Le document présente une proposition de motion déposée au GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève le 17 mars 2026, signée par plusieurs députés, concernant l'interdiction de l'estivage du bétail bovin en France voisine, annoncée par l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) le 17 février 2026. Cette interdiction, justifiée par la prévention de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), impacte environ 260 exploitations en Suisse romande, dont un nombre significatif à Genève, sans mesures d'accompagnement ou d'indemnisation pour les éleveurs. Les conséquences de cette mesure sont considérables : les éleveurs devront maintenir leurs troupeaux en plaine, compromettant la constitution de réserves de fourrage pour l'hiver et entraînant des pertes financières estimées à environ 1000 francs par unité de gros bétail, soit environ 20 000 francs pour une exploitation moyenne de 20 vaches. Les coûts supplémentaires incluent l'achat de fourrage extérieur, la consommation accrue d'eau, et des fermages pour des pâturages inutilisés. De plus, la décision entraîne des complications administratives, car les exploitations doivent respecter des exigences strictes pour les paiements directs fédéraux, ce qui pourrait les exposer à des pénalités financières en raison de déséquilibres dans les bilans de fumure. La motion invite le Conseil d'État à demander au Conseil fédéral de modifier la loi sur les épizooties pour permettre des indemnités, à intervenir auprès de l'Office fédéral de l'agriculture pour assouplir la réglementation sur les prestations écologiques, et à adapter la loi sur le fonds cantonal des épizooties pour soutenir financièrement les éleveurs. Le document souligne l'importance de trouver des solutions rapides pour préserver l'équilibre économique des exploitations agricoles genevoises et maintenir la production agricole locale.