIE MATTHEY DE L'ENDROIT  VÉRONIQUE TAN HENNEBERG Ville de Genève Communes Communes Communes Personnel SIG Personnel SIG Personnel SIG 2022 2024 2024 2020 2022 2023 2024 Représente Président du CSB Membre depuis Membre depuis Nom Représente Membre depuis (avec voix consultative) Présidente du CNR Président du CAR PL 13812 Rapport de gestion et de durabilité 2025 ELBERG 56/62 41 Rapport de gestion et de durabilité 2025  LAURA HEYMANN-SALMON  MARC RÄDLER  SYLVIA LEUENBERGER  AMANDA GAVILANES  CYRIL NOBS Conseil dʼEtat Conseil dʼEtat Conseil dʼEtat Grand Conseil Grand Conseil 2024 2024 2018 2024 2024  HUGO ZBINDEN  MARJORIE DE CHASTONAY  FLORIAN MARTENOT  PHILIPPE MEYER DE STADELHOFEN  PIERRE-LOUIS SCHMITT Grand Conseil Ville de Genève Ville de Genève Ville de Genève Ville de Genève 2014 2025 2024 2024 2024  MARYAM YUNUS EBENER  JÉRÔME CUSIN-ROLLET  LUCIE MATTHEY DE L'ENDROIT  VÉRONIQUE TANERG HENNEBERG  YVES WARPELIN Communes Personnel SIG Personnel SIG Personnel SIG Personnel SIG 2020 2022 2023 2024 2016 Présidente du CNR Président du CAR 57/62 PL 13812 Impressum Contact Couverture Barrage de Verbois Robert Cramer Président Crédits images Niels Ackermann, Olivier Bain, Aurélien Bergot, Magali Girardin, Loïc Herin, Jay Louvion, François Martin, Pierre Vallier Céline Gauderlot Directrice générale adjointe Directrice exécutive Finances, Durabilité, Droit et Risques Isabelle Dupont-Zamperini Relations publiques Porte-parole de SIG isabelle.dupont-zamperini@sig-ge.ch sig-ge.ch Adresse Chemin du Château-Bloch 2, 1219 Lignon Service clients SIG Tél. 0844 800 808 (gratuit depuis la Suisse) Réalisation SIG Impression Imprimé par SIG sur papier Refutura 100 % recyclé Mars 2026 Véronique Athané Ryser Directrice générale PL 13812 58/62 ANNEXE 2 59/62 PL 13812 Faits marquants 2025 Le résultat de gestion 2025 s’est établi à 28 MCHF, soit un niveau en hausse par rapport à 2024, marquant le retour durant l’année 2025, à des conditions d’approvisionnement en énergies proches de celles d’avant la crise énergétique de 2022. Le résultat est toutefois demeuré en retrait de 37% par rapport au budget compte tenu, notamment, de volumes de ventes inférieurs aux prévisions sur plusieurs activités majeures, en lien avec les effets du climat et de la sobriété énergétique, déjà observés au cours des dernières années. Parallèlement, afin de garantir la fiabilité et la qualité de ses missions historiques tout en assumant pleinement son rôle de bras industriel dans le cadre de la transition écologique menée par le canton, SIG a poursuivi un programme d’investissements particulièrement ambitieux. En 2025, 292 MCHF ont ainsi été engagés dans divers projets de renouvellement ou de déploiement d’actifs, soit un montant en ligne avec les engagements prévus dans le budget (298 MCHF) et en hausse par rapport à celui déjà très élevé de 2024 (275 MCHF). Comptes de gestion 2025 (en MCHF) (a) Produits Réel 2024 Budget 2025 Réel 2025 1 256 1 186 1 193 Achats d’énergies -541 -448 -440 Charges d’exploitation -415 -419 -431 -1 -2 -1 -80 -72 -89 Recherche et développement Autres charges et redevances Résultat d’exploitation - EBITDA (b) Amortissements (c) 219 245 232 -186 -175 -190 33 69 42 Charges financières nettes -19 -15 -13 Prélèvement propriétaires (d) Résultat opérationnel - EBIT -10 -10 -1 Résultat de gestion 4 44 28 Investissements 275 298 292 Endettement net 550 549 584 (a) Hors effets de la consolidation des sociétés du groupe sauf pour l'endettement net. Hors FPPA (b) Earnings before interests, taxes, depreciation and amortisation (c) Earnings before interests and taxes (d) Montant du Réel 2025 défini selon les modalités de la Convention d'objectifs 2025-2029 (signée post-budget 2025) Un résultat de gestion 2025 inférieur au budget Malgré un dernier trimestre plus froid que les 5 dernières années, SIG a connu une nouvelle contraction de ses volumes de thermique et de gaz sur l’année 2025. Ces derniers ont été respectivement inférieurs de 20% et de 8% par rapport au budget. Dans une moindre mesure, les volumes des eaux et de l’électricité ont connu une tendance similaire (-4% et -2% par rapport au budget, respectivement). Ces effets sur les volumes ont contribué à la baisse des produits à hauteur de -30 MCHF (soit -3%). Les produits 2025 ont également enregistré la diminution des prix et des tarifs de l’électricité et du gaz. Les tarifs de l’électricité ont ainsi baissé de -3.5 ct/kWh au 1er janvier 2025 (soit -12%). Sur le gaz, après la baisse de -0.3 ct/kWh au 1er janvier 2024, et celle de -1.4 ct/kWh au 1er octobre 2025, l’entreprise a décidé de diminuer une nouvelle fois ses tarifs de 11% au 1er avril 2026 en miroir de l’évolution favorable des coûts d’approvisionnement durant