39326_Q04127_questionecriteordinairequestion.pdf
Retour à la listeInformations
Importé le: 13/05/2026 09:32
Statut: Traité
Voir les résumés par perspective
Fonctionnalités avancées
Résumé
## 1. Titre et référence exacte du document législatif
**Grand Conseil de la République et canton de Genève — Q 4127**
**Question écrite** déposée par **Diane Barbier-Mueller** le **6 mai 2026**.
Titre : **« Le Conseil d’Etat entend-il renforcer la prise en compte du cancer de la prostate dans la politique cantonale de prévention des cancers au regard de son incidence ? »**
## 2. Objectif principal
Le document demande au **Conseil d’Etat** d’expliquer et de préciser sa position concernant la prise en compte du **cancer de la prostate** dans la politique cantonale genevoise de prévention et de dépistage des cancers.
La question souligne que, selon les données de monitorage du cancer en Suisse publiées par l’Office fédéral de la statistique, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué en Suisse, avec environ **8300 nouveaux cas annuels**, mais qu’il ne fait pas l’objet d’un programme structuré de prévention ou de dépistage comparable à ceux visant notamment les cancers du sein et du côlon.
## 3. Modifications législatives proposées et leur portée
Le document ne propose **aucune modification législative**.
Il s’agit d’une **question écrite** adressée au Conseil d’Etat. Elle vise à obtenir des réponses sur la politique cantonale de prévention, de sensibilisation et de dépistage du cancer de la prostate, notamment dans le cadre du contrat de prestations avec la **Fondation genevoise pour le dépistage du cancer**.
## 4. Discussions ou avis exprimés dans le document
Le document ne contient pas de débat parlementaire, ni d’avis de majorité ou de minorité.
Il expose toutefois les éléments suivants :
- le cancer de la prostate est présenté comme le cancer le plus fréquemment diagnostiqué en Suisse ;
- les programmes actuellement mentionnés dans le contrat de prestations avec la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer concernent les cancers du sein et du côlon, ainsi qu’un projet pilote relatif au cancer du col de l’utérus ;
- le cancer de la prostate n’est pas mentionné dans ce contrat ;
- le Conseil d’Etat est décrit comme s’alignant sur les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique et de la Ligue suisse contre le cancer ;
- l’Office fédéral de la santé publique rappelle que la mise en œuvre des programmes de dépistage relève de la compétence des cantons ;
- le dépistage préventif du cancer de la prostate ne figure pas parmi les prestations remboursées par l’assurance obligatoire des soins ;
- un nouveau plan national contre le cancer est en cours d’élaboration et devrait être adopté en 2026.
## 5. Implications principales du document
La question écrite invite le Conseil d’Etat à répondre notamment sur :
- les raisons de l’absence d’une stratégie structurée de prévention et de sensibilisation concernant le cancer de la prostate ;
- l’éventuel renforcement de la prise en compte de ce cancer dans les programmes cantonaux de prévention et de promotion de la santé ;
- les actions concrètes menées pour sensibiliser les hommes au cancer de la prostate et les encourager à en parler avec leur médecin ;
- l’adéquation entre l’incidence des différents cancers et les moyens financiers ou dispositifs de prévention qui leur sont consacrés ;
- la position que le Conseil d’Etat entend défendre dans le cadre du futur plan national contre le cancer, notamment quant à une meilleure prise en compte du cancer de la prostate.
Texte extrait
GRAND CONSEIL
de la République et canton de Genève
Q 4127
Signataire : Diane Barbier-Mueller
Date de dépôt : 6 mai 2026
Question écrite
Le Conseil d’Etat entend-il renforcer la prise en compte du
cancer de la prostate dans la politique cantonale de prévention
des cancers au regard de son incidence ?
