La proposition de motion M 2979, déposée le 27 novembre 2023 au Grand Conseil genevois par Guy Mettan, Marc Falquet et Stéphane Florey, demande un renforcement de la prise en charge des troubles psychologiques infantiles et un transfert des pôles médicaux et thérapeutiques de l’office médico-pédagogique (OMP) vers le département de la santé et des mobilités (DSM). Le texte rappelle que l’OMP, créé en 2010 à partir de l’ancien service chargé de l’enseignement spécialisé, exerce notamment deux missions principales : l’enseignement spécialisé et le traitement des troubles psychologiques infantiles, incluant des tâches de psychiatrie infantile. Il définit aussi quatre missions : enseigner, soutenir et conseiller, soigner, et former, notamment via une formation post-graduée en psychiatrie et psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent. Les auteurs mettent en avant plusieurs dysfonctionnements : des problèmes de gestion identifiés dès 2014, des manquements relevés en 2016, une mise en œuvre jugée très partielle des conclusions de l’audit de 2018, ainsi que le scandale du foyer de Mancy, dépendant de l’OMP. Ils estiment que ces événements révèlent l’incapacité de l’OMP à gérer certains foyers et à arbitrer entre orientations médicales et éducatives. Ils soulignent également que la direction de l’OMP est passée en 2018 d’un profil médico-psychologique à un profil pédagogique, choix confirmé en 2023 par le Conseil d’Etat. La motion mentionne aussi l’augmentation, ces dernières années, des troubles du comportement, du spectre autistique et du langage chez les enfants et les jeunes, ainsi que la complexification des besoins rencontrée par le personnel. Elle relève qu’une réflexion sur la séparation des pôles pédagogiques et thérapeutiques avait été menée par le DIP en 2017 sans aboutir. Le Grand Conseil est invité à demander au Conseil d’Etat : - d’établir, en concertation avec les HUG, un plan d’action pour le traitement des troubles psychologiques infantiles ; - de rattacher au DSM les pôles médicaux et thérapeutiques de l’OMP, les auteurs considérant que le DIP n’est pas le département le plus compétent pour gérer une mission relevant du domaine des soins.