l’année 2025. PL 13812 60/62 Ces coûts ont en effet connu un recul d’environ 100 MCHF entre 2024 et 2025 (‑19 %) pour se situer à un niveau proche du budget (-2%). Cette baisse des achats d’énergies s’explique principalement par l’évolution favorable des prix sur le marché du gaz en 2025. Celui-ci a évolué dans un environnement de prix bas au premier semestre, dans un contexte de demande industrielle atone, de conditions climatiques clémentes et d’une perception de marché bien approvisionné. Le second semestre a été caractérisé par une phase de stabilité prolongée avec une baisse complémentaire en novembre et début décembre. Les prix de l’électricité sont restés quant à eux globalement stables en 2025, bien qu’encore supérieurs aux niveaux d’avant crise énergétique de 2022. Après une hausse en début d’année, ils ont nettement baissé dès février, suivant la chute des prix du gaz et du CO₂, puis se sont progressivement redressés à partir du deuxième trimestre avec le rebond du coût des émissions. Même si l’évolution favorable des achats d’énergies avait été anticipée dans les prévisions budgétaires, la moindre hydraulicité constatée en 2025 (-24% versus 2024) a réduit les volumes de production propre, nécessitant un recours plus important aux achats marchés. Les charges d’exploitation ont augmenté de 16 MCHF (soit +4%) par rapport à 2024 et ont dépassé le budget 2025 de 12 MCHF (soit +3%), en raison de la hausse à la fois des charges de personnel et des autres charges d’exploitation : - Les charges de personnel se sont élevées à 290 MCHF, soit un niveau légèrement supérieur au budget et en hausse de 4 MCHF par rapport à 2024. Cette progression s’explique principalement par i) l’augmentation du nombre moyen d’équivalents plein temps au cours de l’année (+58 EPT), en lien notamment avec le développement des activités (RTS), des besoins opérationnels (notamment sur les réseaux, les systèmes d’information ou encore le recrutement dans le cadre du renouvellement des effectifs) ainsi que l’internalisation d’intérimaires pour sécuriser certaines ressources-clés, et par ii) les adaptations salariales, incluant une indexation de +0,6 % liée au coût de la vie et des augmentations individuelles de +0,7 %. Ces éléments ont toutefois été partiellement compensés par un moindre rattrapage des cotisations CAP par rapport à 2024 ; - Les autres charges d’exploitation ont pour leur part atteint 141 MCHF, soit +8% par rapport au budget. Cet écart résulte du recours accru à du personnel externe et à des mandats spécialisés pour pallier des absences, des départs ou des reports d’engagements, ainsi que pour répondre à des besoins d’expertise spécifiques, notamment dans le cadre des études liées aux futurs projets des RTS. S’y ajoutent les coûts de démolition du poste électrique de Foretaille, des dépenses de maintenance plus élevées et des frais supplémentaires d’évacuation des boues dus à des avaries techniques. Afin de contenir l’augmentation des charges d’exploitation, SIG commencera à déployer un plan d’optimisation courant 2026, visant à réduire les charges de personnel dans le cadre du renouvellement d’effectif significatif prévu dans les prochaines années, le recours aux mandats externes, les dépenses de fournitures et consommables, les frais de communication ou encore les frais généraux. Ce plan fera l’objet d’un suivi a minima une fois par an. Les charges de recherche et développement sont restées globalement stables par rapport à 2024 (et légèrement inférieures au budget), la réalisation des forages en eaux souterraines profondes ayant été décalée sur 2026, et seuls 9 forages sur nappes peu profondes ayant été réalisés pour cause de blocages ou retards liés au foncier. Sur la base de ces différents éléments, le résultat d’exploitation de SIG s’est élevé à 232 MCHF, soit un niveau en hausse par rapport à 2024 (+13 MCHF, +6%), mais inférieur au budget de 13 MCHF. Après prise en compte des amortissements et mises au rebut, qui ont enregistré une hausse de 14 MCHF par rapport à 2024, notamment dans les activités Eau potable, Réseau électricité et RTS (Réseaux thermiques structurants), le résultat opérationnel de SIG, reflétant la rentabilité générée par les activités de l’entreprise, s’est élevé à 42 MCHF en 2025, soit -27 MCHF par rapport au budget et +9 MCHF par rapport à 2024. 