Selon les dernières données de monitorage du cancer en Suisse 1 publiées
par l’Office fédéral de la statistique, le cancer de la prostate constitue le
cancer le plus fréquemment diagnostiqué avec environ 8300 nouveaux cas
annuels. A titre de comparaison, le cancer du sein représente un peu moins de
6800 cas par an, et le cancer colorectal environ 2500 cas chez les hommes, et
2000 chez les femmes.
Malgré cette réalité épidémiologique, les politiques publiques de
prévention et de dépistage ne semblent pas refléter cette hiérarchie en termes
d’incidence. En effet, dans son communiqué hebdomadaire du 5 mars 2025,
le Conseil d’Etat a annoncé le renouvellement du contrat de prestations avec
la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer, pour un montant de plus
de 6,8 millions de francs sur la période 2025-2028. Ce contrat cible
spécifiquement la prévention et le dépistage des cancers du sein et du côlon,
ainsi qu’un projet pilote concernant le cancer du col de l’utérus, sans mention
du cancer de la prostate.
Malgré des interpellations, le Conseil d’Etat se réfugie derrière un
alignement sur les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique
et de la Ligue suisse contre le cancer, lesquelles privilégient actuellement les
cancers du sein et colorectal pour les programmes de dépistage organisés.
Toutefois, l’Office fédéral de la santé publique rappelle que, dans le système
fédéral suisse, la mise en œuvre des programmes de dépistage relève de la
1
https://cancer-monitorage.bfs.admin.ch/fr/comparaison/nouveaux-cas/
Q 4127
2/2
compétence des cantons. Il précise également que le dépistage préventif du
cancer de la prostate ne figure pas parmi les prestations remboursées par
l’assurance obligatoire des soins. Enfin, il indique qu’un nouveau plan
national contre le cancer est en cours d’élaboration et devrait être adopté en
2026. Oncosuisse indique sur son site internet que le nouveau plan national
contre le cancer devrait être adopté par le Conseil fédéral en été 2026.
Ainsi, il apparaît qu’un décalage existe entre, d’une part, la fréquence
élevée du cancer de la prostate et, d’autre part, l’absence de programme
structuré de dépistage de ce cancer. Cette situation soulève également la
question de la sensibilisation des hommes à cette maladie, alors même que
les politiques cantonales mettent l’accent sur d’autres cancers.
Dans ce contexte, il paraît légitime de s’interroger sur la cohérence,
l’équité et l’efficacité de la politique cantonale de prévention.
Je prie donc le Conseil d’Etat de répondre aux questions suivantes :
– Comment le Conseil d’Etat explique-t-il le fait que le cancer de la
prostate, pourtant le plus fréquent en Suisse, ne fasse pas l’objet à ce
jour d’une stratégie structurée de prévention et de sensibilisation
comparable à celle mise en place pour d’autres cancers ?
– Le Conseil d’Etat envisage-t-il de renforcer la prise en compte du
cancer de la prostate dans les programmes cantonaux de prévention et
de promotion de la santé, notamment dans le cadre du contrat de
prestations avec la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer ?
Quelles actions concrètes, au-delà des recommandations générales, sont
prises pour sensibiliser les hommes au cancer de la prostate et les
encourager à en parler avec leur médecin ?
– Comment le Conseil d’Etat évalue-t-il l’adéquation entre, d’une part,
l’incidence des différents cancers et, d’autre part, les moyens financiers
et les dispositifs de prévention qui leur sont consacrés ?
– Dans la perspective de l’adoption prochaine du plan national contre le
cancer, élaboré notamment sous l’égide de l’Office fédéral de la santé
publique et d’Oncosuisse, le Conseil d’Etat entend-il défendre une
meilleure prise en compte du cancer de la prostate ?
Je remercie d’avance le Conseil d’Etat de ses réponses.
de la République et canton de Genève
Q 4127
Signataire : Diane Barbier-Mueller
Date de dépôt : 6 mai 2026
Question écrite
Le Conseil d’Etat entend-il renforcer la prise en compte du
cancer de la prostate dans la politique cantonale de prévention
des cancers au regard de son incidence ?