61/62 PL 13812 Une forte augmentation des investissements, conformément aux engagements de l’entreprise En dépit de résultats inférieurs aux prévisions, SIG a maintenant ses ambitions en termes d’investissements, avec 292 MCHF engagés en 2025, soit un niveau en progression par rapport à 2024 (275 MCHF). L’entreprise a notamment dédié 130 MCHF d’investissements au renouvellement et à l’extension de ses réseaux et ouvrages existants, afin de continuer à garantir la qualité et la fiabilité de ses activités de distribution d’électricité, de gaz et d’eau potable ainsi que de traitement des eaux usées et des déchets. Ce niveau d’investissements a notamment permis de renouveler plus de 30 kilomètres de câbles moyenne et basse tension du réseau électrique ainsi que 16 kilomètres de conduites pour l’eau potable, d’accélérer la pose de ses compteurs intelligents (plus de 100'000 à fin 2025) et de finaliser les travaux de génie civil à la station d’épuration d’Aïre ouvrant ainsi la voie au montage des premiers équipements destinés au traitement des micropolluants. Un financement fédéral d’un peu plus de 20 MCHF a été d’ailleurs été reçu fin 2025 pour soutenir ces modernisations à Aïre. En parallèle, SIG en tant que bras industriel du Canton pour la transition énergétique, a renforcé son engagement en faveur des énergies renouvelables. Environ 136 MCHF ont été consacrés à ce domaine, dont 112 MCHF pour le déploiement des réseaux thermiques structurants (RTS), le solde étant affecté aux ouvrages hydrauliques, solaires ainsi qu’à l’usine d’incinération des Cheneviers. S’agissant des RTS, 75 MCHF ont été investis dans la construction d’ouvrages et le déploiement du réseau GeniLac : pose de conduites le long de l’autoroute, raccordement depuis le Rhône jusqu’au secteur Praille-Acacias-Vernets à l’aide d’un micro-tunnelier, mise en service des premiers bâtiments aux Vernets, ou encore lancement de la construction de la station d’échange rue Pierre Fatio. Par ailleurs, 37 MCHF ont été investis dans le réseau GeniTerre, en particulier pour la chaufferie décentralisée de l’aéroport, les liaisons Palettes-CEVA ou le tronçon la Tour de Carouge-Pont de la Fontenette. SIG a également investi 21 MCHF dans ses autres infrastructures (dont plus de la moitié dans ses applications informatiques) et 5 MCHF dans des investissements dits « financiers », pour la réalisation de projets industriels au travers de partenariats. Au total, le montant des investissements s’est établi à un niveau supérieur au résultat d’exploitation (EBITDA), ce qui a conduit à un ratio « Investissements / EBITDA » 2025 de 1.3, soit un niveau comparable à celui de 2024. Investissements en MCHF (hors filiales) Réel 2024 Réel 2025 Electricité Gaz Eau potable Eaux usées Telecom RTS RTNS Géothermie Photovoltaïque Hydraulique Cheneviers IV Divers énergies / déchets Autres infrastructures Financiers 58 7 18 40 6 93 6 1 4 3 6 4 23 6 64 8 22 30 6 112 8 0 4 5 0 6 21 5 Total 275 292 PL 13812 Une hausse contenue de l’endettement L’endettement net a progressé de 6% au cours de 2025, passant de 550 MCHF en 2024 à 584 MCHF à fin 2025, reflétant une hausse contenue illustrée par un ratio stable de dette nette sur EBITDA à 2.3 qui respecte la cible fixée dans la Convention d’objectifs 2025-2029. SIG a notamment fait face à un besoin de financement de 240 MCHF, prévu dans le budget, résultant à la fois du refinancement de l’emprunt obligataire de 150 MCHF émis en 2015 et arrivé à échéance en juin 2025, et de la hausse attendue du niveau d’investissements non entièrement couverts par les flux d’exploitation générés par les activités. Pour répondre à ces besoins, SIG a contracté deux emprunts de 70 MCHF, de 15 et 20 ans respectivement. Par ailleurs, l’entreprise a émis en juin 2025, sur le marché des capitaux suisses, son premier emprunt obligataire vert d’un montant de 100 MCHF pour une durée de 10 ans. Sur les trois dernières années, SIG aura ainsi optimisé sa structure d’endettement en levant au total 450 MCHF pour une durée moyenne de 16 ans et un taux d’intérêt global de 1.09 %. La structure financière de SIG demeure robuste, avec 2.5 milliards de francs de capitaux propres. Grâce à sa présence sur l’ensemble de la chaîne de valeur — production, distribution et commercialisation — pour les services essentiels fournis à la population et à l’économie genevoise (électricité, gaz, thermique, eau, déchets et télécommunications), l’entreprise conserve un profil attractif pour les investisseurs lui permettant de poursuivre la levée de capitaux nécessaires au financement de la transition énergétique. Des versements aux propriétaires honorés En 2025, SIG a comptabilisé 77 MCHF (chiffre consolidé) de versements en faveur de ses propriétaires. Ce chiffre inclut notamment 44 MCHF au titre de la redevance d’utilisation du domaine public et 5 MCHF pour la rémunération sur le capital de dotation. Avec l’entrée en vigueur de la Convention d’objectifs 2025-2029, la règle de calcul de l’attribution d’une part du résultat de SIG à ses propriétaires a changé ; celle-ci s’est élevée à 1 MCHF en 2025. 62/62