Selon les dernières données de monitorage du cancer en Suisse 1 publiées
par l’Office fédéral de la statistique, le cancer de la prostate constitue le
cancer le plus fréquemment diagnostiqué avec environ 8300 nouveaux cas
annuels. A titre de comparaison, le cancer du sein représente un peu moins de
6800 cas par an, et le cancer colorectal environ 2500 cas chez les hommes, et
2000 chez les femmes.
Malgré cette réalité épidémiologique, les politiques publiques de
prévention et de dépistage ne semblent pas refléter cette hiérarchie en termes
d’incidence. En effet, dans son communiqué hebdomadaire du 5 mars 2025,
le Conseil d’Etat a annoncé le renouvellement du contrat de prestations avec
la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer, pour un montant de plus
de 6,8 millions de francs sur la période 2025-2028. Ce contrat cible
spécifiquement la prévention et le dépistage des cancers du sein et du côlon,
ainsi qu’un projet pilote concernant le cancer du col de l’utérus, sans mention
du cancer de la prostate.
Malgré des interpellations, le Conseil d’Etat se réfugie derrière un
alignement sur les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique
et de la Ligue suisse contre le cancer, lesquelles privilégient actuellement les
cancers du sein et colorectal pour les programmes de dépistage organisés.
Toutefois, l’Office fédéral de la santé publique rappelle que, dans le système
fédéral suisse, la mise en œuvre des programmes de dépistage relève de la
1
https://cancer-monitorage.bfs.admin.ch/fr/comparaison/nouveaux-cas/
Q 4127
2/2
compétence des cantons. Il précise également que le dépistage préventif du
cancer de la prostate ne figure pas parmi les prestations remboursées par
l’assurance obligatoire des soins. Enfin, il indique qu’un nouveau plan
national contre le cancer est en cours d’élaboration et devrait être adopté en
2026. Oncosuisse indique sur son site internet que le nouveau plan national
contre le cancer devrait être adopté par le Conseil fédéral en été 2026.
Ainsi, il apparaît qu’un décalage existe entre, d’une part, la fréquence
élevée du cancer de la prostate et, d’autre part, l’absence de programme
structuré de dépistage de ce cancer. Cette situation soulève également la
question de la sensibilisation des hommes à cette maladie, alors même que
les politiques cantonales mettent l’accent sur d’autres cancers.
Dans ce contexte, il paraît légitime de s’interroger sur la cohérence,
l’équité et l’efficacité de la politique cantonale de prévention.
Je prie donc le Conseil d’Etat de répondre aux questions suivantes :
– Comment le Conseil d’Etat explique-t-il le fait que le cancer de la
prostate, pourtant le plus fréquent en Suisse, ne fasse pas l’objet à ce
jour d’une stratégie structurée de prévention et de sensibilisation
comparable à celle mise en place pour d’autres cancers ?
– Le Conseil d’Etat envisage-t-il de renforcer la prise en compte du
cancer de la prostate dans les programmes cantonaux de prévention et
de promotion de la santé, notamment dans le cadre du contrat de
prestations avec la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer ?
Quelles actions concrètes, au-delà des recommandations générales, sont
prises pour sensibiliser les hommes au cancer de la prostate et les
encourager à en parler avec leur médecin ?
– Comment le Conseil d’Etat évalue-t-il l’adéquation entre, d’une part,
l’incidence des différents cancers et, d’autre part, les moyens financiers
et les dispositifs de prévention qui leur sont consacrés ?
– Dans la perspective de l’adoption prochaine du plan national contre le
cancer, élaboré notamment sous l’égide de l’Office fédéral de la santé
publique et d’Oncosuisse, le Conseil d’Etat entend-il défendre une
meilleure prise en compte du cancer de la prostate ?
Je remercie d’avance le Conseil d’Etat de ses réponses.